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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu personnel d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 ans, trois enfants et après 6 années en Suède, je vis de nouveau en France, à Lille, depuis 2011.

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 11:23

Les données sont simples ! J´ai 41 ans et je pense que pendant toute ma vie, l´origine de l´électricité que j´aurai consommée sera majoritairement nucléaire alors que je suis fondamentalement contre mais ....je ne peux rien y faire.

 

Centrale-nucl-aire.jpg

 

Petit retour sur l´histoire du nucléaire en France


C´est à la fin des années 50 que les premiers réacteurs nucléaires ont été construits, dans une optique militaire, permettant ainsi à la France de produire ses premières bombres atomiques. Cependant, le programme de grande ampleur d´installations de centrales a été lancé au début des années 70, suite au premier choc pétrolier. A cette époque, je n´avais que quelques années et mon engagement citoyen était très limité !!!! ( ok, je jouais peut être au justicier dans le bac à sable mais ...on est loin des questions nucléaires :-))

 

Les centrales ont été lancées avec une durée de vie envisagée de 30 ans ...voire plus. En effet, l´Etat a mis en place récemment, au travers de l´ASN (Autorité de Sécurité Nucléaire) des examens tous les 10 ans, pour juger de la fiabilité des équipements. Cependant, l´objectif plus ou moins avoué d´EDF (et donc de l´Etat) est de garder les centrales en services pendant 60 ans...... Faites les calculs, je suis quasiment né avec les centrales et je vais devoir les supporter (pas dans le sens positif du terme !!!) toute ma vie car, en plus,  ...... l´Etat a relancé le programme nucléaire avec le premier EPR, actuellement en construction.

 

Où est le débat démocratique ?

 

A AUCUN moment, on ne m´a demandé mon avis sur cette énergie, ni sur la poursuite du programme nucléaire.

 

Certes, je suis allé plusieurs fois manifester contre la reprise du nucléaire en France, pour soutenir des personnes jugées alors qu´elles avaient simplement enregistré des taux de radiation autour des wagons transportants des matières radioactives ou encore pour les "anniversaires" de Tchernobyl mais .....est ce que tout cela a servi?

 

Certes, il y a eu des pseudos débats publics (je pense à celui concernant l´EPR) mais à quoi bon puisque toutes les décisions étaient déjà prises en amont.

 

 

Three miles Island, Tchernobyl ou encore Fukushima n´auront même pas permis de lancer un débat démocratique en France et ce ne sont pas les élections présidentielles qui permettent de voter uniquement pour ou contre le nucléaire.

 

Alors, oui, je fais partie de cette génération sacrifiée, qui aura subie le nucléaire toute sa vie et à qui on n´aura jamais demandé son avis sur ce sujet qui est essentiel à nos sociétés : quelles énergies pour notre développement ! vous trouvez cela normal, vous?

31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 09:19

Voila une approche qui se développe très bien en Suède et je suis prêt à prendre les paris que nous verrons prochainement en France de telles initiatives. Pour le nom, à savoir, vétothèque, je ne sais pas si la traduction est la bonne (en suédois, cela s´appelle lånegarderoben) mais vous allez vite comprendre pourquoi j´ai choisi ce terme!

 

lanegarderoben.jpg

(photo : Petter Cohen)

 

De quoi s agit il?

 

A l´image des livres que vous empruntez dans une bibliothèque, les initiateurs de cette vétothèque ont souhaité proposer des habits à la disposition de leurs membres avec comme souhait initial, de réduire la consommation et les budgets consacrés aux vêtements.

 

Comment cela fonctionne?

 

Dans un premier temps, vous payez un abonnement d´environ 55 €, valable pour une durée de 6 mois. Ensuite, pendant toute cette période, vous pouvez emprunter les habits que vous le souhaitez, à hauteur de 3 maximum pendant une durée totale de 3 semaines. Bien évidemment, lorsque vous empruntez ces habits, on vous remet également les indications pour leur nettoyage et si vous ne les rendez pas propres ou si vous les retournez abîmés, vous devez tout simplement les remplacer.

 

Quels sont les habits que l´on trouve?

 

C´est ici que le concept est particulièrement intéressant, dans la mesure où les habits proposés sont bien évidemment dans différentes tailles mais ce sont surtout essentiellement des habits de créateurs suédois. Ainsi, vous portez de beaux habits, originaux et très souvent à base de produits respectueux de l´environnement.....et tout cela, à un coût très réduit.

 

Au final, on peut dire que grâce à cette vétothèque, on peut s´habiller de manière plus originale, en parfait respect de nos convictions (diminution de notre consommation de vêtements...et de notre garde-robe) et à moindre coût ! Alors, qui se lance en France pour un tel concept? Et seriez vous partant(e)s pour un tel concept en France ?

11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 07:19

 

….ne manquez sous aucun prétexte l´exposition « Living : aux frontières de l´architecture », au musée d´art moderne Louisiana


Living considère l´architecture d´un point de vue anthropologique et se révèle être une exposition sur la vie et les différentes façons de vivre de nos jours. Au croisement de l´architecture, de la science et de l´art, les œuvres présentées nous permettent d´appréhender plus de 120 projets artistiques et architecturaux à travers le monde.

 

kasbah.JPG

 

Comment devrions nous construire notre habitat et à quel endroit ? Où vivre et comment ? Voilà des questions que vous ne cesserez de vous poser tout au long de cette exposition qui vous fait voyager entre le rêve  (maisons dans les arbres, Burning Man festival), la dure réalité (les « dortoirs » de Shangai et Hong Kong) et la transformation de notre environnement urbain (ensembles de l´ex bloc soviétique).

Riche d´exemples, d´idées et de solutions innovantes, cette exposition ne vous laissera pas indifférent lors de votre visite ni après, une fois de nouveau dans votre environnement urbain !

 

burning-festivaal.jpg

 

Si vous y allez, n´hésitez pas à me dire si vous aussi, vous avez été marqué par cette exposition et ce qu´elle vous a apporté

 

Living : exposition présente jusqu´au 2 octobre 2011.

anvers

9 juillet 2011 6 09 /07 /juillet /2011 17:34

(pour information, cet article a également été publié sur Ecolo Info ! )

 

 

Un appartement de 150 m2 dans un immeuble qui consomme moins de 40 Kwh/m2/an en plein coeur de Berlin, ca vous tente ? Et bien dans ce cas, foncez sur le site www.wohnportal-berlin.de et découvrez les opportunités qui s’ouvrent à vous: de nombreux projets d’habitat communautaire recherchent encore des membres pour lancer les travaux.

Habitat communautaire

Habitat communautaire… c’est à dire ?

Dans les années 1970, un mouvement de fond s’est emparé de l’Allemagne avec la constitution de groupes souhaitant vivre ensemble, avec des règles qui leur étaient spécifiques et dans des immeubles à l’image  de leur communauté.

Petit à petit, cette approche est passée d’un état de marginalité à une reconnaissance de certaines villes, et tout particulièrement de Freibourg. Cette dernière, afin de réhabiliter les anciens terrains d’une caserne militaire francaise, a voulu lancer le premier éco-quartier d’Europe en laissant une large place aux habitats communautaires et groupes d´auto-promotion.

Comment ca marche ?

Vous vous regroupez entre amis et établissez un cahier des charges de votre immeuble en devenir. La phase de concertation et de mise en place des règles dans la future communauté est souvent la plus longue. Il s’agit d’anticiper toutes les questions et éventuels problèmes, de déterminer l’aspect extérieur et intérieur de votre immeuble ainsi que les matériaux utilisés et enfin, d’établir les règles de décisions (en général, il faut recueillir trois quart des votes pour faire adopter un changement).

Ainsi, en 20 ans, cette approche d’auto-promotion pour des habitats communautaires a permis à plus de 800 groupes de se constituer et de construire leur habitat. Alors que le mouvement était initialement fort à Freibourg puis à Tübingen (deux villes pionnières en matière d’éco-quartiers), ce sont bien maintenant toutes les villes d’Allemagne qui cherchent à encourager un tel mouvement.

Habitat Communautaire Allemagne

Avantages des habitats communautaires

Certaines villes comme Hambourg et Berlin réservent jusqu’à 20% de leurs terrains constructibles à des groupes d’auto-promotion ! Les avantages pour les villes sont évidents. En effet, on se rend compte que ces communautés constituées ont très souvent des exigences environnementales très élevées et que ces citoyens sont fortement engagés dans la vie locale et s´y impliquent pleinement. Tout cela crée une vraie dynamique tout comme un socle de stabilisation dans certains quartiers.

Par ailleurs, certaines villes, tout en réservant des terrains constructibles pour ces groupes d’auto-promotion, intègrent des critères sociaux à respecter dans la communauté: par exemple, la fait qu’un tiers des futurs habitants doivent avoir plus de 60 ans, l’intégration de personnes handicapées ou encore des bénéficiaires de revenus minimum sociaux.

Habitat Communautaire Allemagne

Si d’un côté, la ville y gagne, il en est de même pour les habitants. D’un point de vue strictement financier tout d’abord : 30% moins cher que si l’on construit seul son logement ou si l’on achète dans programmes neufs. Ensuite, on constate dans ces groupes une très forte solidarité et entraide, des attitudes sociales élevées et une valorisation du voisinage.

Attention cependant à ne pas croire que ces groupes d’auto promotion acceptent tous les terrains… alors que certaines villes voulaient les installer dans des quartiers difficiles, elles n’ont trouvé aucun preneur !

Si cette approche vous séduit, tentez votre chance auprès de votre mairie. Et si elle ne connait pas ce concept, donnez-lui cet article à lire car n’en doutons pas, dans un monde plus en plus urbanisé, cette approche d’auto-promotion d’habitats communautaires est certainement une des solutions d’avenir si l’on souhaite garder de la mixité sociale et de la vie de quartier dans nos villes.

26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 16:23

Dans les premiers gestes "écologiques" conseillés, on entend souvent "Fermer l'eau lorsque l'on se brosse les dents"! Bonne idée mais saviez vous que toute votre alimentation peut également être définie suivant son empreinte écologique en eau et que dans ce cas, nous sommes loin des quelques litres d'eau du brossage de dents ?

 

water-footprint

 

 

 

Quelques chiffres :

 

Pour un kilo de fromage, il faut environ 5.000 litres d'eau !

Un kilo de viande de boeuf nécessite ....15.455 litres d'eau

La production  d'un litre de lait requiert 1.000 litres d'eau

 

 

Ces chiffres ont été calculés par l'organisation Water Footprint qui se réunit actuellement à Lausanne, afin de réfléchir aux outils à mettre en place pour mieux promouvoir cette unité de mesure. Quand on sait que plus d'un milliard de personnes sont en manque d'eau potable, que les nappes phréatiques sont parfois au plus bas et que, si le scénario "médian"  du GIEC se réalise, on risque d'avoir 7 milliards d'habitants, dans 60 pays, qui souffriront d'approvisionnement en eau d'ici 2060, il est temps de prendre en compte cette ressource dans notre mode de développement, non?

 

Alors, plutôt que de se lamenter, des chercheurs ont mis en place cet outil, permettant de prendre conscience des ressources en eau nécessaires dans la production de certains biens. D'ailleurs, des pays commencent à raisonner en empreinte écologique en eau dans leurs échanges. Ainsi, en Tanzanie, Egypte ou Ouganda, on parle d'exportation en tonnes mais avec parfois l'équivalence en eau ! La question est également débattue actuellement en océanie, pour savoir si cette unité de mesure doit être utilisée.

 

Alors, parlera t'on prochainement d'équivalent en eau dans les prochaines années? A priori, cela ne fait aucun doute et dites vous bien que plus vous choisirez des produits locaux et de saisons, plus vous réduirer votre empreinte écologique en eau ! Une des solutions est donc définitivement de devenir locavore !

Published by Gregoire JACOB - dans l'écolonomiste
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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 11:11

Depuis quelques semaines, on a vu apparaître ce nom dans les médias et pour cause : c’est une véritable bombe écologique et économique qui affectera potentiellement nos sociétés et notre avenir !

 

Tout d’abord, quelques explications sur le gaz de schiste.

 

gaz de schiste

 

Il s'agit d'un gaz qui est réparti de manière diffuse dans les couches géologiques très profondes, en l'occurence, le schiste. Pour l'extraire, il faut creuser des puits horizontaux, fracturer ensuite la roche par injection d'eau sous forte pression, ajouter un cocktail de produits chimiques très dangereux et récupérer ensuite le gaz présent.

Il ne s'agit pas d'une découverte récente mais la hausse du prix du gaz  depuis 2000 a rendu son coût d'extraction plus compétitif. Alors que les réserves seraient 4 fois plus importantes que celles du gaz "conventionel", on pourrait crier victoire face à ces nouvelles ressources potentielles....mais hélàs, c'est bien le contraire qui se présage !

 

Une bombe écologique

 

Un des grands problèmes du gaz de schiste, est son enfouissement. Pour l'extraire, il faut creuser très profondément, sous les nappes phréatiques....incluant un très fort risque de pollution de celles ci au travers des très nombreux produits cancérigènes et biocides utilisés.

 

Ensuite, il est difficile d'extraire du gaz de schiste sur de grandes surfaces et il faut donc creuser et "miter" le territoire, avec des puits de forage tous les 500 mètres !....Bonjour la beauté des paysages et la préservation des terres cultivables !

 

Par ailleurs, chaque puits nécessite environ l'équivalent en eau de 3 piscines olympiques.....quand on sait que l'eau est une denrée de plus en plus rare !

 

 

gaz de schiste exploitation

 

Enfin, et cette donnée est essentielle pour comprendre les enjeux en cours, on ne connaît pas vraiment l'impact environnemental des techniques utilisées, même si les essais aux Etats Unis ont été très nocifs pour les populations environnantes. Aussi, une étude est actuellement menée par l'agence américaine EPA (Environmental Protection Agency) avec des conclusions qui pourraient encourager ou au contraire freiner l'exploitation de ces réserves. On imagine la pression des lobbys sur ce rapport.....

 

Par ailleurs, il faut noter que ces nouveaux gisements nous ralentiraient, un peu plus encore, dans notre nécessaire mutation écologique, vers une économie non carbonée. Car même si le gaz de schiste et son exploitation émettent moins de CO2 à l'origine, il n'en reste pas moins que l'on retarderait, une fois de plus, l'émergence de nouvelles technologies propres !

 

Une bombe géopolitique


 

Actuellement, 3 pays possèdent plus de 50% des réserves mondiales de gaz conventionnel : La Russie (27%), l'Iran (15%) et le Qatar (14%). Si les estimations, par pays, de réserves de gaz de schiste s'avéraient exactes, on assisterait à un véritable changement des puissances énergétiques sur la planète.

 

Ainsi, en Chine, où l'on estime que 100 fois l'équivalent de sa consommation annuelle de gaz, serait disponible dans les sols....d'où la mise en place d'un programme d'études et d'extraction de ce gaz !

 

Les Etats Unis, avec une indépendance au niveau du gaz programmée pour 2030 !

 

En Inde, avec une très forte pression actuellement pour l'ouverture d'études  et de recherche ....préssentant un énorme potentiel, compte tenu des couches géologiques.

 

En Europe, avec des réserves en Pologne équivalentes à 200 fois sa consommation annuelle, ou encore des recherches en France, Suède, Allemagne, Autriche, Royaume Unis et autre Hongrie....

 

On le voit, la carte mondiale des approvisionnements énergétiques pourraient ête chamboulée du fait de ces exploitations mais ...à quel prix environnemental et pour un avenir encore carboné !

 

gaz de schiste non

 

Toujours est il que la France, en toute opacité, a offert à des entreprises nationales et étrangères, la possibilité d'explorer les sous sols, afin de commencer les études de prospection et éventuellement d'extraction de gaz de schiste. Saviez vous que 10 % du territoire est ainsi étudié, sans aucun débat public et à l'abri des regards....

 

Est ce normal et surtout, pourquoi ne pas associer les citoyens sur une question qui risque bien de devenir centrale dans les années à venir ?

Published by Gregoire JACOB - dans Réchauffement climatique
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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 22:24

Voila un bel objectif à se fixer pour les mois à venir : devenir locavore.....soit, pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'expression, consommer des fruits et légumes en provenance d'un rayon d'environ 200 km autour de votre lieu d'habitation !

 

Vous pensez que c'est impossible ou que vous allez être pris pour un extra terrestre? ....Pas du tout et je vous invite à lire l'excellent guide qui vient de sortir à ce sujet : "Le guide du locavore", par Anne Sophie Nove, aux éditions Eyrolles.

 

 

guidelocavore

 

Vous y découvrirez aussi bien l'origine de ce mouvement, que son intégration dans un mode de vie plus général et puis ....un très grand nombre d'idées et de conseils pour vous guider dans vos démarches. J'avoue que depuis que j'ai ce livre, j'ai fait évoluer un peu plus encore mon alimentation, en essayant de la rendre de plus en plus locale ! Remplis de conseils et d'astuces, ce guide est à garder à portée de mains dans la cuisine !

 

Bon, il faut bien l'avouer ...en Suède, on passe l'hiver avec surtout ...des choux ! Cependant, dans le guide du locavore, vous trouverez également des recettes à base d'autres légumes "locaux" que l'on ne sait pas toujours bien préparer. De nombreux liens vous sont également proposés afin de parfaire votre connaissance et d'élargir vos idées.

 

Profitez donc des beaux jours, alors que les étals des primeurs se remplissent de beaux fruits et légumes, pour relocaliser votre alimentation. Et puis, comme c'est très bien expliqué dans le guide, apprenez également à lire les étiquettes concernant les produits car en Suède, depuis quelques mois, on trouve des produits de saisons....qui ont été cultivés à l'autre bout du monde (je pense aux asperges du Pérou, aux pommes de Chine....) ! 

 

Le guide du locavore pour mieux consommer local : indispensable pour cet été et puis, n'hésitez pas à l'offrir à des amis car c'est un très joli cadeau, utile et intelligent !

Published by Gregoire JACOB - dans Agir
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 17:29

 

Depuis quelques années, des péages urbains ont été mis en place dans de grandes villes, afin de limiter les transports en centre ville et de dégager des recettes supplémentaires, nécessaires aux équipements des villes. Cette approche relativement bien développée en Europe ne l’est pas encore en France. Pourtant, des expériences existent et méritent d’être prises en compte.

 

Ainsi, la ville de Göteborg (500.000 habitants), en Suède, a annoncé qu’elle mettrait également en place, d’ici le 1er janvier 2013, un système de péage urbain. Le principe est assez simple. A chaque fois que vous passez sous une sorte de portique, votre plaque est filmée et, suivant votre heure de passage, le montant de taxe correspondant vous sera facturé, avec un cumul à payer tous les mois. Au maximum, vous pourrez être amené à payer l’équivalent de 6€/jour (cela représente environ 6 passages sous les fameux portiques dans une seule et même journée).

 

 Betalstation

 

Les rentrées estimées sont élevées, avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’Euros par an, dont 32 millions seront consacrés à l’infrastructure et la gestion du projet, soit un excédent de 68 millions d’Euros. Cette somme sera utilisée pour financer des nouveaux ponts, la construction de nouvelles voies pour bus ou encore, un nouveau tunnel pour les transports en commun.

 

L’approche peut paraître assez lourde mais en Suède, Stockholm fait figure d’exemple et la Norvége nous montre également que ce système fonctionne (à Oslo, Bergen et Trondheim). D’après ces expériences déjà en place, la ville de Göteborg table sur une baisse de 7% du trafic automobile dans les environs de la ville et de 20% en plein centre ville ! (Imaginez votre centre ville avec 20% de voitures en moins !!!!!)

 

Parallèlement à cette démarche, il faut savoir que l’offre en matière de transports en commun est déjà très développée (comme souvent dans les villes suédoises !). Tout peut se faire en bus, tramway ou bateau. Malgré tout, dans l’optique d’une augmentation de la fréquentation des transports en commun, une fois la mise en place du péage urbain, la ville va renforcer son offre. Ainsi, des nouveaux tramways seront livrés d’ici 2012 (afin d’augmenter les cadences sur les lignes déjà existantes), des nouvelles lignes de bus seront également mises en place et des « voies express » pour vélo seront mises en place !

 

Au niveau de la population, l’accueil est assez, voire très mitigé…….L’idée de payer des taxes supplémentaires (dans un pays qui est déjà connu pour son fort taux d’imposition) n’enchante pas grand monde mais curieusement, tout le monde semble comprendre que cette évolution est « inévitable » et qu’il va falloir composer avec.

 

Alors, pourquoi ce qui est possible à l’étranger ne l’est pas chez nous ?

 

Ce qui me parait intéressant, c’est le coté « transparent » et à moyen terme du projet (3 ans). Tout le monde est informé, peut déjà anticiper cette situation et ….pourra (si ce n’est pas déjà le cas), se déplacer en transports en commun. A noter que ces derniers vont devenir très compétitifs en terme de prix, par rapport à un déplacement en voiture.

 

A titre personnel, et avec 3 enfants, les déplacements en voiture étaient souvent nettement moins chers que ceux en bus mais là…..c’est très clair et la question ne se posera plus (quoi que …les jours où nous aurons des – 25° le matin, il est possible que je reprenne ma voiture car l’attente du bus dans ce froid…..hum, hum).

 

Mais vous, que pensez vous des péages urbains ? Cette approche vous parait elle possible dans votre ville ?

27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 18:23

Voici un papier que j'ai écrit pour le site Ecolo Info. Je publie une fois par mois sur Ecolo Info et vous retranscrit ici, avec quelques jours de retard (pour laisser l'exclusivité à Ecolo Info) mes articles.



L’université de Lundt, en Suède, vient de mener une analyse approfondie sur l’impact du biogaz en matière d’environnement. L’idée a été d’étudier un centre de production en Skanie (sud de la Suède), et d’en mesurer toutes les émissions (en amont et en aval).

 

 

 

Tout d’abord, qu’entend-on par Biogaz ?


Il s’agit tout simplement du gaz produit par la fermentation (ou méthanisation) de matières organiques animales ou végétales, en l’absence d’oxygène.


Depuis plusieurs années, cette filière se développe dans toute l’Europe avec plus de 40 sites de production en Suède, des expériences internationales comme Bio gaz max. Ou encore des études montrant que si l’on investit dans cette filière, l’Europe pourrait produire assez de gaz à la place du gaz importé de Russie d’ici 2020!


En plus de ces débuts prometteurs, les dernières recherches de l’université de Lundt ont permis de démontrer que le biogaz émet 95% de gaz à effet de serre en moins que lors que la production d’essence. Ce chiffre est spectaculaire et pourrait même monter à 120 % si l’on mettait des bâches sur l’engrais afin de limiter les pertes d’azote, et si parallèlement à cette approche, on alimentait en énergie les sites de production avec des copeaux de bois.


Alors, qu’attend-t-on pour investir pleinement dans cette filière ?

Sachez en tout cas que la Suède est très en avance sur ce sujet et que cela devient même un sujet de communication grand public pour les entreprises, à l’image de cette vidéo d’un fournisseur d’énergie:

 


Published by Gregoire JACOB - dans l'écolonomiste
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 13:17
Depuis 2 mois, la Suède enregistre une vague de froid et il faut remonter en 1987 pour trouver des températures encore plus fraiches que celles que nous avons enregistrées. Quant à la neige....et bien, ce sont bien des records historiques qui sont battus, en Skanie (sud de la Suède), ou dans certaines villes comme Linköping ou Lysekil, par exemple.


Chute neige rue gtb

Même si tout est plus ou moins prévu pour faire face à des hivers rudes, il se trouve que la neige a déréglé de nombreuses activités ! Tout d'abord les transports en commun qui luttent depuis une semaine afin de retrouver une situation normale (A titre personnel, j'ai mis 13 heures en train pour un Stockholm-Göteborg ....au lieu de 3 heures habituellement!). Ensuite, la circulation dans les villes, avec des nombreux accidents de voitures mais aussi de personnes qui chutent, du fait des trottoirs glissants. Enfin, cet amoncellement de neige a été tel que de nombreuses toitures se sont effondrées et que la plupart des villes ont interdit toutes les activités sportives dans les gymnases et patinoires.


Chute neige göteborg

Certes, nous voyons dans les rues des villes, des chasse-neige ou encore des grues qui viennent enlever la neige des toits (attention à la chute de neige......des morts se sont déjà produites !). Mais, à coté de cela, on peut également apercevoir des tracteurs qui remplissent des containers entiers de neige, laquelle est transportée ensuite à l'extérieur des villes pour être relachée dans les fleuves ou parfois la baltique !

Les associations écologiques tirent la sonnette d'alarme. En effet, cette neige est particulièrement polluée, avec le sable et les polluants automobiles qu'elle a captés et qui vont donc être rejetés dans un écosystème qui ne pourra pas les éliminer sans conséquence.

Alors....faut il tout laisser en place? Pas aussi simple car, avec cette accumulation de neige, c'est lors de la fonte qu'un autre problème se pose. Si la neige se transforme lentement en eau liquide, elle pénètre mieux dans les sols que l'eau de pluie. Par contre, en cas de radoucissement rapide accompagné de pluies (ce que l'on nous annonce dans les 3 jours qui viennent), cette situation conduit à des inondations catastrophiques !

Alors, après le froid et la neige, nous allons peut être enregistrer des records d'inondations!

Décidément, l'année 2010 début curieusement.
Published by Gregoire JACOB - dans Nature
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