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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu personnel d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 ans, trois enfants et après 6 années en Suède, je vis de nouveau en France, à Lille, depuis 2011.

N'hésitez pas à vous abonner à la Newsletter, ce qui nous permettra de garder un lien et de continuer nos échanges d'idées, ou sinon, retrouvez Ecolo Du Jour sur facebook ou twitter

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Si vous souhaitez me contacter par mail : suede.gj arobase gmail.com


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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 08:51

Comment préserver un environnement sain tout en développant la croissance des technologies propres et donc, le développement l'emploi?

 

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Et bien, c'est à cette question que l'Etat suédois a répondu en lançant depuis 2008 la démarche Symbiocity. Mélant à la fois la puissance publique et des opérateurs privés, SymbioCity cherche à promouvoir les exemples positifs suédois en matière d'environnement, tout en mettant en avant les entreprises du secteur des clean techs (ou éco techs en français) !

 

Aussi, le site est en langue anglaise et propose des sessions régulières d'informations et d'échanges pour des villes ou entreprises, avec la visite en Suède des réussites environnementales. Alors, au programme, on retrouve entre autres les visites d'Hammarby Sjöstadt, de Västra Hamn à Malmö ou encore, Växjö, la bibliothèque de Visby qui se chauffe grâce à la mer baltique ou encore l'approche de la  gestion des dêchets à Linköping.

 

En découvrant cette démarche, j'ai noté deux exemples que je n'avais encore jamais mentionné sur ce blog.

Un immeuble passif de 115 appartements !

 

Tout d'abord, un immeuble passif dans la ville de Göteborg. Ainsi, ce bâtiment de 115 logements a été construit en 2008 suivant les principes de l'habitat passif, avec un système de ventilation récupérant et redistribuant la chaleur des appareils électro-ménagers, du soleil et des personnes résidants dans l'immeuble. De plus, des panneaux solaires ont été installés sur le toit, permettant de chauffer l'eau ! Au final, pour un coût de 2,5% supérieur au coût d'un immeuble "classique", le bâtiment économise 75% d'énergie par rapport aux constructions traditionnelles !

 

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Autre exemple....la résidence de la famille Royale de Suède, Drottningholm. En 2006, le système de chauffage a été modifié, pour passer d'un chauffage au fuel, à un chauffage melant à la fois un système de récupération de chaleur des lacs (à l'image de ce qui a été fait à Visby, sur l'ile de Gotland), et une centrale à bois. Ainsi, les 8.000 m² de ce chateau du 17ème sont maintenant chauffés grace à des énergies renouvelables.

 

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Alors....on dit souvent que l'union fait la force et bien, c'est très vrai quand un pays décide de regrouper sous une même bannière ses exemples positifs et de les promouvoir à travers le monde, ainsi que ses industries d'avenir !.

 

J'ai cherché à savoir s'il existait la même chose au niveau de l'Etat français.....je n'ai encore rien trouvé mais si vous connaissez des personnes bien placées au Ministère du Développement Durable mais aussi au Ministère de l'industrie....Parlez leur de cette démarche suédoise.....l'économie française ferait bien de s'en inspirer !

1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 12:08

On cite souvent nos amis d'outre Rhin comme un modèle à suivre dans bien des domaines. Aussi, il me parait  intéressant de comprendre comment l'environnement est perçu en Allemagne et de constater que le concept d'éco design semble là bas beaucoup plus orienté vers les aspects pratiques qu'esthétiques...peut être un gage de réussite !?

 

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L'environnement au coeur des préocuppations allemandes

 

Tout d'abord, la protection de l'environnement. Lors du récent sondage mené par le Ministère Allemand de l'Environnement auprès de 2.000 personnes, on a posé la question  suivante "Quel est le plus grand problème qui fait face actuellement à notre pays?". Et bien, figurez vous que la protection de l'environnement arrive en deuxième position (35%), tout juste derrière la crise politique et financière mais bien loin devant le marché de l'emploi, la sécurité sociale, les retraites, la formation ou encore l'immigration. A noter que lors du même sondage, en 2010, la protection de l'environnement ne représentait un réel enjeu que pour 20% des répondants !

 

Cette progression est assez spectaculaire dans l'opinion et est à mettre en parallèle du désintérêt qui semble gagner la France sur les questions environnementales !  On est loin du pacte écologique de Nicolas Hulot de 2007, du Grenelle de l'environnement ou encore du débat sur la transition énergétique que l'on nous promet mais que l'on ne voit pas venir....

 

Le premier concours d'éco Design

 

Toujours est il que cet intérêt pour les questions environnementales se manifeste de manière très pratique chez nos amis allemands. Ainsi, le Ministère Allemand de l'Environnement a mis en place, pour la première fois en 2012, un prix venant récompenser less meilleures réalisations en matière d'éco design.....Et bien, là où l'on s'attend à trouver des réalisations belles, époustouflantes et qui nous font rêver, on trouve au contraire des solutions très pratiques, techniques et pragmatiques ! Voici quelques lauréats de l'an passé !

 

 

recuperateur-bouteilles-plastiques.jpg

 

Ici un système qui permet de déposer les bouteilles recyclables autour des poubelles. Dans la mesure où ces bouteilles sont consignées, des personnes passeront les récupérer pour les ramener au bon endroit et ainsi récupérer la consigne. Une idée simple mais très efficace, pour optimiser le tri et le recyclage du verre et du plastique !

 

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Là, un aspirateur de 700 W  qui a une performance équivalente à un aspirateur de 1.300 W. Au delà des 40% d'économies d'énergie, 90% des composants de cet aspirateur sont des matériaux recyclés ! Alors, peut être pas très sexy mais terriblement efficace, non?

 

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Enfin, ce transpalette hybride ! Cette technologie permet ici d'économiser 20% d'énergie par rapport aux produits classiques et de baisser également au plus bas les nuisances sonores ! 

 

 

Vous le voyez, je ne suis pas certain que ces produits auraient obtenu les mêmes résultats en France, dans le cadre d'un concours d'eco design !

 

Mais..... si les allemands nous montraient tout simplement que l'environnement, c'est un vrai enjeu de société et qu'il fallait peut être oublier le rêve, afin de s'ancrer (enfin) dans la réalité et de changer les choses, à tous les niveaux et petit à petit.....C'est peut être la solution, non?

23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 08:21

C'est la question qui fait actuellement débat ....en Suède ! Alors que ce pays a introduit avec succès dès 1991 une taxe carbone afin de limiter les activités polluantes et énergivores, certaines voix se font actuellement entendre pour faire rentrer dans le périmètre de cette taxe ... la viande rouge !

 

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Pourquoi taxer la viande rouge?

 

Depuis 20 ans, la consommation de viande en Suède a augmenté de plus de 50%. A ce stade, les Suédois mangent 4 fois plus de viande par an que ce que recommandent les autorités sanitaires. Cela a pour effet,d'entraîner des problèmes de santé qui peuvent s'avérer grave sur le long terme (cancers, maladies cardio vasculaires, diabète...).

 

Parallèlement à cette situation sanitaire, la FAO estime que la production de viande mondiale est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. De son coté, l'association Greenpeace a rendu récemment un rapport sur les effets de la déforestation en amazonie, en pointant du doigt que 80% des espaces "dégagés" étaient destinés à la production de bétail !

 

Ainsi, la combinaison des problèmes sanitaires avec les enjeux du réchauffement climatique a amené certains à mettre cette question sur la place publique et a vouloir utiliser des outils économiques pour limiter la consommation de viande en Suède.

 

A dire vrai, même si le débat est actuellement assez vif et nouveau, il y a peu de chances que la viande rouge rentre dans le périmètre de la taxe carbone mais je suis prêt à faire le pari que la question va revenir de manière de plus en plus récurrente et qu'à terme (peut être 3 ou 4 ans), la Suède taxera la viande rouge.

 

Et en France, croyez vous que le débat puisse être lancé?

18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:36

Depuis plusieurs mois, je me suis rendu compte que mon blog était lu par une personne en Australie....Ouah, Ecolo du jour suivi en Australie....c'est le début de la gloire :-)  Et puis, au travers d'un commentaire laissé, j'ai pu en profiter pour découvrir le blog de cette fameuse personne......Et là, j'étais encore plus fier d'avoir une telle lectrice car croyez moi, son blog est MAGNIFIQUE.

 

Aussi, l'idée m'est venue de poser quelques questions à Charlotte (car c'est son prénom) afin de recueillir un témoignage d'une "locale" sur l'environnement en Australie. Je suis certain que comme moi, vous trouverez l'initiative intéressante car son témoignage est très riche et passionant.

 

Partons maintenant pour l'Australie .......


 

  koala-charlotte.jpg

Crédit Photo : Charlotte - http://the-aussie-post.tumblr.com/

 

 

 

Depuis combien de temps vis tu en Australie?


Je suis arrivée avec mon copain en octobre 2008, donc cela fait maintenant plus de 4 ans.



En France, on entend parler d'Australie surtout ...lorsque les étés battent des records de chaleur ou pour la perte de la barrière de corail comme conséquence du réchauffement climatique..... Est ce que ces sujets sont abordés dans les médias locaux et sont ils une vraie préoccupation pour les Australiens?

Le réchauffement climatique est un sujet controversé en Australie : il y a une partie des médias qui n'y croient pas. Ils sont surtout appuyés par le lobby minier, qui a beaucoup de pouvoir et fait tourner l'économie locale.  Mais ce début d'année est  particulièrement "torride" : nous avons connu le jour le plus chaud depuis le début des relevés de température, le 8 janvier dernier avec 40.33 degrés en moyenne dans tout le pays. Le bureau météorologique a même créé une nouvelle couleur pour les températures superieures à 50 degrés sur ses cartes. Le débat est donc recentré plus que jamais sur l'impact de nos activités humaines sur le climat.
La grande barrière de corail est menacée par le réchauffement des eaux, c'est vrai, mais aussi par les exploitations minières. Et puis il y aussi l'exploitation du gaz de charbon, avec ses procédés d'extraction similaires à l'exploitation du gaz de schiste (et tous les dangers qui vont avec), menaçant les eaux souterraines de beaucoup de régions. Si certains ici tentent encore de protéger le lobby minier, beaucoup d'autres se battent et tachent de se faire entendre pour défendre leur patrimoine naturel.  

L'Australie a vu naitre la permaculture avec Mollison et Holmgren qui ont vraiment mis en pratique cette approche. Est ce quelque chose de partagé dans le pays? Comment cela se manifeste il concrêtement?

La permaculture est un mouvement très répandu ici. Elle se base sur trois principes éthiques : prendre soin de la terre, prendre soin des hommes et redistribuer le surplus. Elle permet de réduire notre empreinte écologique et surtout de réparer les dégats commis au fil des décennies sur la nature (déforestation, pollution des eaux, du sol...). C'est donc une approche très intéressante. Elle profite de tout ce que les systèmes naturels peuvent nous offrir (par exemple, il n'y a rien de mieux que de la végétation, un peu d'oxygène et de soleil pour stériliser l'eau de votre machine à laver).

La permaculture aborde aussi le concept de résilience dont tu parlais il y a quelques temps sur ton blog.
Il suffit de se rendre dans l'un des nombreux jardins communautaires qui fleurissent aux quatre coins de Sydney pour s'aperçevoir que la permaculture marche bien ici. Il y a aussi pas mal de gens qui ont à la maison leur propre jardin de permaculture.

Les diplômes dans cette discipline sont légion, donc chacun peut s'y mettre. Et enfin, il y a plein d'associations pour vous aider à vous lancer et renforcer l'esprit communautaire du mouvement (par exemple dans mon association, tous les mois, la communauté aide un adhérent à bâtir un projet de permaculture. Chacun amène de quoi grignoter, des outils, et tout le monde se met à l'oeuvre dans la bonne humeur). 

La ville de Sydney elle-même organise des cours gratuits pour éduquer les gens à des pratiques écolos, qui ne sont ni plus ni moins que des techniques de permaculture : le compost, l'aquaponie, le fait-maison...

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Crédit Photo : Charlotte - http://the-aussie-post.tumblr.com/

Compte tenu de la place dans le pays, on imagine les villes australiennes immenses ....avec donc beaucoup de pavillons aux alentours. Quid des transports en commun? de la place des Vélos?

Les villes sont en effet très étendues... et à Sydney particulièrement, les transports en commun sont... une catastrophe.

Les gens aiment leur grosse voiture et ne la quittent jamais. Il y a des bus, des trains et des ferries, mais le système aurait besoin d'être rajeuni. Toutefois, Sydney a mis en place des pistes cyclables et communique beaucoup dessus.
Ca semble marcher : le nombre d'usagers s'accroît de jour en jour. Mais il faut être sportif, car Sydney est mine de rien une ville plutôt (très) vallonnée ! Les transports en commun semblent être un peu mieux organisés dans les autres villes. Et enfin, pour se déplacer d'une ville à l'autre sur ce grand continent... il faut prendre l'avion. On entend parler d'un projet de TGV depuis pas mal de temps, je croise les doigts pour qu'il aboutisse un jour.


Au quotidien, sais tu comment sont gérés les déchets? Systèmes de tri ? Dépots dans des bennes? Récupération automatique comme en Suède?

On trie ses déchets : une poubelle pour le papier, le verre et le platique recyclable (un système de chiffres imprimés sur le plastique recyclable a été mis en place afin de reconnaître ceux que l'on peut recycler), et une autre pour les déchets qui finiront à la décharge. Il y a aussi régulièrement une collecte de green waste (déchets végétaux) et de e-waste (matériel électronique).

Et enfin, les municipalités organisent plusieurs fois par ans des general clean-up (débarras de la maison). C'est alors l'occasion de voir les rues transformées en une brocante géante.  Les objets sont destinés à la benne mais beaucoup en profitent pour se servir (on y trouve des trésors !) Voilà pour Sydney, où j'habite. La gestion des déchets change selon la région (il me semble qu'en Australie occidentale, on ne trie pas ses déchets). 

L'agriculture bio est elle développée et est ce que l'on trouve des Amap ou des formules de ce type?

L'Australie a mis du temps à se mettre au bio, mais il s'est bien propagé ces dernières années et il connait désormais un succès qui ne désemplit pas. Dans les grandes surfaces, de plus en plus souvent, les produits bios sont sous emballage plastique, ainsi, il vaut mieux faire les marchés de producteurs ou avoir recours à un système de type Amap pour se procurer des produits tout en réduisant son empreinte carbone.

Food Connect en est un parfait exemple : vous choisissez la taille du panier qui correspond a votre style de vie et vous vous faites livrer toutes les semaines, chez vous, ou chez un "city cousin" (une personne acceptant de recueillir les paniers du voisinage). Les prix sont compétitifs et les fruits et légumes sont produits localement, la plupart du temps au sein même de l'état. C'est une information importante car en Australie, des bananes provenant du Queensland et vendues à Adelaide sont considérées comme locales, alors qu'elles ont parcouru 2000 km !.
Il y a aussi des coopératives qui vous permettent de venir avec vos bocaux, afin d'acheter les produits en vrac et de limiter les emballages.

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Crédit Photo : Charlotte - http://the-aussie-post.tumblr.com/
On imagine la faune et la flore très différentes......est ce que des actions spécifiques sont menées pour les préserver?

La faune et la flore australiennes sont en effet très différentes et très sensibles à l'invasion d'autres espèces, le passé du pays en témoigne. Le crapaud de canne (cane toad) par exemple, un batracien énorme, poursuit son avancée dans le nord du pays sans que le gouvernement n'ait trouvé de solution pour l'arrêter. Le poison du crapaud est très toxique et tue tout ce qui cherche à le manger. Il y a aussi le lapin importé par les premiers colons qui a mené les locaux à construire des barrières de protection longues en tout de 3200 km. Les douanes ne vous laisseront donc pas importer n'importe quoi et les contrôles sont très strictes là dessus. Il y a même des zones de quarantaine entre les états.

Les activités humaines impactent aussi grandement sur les espèces locales. Le d
éclin des populations d'oiseaux australiens est par exemple le plus rapide au monde. Le pays prend parfois ses responsabilités, par exemple il a créé cette année le plus vaste réseau de réserves marines protégées au monde. Il vous coûtera aussi très cher d'écraser par inadvertance certains animaux protégés.

Les espèces d'animaux emblématiques du pays bénéficient de beaucoup de communication : c'est le cas du koala qui pourrait bien tout simplement disparaitre à cause de la déforestation et des activités humaines, le diable de Tasmanie bénéficie aussi de la recherche scientifique pour tenter d'enrayer sa disparition...

Ensuite, beaucoup d'associations prennent le relais pour protéger la flore native et limiter le déclin des populations animales. C'est le cas de Wires par exemple, où je suis bénévole : tout un réseau de vétérinaires amateurs se mobilise pour soigner les animaux blessés ou orphelins et les réintroduire dans la nature. Il faut pour cela faire une formation et obtenir un permis pour être habilité à manipuler les animaux sauvages.

Enfin, des rangers sont remunérés par l'Etat afin d'entretenir les parcs nationaux. A l'échelle des villes, les communes ou des volontaires se chargent de la préservation de la végétation. Les villes de nos jours replantent aussi beaucoup d'arbres natifs, qui résistent beaucoup mieux au climat que les espèces européennes et qui apportent la nourriture nécessaire à la faune locale pour survivre.

 

 

Merci Beaucoup, Charlotte, pour toutes ces informations.

 

J'en profite pour lancer un appel à des blogueurs du monde entier, intéressés par l'environnement. Si on montait un petit réseau entre nous, avec partage d'informations et interviews croisées? N'hésitez pas à me contacter :-)

17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:53

Pour tous les habitants du Nord Pas de Calais, retenez la date du 11 février pour assister à cette journée d’information, organisée par l’association EDA (dont je suis membre) et le Réseau Santé Qualité Nord Pas de Calais Picardie.


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Un débat citoyen pour s'appropier la culture de la radioprotection

 


Lors de cette journée d’informations et d’échanges, nous souhaitons faire un point précis sur les impacts sanitaires liés à l’accumulation d’expositions aux rayons ionisants.

 

Et oui, prendre une radio n’est pas anodin et dans notre vie, entre les radios des dents puis, des radios plus poussées ou encore, des traitements thérapeutiques, notre organisme est très souvent exposé à tous ces rayons. Quel est l’impact réel et comment sécuriser le recours à de telles pratiques, aussi bien pour le patient que pour le personnel médical ?  Les nouvelles techniques de radiothérapie modifient régulièrement les traitements existants avec certes des résultats bénéfiques et prometteurs mais elles engendrent aussi de nouveaux risques.

 

Ainsi, en souhaitant engager un débat citoyen sur les risques liés à l’explosion de l’usage des rayonnements ionisants dans le contexte des soins, nous souhaitons que toutes les personnes puissent s’approprier la culture de la radioprotection.

 

Cette journée de rencontre s’adresse aussi bien aux acteurs de la santé, qu’aux représentants d’usagers ou simples citoyens, comme vous et moi, sensibles aux questions de santé et d’environnement.


Le programme est disponible en cliquant ici et les inscriptions se font en cliquant sur ce lien.


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Des tables rondes de qualité


Pour vous donner cependant un rapide aperçu de la qualité souhaitée des échanges, voici les intitulés des tables rondes :


Mal connus, les rayons ionisants sont utilisés en radiothérapie, radiologie, …ils inquiètent et posent question : quelles précautions pour les patients.

 

 

Face à l’évolution des nouvelles technologies, quid de l’information et de la protection des professionnels.

 

Fabrication, manipulation des radio-éléments, gestion des déchets et rejets : des mesures indispensables

 

Face à l’importance des actes prescrits, le dialogue est primordial entre médecins et patients.  Comment justifier et optimiser les actes prescrits ?

 

Le rôle des instances publiques, les nouveaux dispositifs. Comment faciliter et optimiser leur application ? 

 

Published by Gregoire - dans Agir
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:26

Comment répondre aux besoins de millions de personnes sans abimer un peu plus la planète ! C'est à cette question cruciale et terriblement d'avenir que la "Gravity light" répond !

 

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Une belle alternative aux lampes à kérosène

 

Pour plus d'un milliard d'humains, l'éclairage a pour origine une lampe au kérosène, ce qui représente de nombreux inconvénients. Tout d'abord, les problèmes respiratoires comme conséquences des émanations de kérosène, le risque d'incendie et enfin, le coût d'utilisation de telles lampes. Ainsi, l'étude menée en Ouganda pour l'université  Brown en juillet 2012 a montré que les "lampes à kérosène contribuaient largement aux maladies respiratoires, lesquelles tuent plus d'un million et demi de personnes par an". De même, dans les pays en voie de développement, 70% des incendies domestiques avaient pour origine les lampes à kérosène.

 

Enfin, l'impact économique de la lampe au kérosène est très lourd pour bon nombre de foyers. Ainsi, pour vous donner une idée, le prix moyen du litre de kérosène est d'environ 1,30 $ en Tanzanie, au Sénégal, Mali, Kenya, tandis que les revenus moyens en milieu rural sont sous les 9$ par mois ! Comment sortir de la pauvreté si les équipements de base, pour votre quotidien, représentent autant dans votre budget !!!

 

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Une lampe ingénieuse et simple d'utilisation

 

C'est là qu'intervient le génie de la Gravity Light( que l'on pourrait traduire par l'éclairage à gravité). Plutôt que de faire appel à des mini panneaux solaires, lesquels se dégradent souvent à long terme, les concepteurs de cette lampe ont fait un choix radical dans leurs recherches : mettre au point un éclairage qui fonctionne à l'aide d' une poche, remplie de sable, terre ou pierres et qui produit de l'électricité grâce à la gravité de la planète.

 

Vous avez besoin d'éclairage? ....C'est très simple, il suffit de "remonter" votre lampe et d'y accrocher son sac de terre...lequel, en descendant progressivement, va produire de l'électricité, laquelle sera à la source de l'éclairage de votre fameuse lampe.


Dans le cas présent, il n'y a aucun matériau polluant et cette gravity light a de fortes chances de se retrouver dans bon nombre de foyers. En effet, alors que les concepteurs ont fait un appel de fonds sur le site Indiegogo, ils souhaitaient récolter 55.000$ pour la mise au point d'au moins 1.000 exemplaires des premières gravity lights, et continuer leurs recherches pour accroitre la performance du procédé. En quelques semaines, ils ont déjà levé presque 400.000 $ soit 8 fois plus que ce dont ils avaient besoin initiallement ! ...Un bel exemple de crowdfunding !

 

Le prix de vente de la gravity light est estimé à environ 10 $, ce qui va représenter un coût initial important mais sur le long terme, voilà un produit très rapidement rentabilisé.

 

Alors, à quand une gravity light dans nos intérieurs? Car, en plus d'être utile, je trouve que cette lampe est assez belle, avec son petit coté "extraterretre", vous ne trouvez pas? 

13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:56

....l'Uruguay, enfin,ce sera le cas dans quelques années avec les investissements planifiés.

 

Développement de l'éolien en Uruguay

 

Actuellement, en matière d'énergie, le Danemark est très souvent cité en exemple avec ses 26% d'énergie d'origine éolienne ! Mais là, l'Uruguay table sur 30% d'éolien dans son mix énergétique, le reste étant constitué à 45% par l'hydrolien et 15% par la biomasse ....soit au total, 90 % de l'électricité renouvelable d'ici 2015, c'est à dire ...demain ! 

 

Alors, on pourra toujours dire que l'Uruguay est un "petit" pays (avec ses 3,5 millions d'habitants) mais il n'empêche, on se rend compte que certains pays avancent réellement dans la lutte contre le réchauffement climatique en privilégiant le renouvelable alors que d'autres (je pense par exemple à la France avec son EPR!!!) semblent bien en retard !

 

En tout cas, c'est un signal fort qui nous montre que l'Amérique du Sud est en pleine transition énergétique.

 

Quant à l'Europe et son éventuelle transition énergétique et bien .....c'est un peu poussif, vous ne trouvez pas ! ?

11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:41

Depuis le 1er janvier 2013 est entré en vigueur le péage urbain de la ville de Götebor (2ème ville de Suède).

 

Acté de longue date (2008), l'incertitude a pesé malgré tout jusqu'au dernier moment quant à l'ouverture ou non de ce péage. De nombreux citoyens se sont élevés contre cette pratique et ont demandé à ce qu'un référendum local soit mis en place. Malgrè les 45.000 signataires (chiffre très élevé quand on sait que Göteborg et sa région comptent environ 1 million d'habitants), les autorités ont donc mis en route les différentes zones de péages (36 péages autour de la ville)

 

Trafik-Goteborg.jpg

 

 

Un péage urbain en vigueur seulement la semaine

 

Concrètement, cela se présente comme des grands portiques au dessus de la route. Des caméras photographient les plaques numéralogiques des véhicules qui passent et tous les mois, une facture vous est envoyée directement chez vous.

 

Suivant votre heure de passage dans la ville, les frais sont différents avec une gratuité les week ends, et tous les jours, entre 18.30 et 06.00 du matin. Ensuite, les tarifs fluctuent entre 8 et 18 couronnes (soit environ entre 1 et 2 Euros par passage). Cependant, si vous passez plusieurs fois dans la même heure, vous ne paierez qu'une seule fois et au maximum, dans la journée, meme si vous passez souvent sous ces portiques, vous ne paierez que 7 € maximum.

 

 

Les objectifs de ce péage urbain sont nombreux. Tout d'abord, réduire le trafic automobile à l'intérieur de la ville, améliorer l'accès de la ville et la qualité de l'air. Les sommes collectées sont destinées ensuite à couvrir des dépenses à venir en terme d'aménagement de nouvelles solutions de transports en commun sur Göteborg et sa région....avec des lignes de bus et de tramway souterraines.

 

Des premieres tendances encourageantes

Après quelques jours de mise en place, les autorités constatent une baisse de ....20% du trafic automobile.

 

Deux solutions à cela.....Soit les personnes ont mis en place du co voiturage (alors qu'auparavant, on avait 1,1 personne par véhicule), soit les transports en commun ont été pris d'assaut .... On devrait en savoir plus très prochainement mais il y a fort à parier que le renforcement de l'offre par l'opérateur des transports publics (Västtrafik), tout comme son opération spéciale découverte destinée à 50.000 personnes, (2 semaines gratuites sur tout le réseau de transport en commun), ont eu des effets positifs.

 

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Ainsi, renforcer une offre déjà très dense de transports en commun et la mise en place d'un péage urbain est peut être l'avenir pour toutes nos métropoles qui font face à une explosion du trafic automobile et une qualité de l'air qui laisse vraiment à désirer !

 

L'expérience de Göteborg est à suivre de près pour comprendre comment le trafic s'est réparti entre les autres modes de transports, tout comme suivre l'évolution des mouvements d'opposition à ce péage. Comptez sur moi, je ne manquerai pas de vous en reparler car je suis convaincu que de nombreuses villes en France vont mettre en place de telles solutions dans quelques années ! 

 

 

9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 08:42

Je vous parlais il y a quelques mois du mouvement Incroyables comestibles qui nous arrivait de Grande Bretagne. Aujourd'hui, je vous présente un collectif américain "Fallen Fruit", qui cherche à modifier l'environnement urbain au travers des arbres fruitiers !

 

Cette démarche peut paraître insolite mais depuis 2004, ce collectif a déjà mis en place de nombreuses actions remarquables. La dernière en date concerne la mise en place début 2013 d'un parc public fruitier, en californie (del Aire Fruit Park), avec une vingtaine d'arbres fruitiers, des vignes et des pieds de diverses baies.

 

L'idée est ensuite d'inciter les particuliers habitant aux alentours de ce parc d'entretenir cet espace vert et de venir se servir en fruits, régulièrement, et ce, gratuitement.


 

 

fallen-fruit.jpg

 

 

Découvrir les fruits du quartier

 

Porter un regard nouveau sur sa ville et son environnement peut également se déclencher grace à la cartographie des fruits déjà disponibles gratuitement dans votre quartier. Fallen Fruit a en effet cartographié des quartiers de nombreuses villes américaines, mais aussi en Espagne, en Colombie ou en Suède. Une fois le relevé des espèces d'arbres localisées dans le quartier, Fallen Fruit met en ligne un plan du quartier avec les fruits comestibles et accessibles à tous !Il n'y a plus qu'à aller se servir lorsque les fruits sont mûrs !

 

Larchmont_FallenFruit.jpg

 

Quand les fruits créent du lien social

 

Enfin, toujours dans l'optique de réappropriation de l'espace urbain au travers des arbres fruitiers, Fallen Fruit organise régulièrement des opérations invitant les riverains d'un quartier à venir avec ses fruits pour préparer des confitures ...tous ensemble.

 

 

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Au final, on se rend compte que le patrimoine végétal des villes peut être valorisé et constituer un élément catalysateur de rencontres et d'échanges entre les riverains.

 

A ce jour, je n'ai pas trouvé d'actions de ce type en France mais ...cela devrait aussi pouvoir se faire, non? Qu'en pensez vous?

11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:15

C'est cette question que se posaient régulièrement les photographes allemands Björn Lexus et Till Gläser !

 

Alors qu'ils résident tous les deux à Hambourg et qu'ils se déplacent en vélo dans la ville, ils constatent hélas que les cyclistes sont souvent "transparents" aussi bien pour les piétons que pour les automobilistes. Certes, il y a toujours la solution de la sonnette mais bon.....c'est parfois fatigant et surtout, face à une voiture, le cycliste a peu de chances de se faire entendre !

 

 

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Aussi, ils ont eu la bonne idée de monter un très beau site internet, sur lequel ils postent quotidiennent un portrait d'un cycliste de la ville de Hambourg. Ils veulent en effet montrer que le vélo fait partie intégrante de la ville et que les cyclistes y ont toute leur place. L'objectif de ce projet est de donner un visage aux cyclistes.

 

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Choisis au hasard des rencontres, les cyclistes présentés sont des amoureux de la petite reine car vous le verrez, ils ont souvent des accessoires très sympathiques sur leurs vélos.

 

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Lancé il y a à peine deux mois, ce mouvement "we are traffic" trouve de plus en plus d'échos dans les médias et auprès des concitoyens. Il y a fort à parier que des initiatives assez proches d'"humanisation" et de valorisation des cyclistes voient le jour dans d'autres villes !

 

Si vous en entendez parler, n'hésitez pas à le partager avec nous !

Published by Gregoire - dans Agir
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