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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu personnel d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 ans, trois enfants et après 6 années en Suède, je vis de nouveau en France, à Lille, depuis 2011.

N'hésitez pas à vous abonner à la Newsletter, ce qui nous permettra de garder un lien et de continuer nos échanges d'idées, ou sinon, retrouvez Ecolo Du Jour sur facebook ou twitter

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Si vous souhaitez me contacter par mail : suede.gj arobase gmail.com


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 14:57

Une fois n'est pas coutume ...je voulais partager avec vous des albums de musique (connus ou inconnus ) qui m'ont plu cette année et que je ne vais pas manquer d'écouter cet été, sur les routes suédoises !

 

Je vous invite à découvrir ces artistes si vous ne les connaissez pas (quoi que ...pour certains, c'est clair que vous les connaissez déjà) et à partager avec moi vos "bons plans musique" de l'année.

 

 

Parmi les très connus et que j'écoute avec beaucoup de plaisir, il y a :

 

Les daft Punk avec l'album random Access memory

Lana del Rey et son album Born to die

ou encore Woodkid et son album The golden Age

 

 

Ensuite, parmi des groupes peut être moins connus, je vous recommande :

 

Les cocorosies et l'album Tales of a GrassWidow

Get Well soon avec The Scarlet Beast O'Seven Heads

Vampire Weekend : Modern Vampires of the city

Jake Bugg et l'album éponyme pour son énergie incroyable

ou encore le deuxième album du groupe The XX : Coexist

 

 

 

Enfin, il y aura toujours les chouchous qui ne vieillissent pas, et en particulier

 

Regina Spektor et son album Far 

 

 

 

 

 

 

ou encore Prince of Assyria, et son album : Missing note

 

 

 

 

 

Voilà un peu "ma" bande son de cet été ....et vous, qu'allez vous écouter?

9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 17:53

Difficile de faire la sourde oreille quand on aborde le sujet de l'huile de palme, une des matières premières que l'on retrouve quasiment partout : dans l'alimentation et les plats préparés, les biscuits, les pates à tartiner comme le N...tella mais aussi les crèmes pour le corps, les shampoings ou encore les huiles dans le secteur automobile ! 

 

Vivre sans huile de palme relève de la gageure. C'est pourtant ce qu'a fait ce jeune étudiant strasbourgeois. Pendant une année complète, il a décidé de traquer et de bannir cette huile qui est, il faut bien le dire, source de déforestation.

 

huile de palme

Quand huile de palme rime avec déforestation et acides gras saturés

 

Les forêts primaires en Indonésie ou encore en Malaisie ont longtemps été les premières "victimes" de cette huile si "facile" à récolter mais c'est maintenant aussi en Afrique qu'il faut surveiller la situation. Par exemple, la Cote d'Ivoire souhaite faire de l'huile de palme un véritable axe de développement pour son économie .....pourquoi pas mais la question que l'on doit se poser est : sur quelles terres et pour quels marchés

 

En effet, au delà de son impact très fort sur les forêts et la biodiversité, l'huile de palme est considérée par certains nutritionistes comme mauvaise pour la santé, compte tenu de ses acides gras saturés. Alors, cette huile cumulerait elle aussi bien des effets néfastes pour l'environnement que pour la santé?

 

En Suède, un mouvement "sans huile de palme" similaire à celui que l'on sent poindre en France, est en pleine évolution. Ainsi, l'hotel Clarion Arlanda Airport s'affiche très clairement comme un hotel "sans huile de palme". Et depuis cette annonce, d'autres hôtels présents dans la ville de Sigtuna ont décidé de suivre le mouvement, fortement incités par la ville qui a lancé une véritable  "chasse" à l'huile de palme, appelant toutes les communes de Suède à en faire autant !

 

huile-de-palme-fruit-2.jpg

 

 

Une huile de palme durable ? ...... Hum, pas vraiment !  

 

Certes, il existe une huile de palme qui est présentée comme responsable ....avec le label RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil). Cependant, même une ONG comme le WWF qui était pourtant à l'origine de ce label, semble maintenant le contester. En effet, alors que cette huile RSPO devait stopper la déforestation, on se rend compte sur le terrain qu'il n'en est rien et que des zones essentielles dans la lutte contre le réchauffement climatique, comme les tourbières par exemple, ne sont pas prises en compte dans ce label de RSPO.

 

 

Mais si on fait sans huile de palme....est ce vraiment mieux?

 

Alors, vaut il mieux de l'huile de palme RSPO, ou pas du tout d'huile de palme? Et vivre sans huile de palme, est-ce déplacé quand on sait que bon nombre d'emplois sont à la clé dans les pays émergents et que  l'immense majorité de ce produit est consommé ...en Inde et en Chine et que nos actions en Europe risquent de paraitre bien isolées et infimes ?

 

En France, le moteur de recherche et son application "mesgouts.fr" pourront vous aider dans vos courses si vous souhaitez bannir l'huile de palme ...... cependant, si vous vous lancez dans une traque à l'huile de palme, cela risque d'inciter les fabricants à substituer cette huile pour des huiles végétales comme le Colza ou le tournesol ....qui nécessitent jusqu'à 7 fois plus de place pour produire la même quantité d'huile !.....avec comme résultat, un impact encore plus fort sur les sols !

 

Au final, le sujet est beaucoup plus complexe qu'un simple boycot ou un appel à substitution...et nous devrions peut être, en Europe, insuffler un mouvement pour que l'huile de palme que l'on retrouve dans certains produits soit réellement responsable et non une des causes de la déforestation

 

Ceci dit, au niveau alimentaire, l'idéal reste de toute façon de se préparer soit même ses aliments, non? Mais vous qu'en pensez vous et comment faites vous de votre coté?

 

 

 

Pour allez plus loin sur le sujet, je vous invite à découvrir cet excellent reportage : L'huile de palme, une huile qui fait tache.

 

 

Published by Gregoire - dans l'écolonomiste
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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:45

Le premier bus hybride (électrique + moteur classique thermique) rechargeable directement sur son trajet était en test ce matin en Suède, dans les rues de Göteborg. Admirez son look, très classique mais surtout, au niveau du toit, le système de recharge.

 

 

bus-du-futur.jpg

 

Pour l'instant à l'état de prototype, cette version permet de diminuer de 75% les émissions de CO2 par rapport à un bus classique. La recharge de la batterie se fait en quelques secondes (par le haut)  et lui permet ainsi de parcourir 7 km uniquement sur la base du moteur électrique .......Et bon, 7 kilomètres entre des arrêts de bus, on a le temps de voir venir, non?

 

 

Imaginon qu'en plus, l'électricité produite l'ait été par les particuliers, dans l'esprit de ce que nous propose Rifkin.....ce serait une belle avancée, non?

 

 

Sachez qu'à partir de l'an prochain, ces bus seront mis en service, toujours sous forme de test, dans les rues de Stockholm.....Une raison de plus pour découvrir ce pays et ses réussites en matières d'environnement !

24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:28

Les Nations Unis ont récemment estimé que la population sur la surface du globe serait de 9 milliards de personnes à l’horizon 2050….soit une augmentation de près de 40% par rapport à la situation actuelle. Simultanément, d’ici 2050, les projections font apparaitre que 80% des habitants de la planète seront des citadins.

 

L’extension des villes, ainsi que leur densification, vont engendrer des problèmes logistiques et de sécurisation alimentaire. Avec des fermes de plus en plus éloignées des centres ville, des temps de transports rallongés et un risque accru du développement de la monoculture intensive, la question de l’agriculture urbaine va se faire de plus en plus pressante dans les années à venir et des ébauches de solutions sont en cours.

 

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A Berlin, le projet ZFarm pour une agriculture dans, sur et au-dessus des habitations

 

Consommer et produire durablement sont au centre du projet mené actuellement dans la ville de Berlin, sur toute cette réflexion d’une agriculture urbaine, de qualité et proche des consommateurs. L’idée directrice du projet ZFarm (pour symboliser l’idée de « zéro superficie agricole utilisée ») est de transférer dans la ville les technologies et connaissances en matière d’agriculture, afin d’assurer aux citadins des produits frais idéalement cultivés par eux-mêmes.

 

Sous l’égide du ministère allemand de l’enseignement et de la recherche, les organismes qui travaillent sur ce projet ont mis en place des actions incitants les citadins à cultiver leurs propres fruits et légumes dans la ville. Par ailleurs, ils ont également répertorié, au moyen d’une cartographie, des projets similaires qui avançaient dans le monde, permettant ainsi un partage d’expérience.

 

Eine_andere_welt.jpg

(pour info, sur les planches, on retrouve ce slogan "On peut planter un autre monde ...")

 

Résultat.... à Berlin, il n’est pas rare de trouver ces potagers citadins, aussi bien sur les toits que dans les jardins. De même, la ville intègre dans la mesure du possible des espaces de culture dans ses propres bâtiments. Suivant les résultats enregistrés, il sera envisageable ou non de décliner ces initiatives dans d'autres villes et ainsi, de rapprocher au maximum production et consommation, et de limiter l'exploitation de nouvelles surface agricoles.

 

Cependant, la question de la qualité des fruits et légumes se pose dans la mesure où une étude menée il y a quelques années par la TU (Technische Universität) de Berlin, montrait justement que suivant les emplacements des jardins urbains, les fruits et légumes urbains pouvaient être pollués assez fortement par des métaux lourds.

 

Ce constat devrait nous faire comprendre plus encore que la qualité de l’air en ville est un véritable enjeu de santé publique … d'autant plus que les villes vont de plus en plus souvent intégrer cette dimension agricole dans leurs développements.

 

 

Alors que le projet de recherche allemand se base plutôt sur une agriculture « classique » et traditionnelle, un projet suédois a pris l’option de l’agriculture hydroponique.

 

Plantagon : un projet de recherche d’envergure au travers d'une serre haute de 60 mètres !

plantagon_vertical_farm_8lrhj.jpg

 

La première serre verticale, de 60 mètres de haut, va être prochainement construite à Linköping, en Suède. Ce projet, soutenu par le gouvernement suédois et de nombreuses entreprises, a pour objet de répondre aux questions qui se posent à l’avenir sur les surfaces agricoles disponibles et le rapprochement entre les consommateurs et les lieux de productions.

 

L'approche est très ambitieuse et se veut comme un véritable laboratoire de recherche. Dans le même bâtiment de 60 mètres de haut, une partie sera réservée aux bureaux, à un centre de recherche et l’autre, donc, à la production de fruits et légumes.

 

L’approche hydroponique a été retenue


La culture hydroponique permet de cultiver des fruits et légumes, tout au long de l’année, non pas dans de la terre mais dans un substrat (par exemple des billes d’argile), avec une alimentation en eau contenant des sels minéraux. Cette méthode permet de cultiver dans un espace restreint, un grand nombre de plantes qui donnent rapidement un meilleur rendement. Par ailleurs, pour une question de poids, le choix de la culture hydroponique a été retenu, compte tenu de la hauteur du bâtiment et de la difficulté à amener et travailler la terre en hauteur.

 

Dans le bâtiment, l’eau, la lumière ainsi que la qualité de l’air seront contrôlés en permanence et le projet a pour ambition de recycler les déchets produits tout au long de la fabrication des fruits et légumes. L’objectif est de mettre en place un véritable éco système permettant d’alimenter en chaleur le bâtiment grâce aux déchets produits, de recycler l’eau et d’assurer une qualité de l’air irréprochable.

 

pak-choi.jpg

 

L’idée à Linköping est de tester la production de légumes verts, essentiellement dans un premier temps du chou chinois ou pak choï…. (inutile de vous dire que pour l’instant, ce sont surtout les grandes villes asiatiques qui regardent très attentivement cette expérience !). A terme, la question se posera de savoir qui vend la production de fruits et légumes : coopératives, entreprises, des fermiers-citadins qui piloteraient le projet…

 

Cette démarche particulièrement intéressante, car menée à grande échelle, avec des laboratoires de recherche et des universités, soulève malgré tout un certain nombre de questions : le recours aux énergies fossiles pour la gestion du bâtiment (et l’on sait que plus les bâtiments sont hauts, plus ils sont énergivores), le recours aux énergies fossiles pour le mode de culture, la qualité des futurs fruits et légumes ou encore le coût de production même des fruits et légumes !

 

Il n’empêche, que ce soit la démarche ZFarm de Berlin, ou celle de Plantagon en Suède, il ressortira très certainement de ces études menées des pistes possibles pour assurer dans un avenir proche la production de fruits et légumes de qualité en ville.

 

Bien évidemment, je vais suivre avec beaucoup d’attention ces initiatives et si vous aussi, vous connaissez de tels projets, n'hésitez pas à les partager !

Published by Gregoire - dans l'écolonomiste
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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 16:39

....voilà le titre de l'article que je viens de publier sur le site ecoloinfo.

 

Venez découvrir la place occupée par le vélo en Suède et au Danemark....où l'on construit des autoroutes entièrement dédiées aux vélos ...et ce, dans la capitale même !

 

Bonne lecture :-)

Published by Gregoire
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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 18:00

Même si la neige que nous venons d'avoir pourrait nous rappeler les sports d'hiver, peut être avez vous envie, dès maintenant, de préparer vos vacances d'été. Avoir un peu de temps pour soi, en famille et profiter de l'occasion de prendre des vacances écolos, ça vous tente?

 

Voici quelques idées que je vous propose ....... A vous également de partager vos bonnes idées :-)

 

Qui dit vacances écolos, dit mode de déplacement le moins polluant pour la planète ....pensez donc au train

 

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Une fois arrivé à destination, n'hésitez pas à louer une maison qui correspond à vos attentes, comme celle ci par exemple. C'est l'occasion de discuter avec les propriétaires d'une telle construction et de se rendre compte, si oui ou non, une maison tout en bois ....c'est votre truc :-). Profitez en pour prendre les bonnes idées pour ensuite les appliquer chez vous !

 

Pour des vacances écolos, je vous conseille également de vous lancer dans le wwoofing (Willing Workers on Organics Farms). Vous vous rendez chez des hôtes qui travaillent de façon biologique et qui vous offrent la possibilité de découvrir les aspects de l'agriculture biologique, de la Biodynamique et de la permaculture. En échange du temps passé par votre hôte à vous expliquer sa démarche, vous lui donnez un coup de main, dans son travail quotidien. C'est une véritable démarche d'échange et de transmission de savoir ! Découvrez ici de nombreuses adresses en France, ou encore là, sur le site de Nathalie Jouat qui a écrit un livre sur sa propre expérience en tant que "wwoofoeuse" et vous délivre de bons conseils !

 

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Les vacances, c'est aussi un moment idéal pour se reconnecter avec la nature, non?  Alors, pourquoi pas une belle randonnée, ou sinon, des balades en vélo avec des circuits pré-préparés. On se charge de vos bagages et dans la journée, vous êtes libres de faire le parcours en vélo, à votre rythme, pour rejoindre le point d'hébergement suivant.

 

Vous avez bien sûr l'option plus sédentaire avec la possibilité de découvrir des sites exceptionnels, comme la baie de somme ou d'autres endroits tout aussi magiques !!

 

Alors, cette année, vous vous lancez dans des vacances écolos?

12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 08:30

80 milliards.....c'est le nombre hallucinant de baguettes jetables en bois produites tous les ans, en Chine ! Pour assurer cette production, cela nécessite de couper, TOUS LES ANS, environ 20 millions d'arbres d'une vingtaine d'année.

 

baguettesjetables.jpg

 

Dans un pays qui est touché par la déforestation, ces ordres de grandeur font froid dans le dos. Face aux problèmes de tempêtes de sable, d'érosion des sols et de glissements de terrain, à la perte de biodiversité et face aux enjeux du réchauffement climatique, la Chine a mis en place en 2010, un plan décennal "pour l'utilisation et la protection des terres forestières".

 

Bonne initiative mais on peut se demander s'il ne faudrait pas, tout simplement, inciter les citoyens à toujours avoir avec soi, des baguettes en inox, permettant ainsi d'éviter un tel gâchis ?

 

En tout cas, en ce qui me concerne, si je me retrouve dans un restaurant asiatique qui propose des baguettes jetables en bois, je ne rate jamais l'occasion de rappeler que la déforestation commence aussi par la production d'objets qui peuvent paraître anondins.....à savoir ces fameuses baguettes jetables. Vous aussi, pensez y !

6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 15:00

Je viens juste de voir le film de Marie Dominique Dehlsing "Pierre Rabhi : au nom de la terre" et je voulais partager avec vous mes premières émotions.

 

Pendant plus d'une heure trente, on découvre au travers de ce film un personnage incroyablement attachant, fort et déterminé dans son engagement mais aussi un poéte.....ce qui rend l'ensemble du film très poétique.

 

Pierre-rabhi.jpg

 

La lutte ne doit plus passer par des éclats de colère mais par le fait de "faire"

 

Voilà une des premières phrases prononcée par Pierre Rabhi et l'on comprend, en visionnant ce film, à quel point cet homme a mis en pratique cette approche.

 

Au début des années 60, il s'est installé en Ardèche, avec sa femme, pour pouvoir vivre en harmonie avec la nature. Pendant 13 ans, ils vivent sans électricité mais s'en accomodent parfaitement, grace à la beauté du lieu, du paysage, du silence et de l'air pur. Pierre Rabhi est un poète et il aime avoir du temps pour contempler, simplement et pleinement, la nature environnante.

 

 

Dès son arrivée en Ardèche, Pierre Rabhi met déjà en pratique ses idées en respectant la terre avec la mise en place de l'agroécologie. Car pour lui, garder une terre vivante, c'est la garantie de garder une alimentation vivante. Véritable éveilleur de conscience, son parcours va l'amener à rencontrer des paysans au Mali, au Burkina Faso, mais aussi des "soeurs"  dans un monastère en Roumanie. Il va éveiller également les consciences chez nous, avec le mouvement Les Colibris,  dans sa propre famille, aux Amanins ou encore au Domaine de Kerbastic.Tout au long du film, on découvre également ces personnes et lieux que Pierre Rabhi a influencé.

 

 

Ce très beau film sort sur les écrans le 27 mars. Il est également montré en avant première dans différents lieux. Suivez toute cette actualité sur le compte Facebook créé à cet effet et surtout, allez découvrir ce parcours et cette personne. Je suis prêt à faire le pari que vous ne serez plus la même personne après avoir visionné "Pierre Rabhi : au nom de la terre"

 

 

22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:11

Vous le savez, les perturbateurs endocriniens sont de plus en plus montrés du doigt comme étant à l'origine de bon nombre de maladies actuelles comme le diabète, l'obésité ou encore le cancer du sein. Ces forts soupçons qui pèsent entre autres sur le DDT, le bisphénol A, les phtalates ou encore PCB viennent une fois de plus d'être renforcés par une étude suédoise, Endocrine Disrupting Chemicals 2012, menée par l'université de Chimie de Stockholm.

 

 

Cette étude montre qu'il n'existe pas de faibles doses en la matière et que toute exposition à ces molécules peut avoit une conséquence sur la santé ! 

 

 

Dagis.jpg

 

 

Aussi, des parents dans une pré-school de la région d'Uppsalla, en Suède, ont décidé d'enlever de leur école tous les jeux et autres matériaux susceptibles de contenir des perturbateurs endocriniens.

 

Il faut savoir qu'en Suède, les premières années d'école se font dans des "Dagis" et que ces endroits sont de véritables aires de jeux et d'épanouissement pour tous les enfants entre 1 et 5 ans. Contrairement à l'approche française des écoles maternelles qui est assez axée sur l'apprentissage de savoirs, on est ici sur une approche où le jeu, les sorties nature, le sport et la musique constituent l'essentiel des journées des enfants.  Dans ce contexte, il est clair que les enfants sont en permanence avec des jeux potentiellement dangeureux.

Un travail de détective !

 

Ainsi, tous les parents de cette école se sont réunis pour ....étudier la composition de tous les jeux présents et proposés aux enfants ! Les recherches ont été faites suivant la marque du jeu et suivant les informations disponibles sur le net. Ainsi, en plus de de la découverte de jeux comportant des perturbateurs endocriniens, les parents se sont rendu compte que certains produits, en provenance de Chine, portaient la mention CE.....label très trompeur car dans ce cas, cela ne signifie pas Communauté Européenne (et donc, une certaine garantie de qualité) mais au contraire... China Export !

 

Résultat de ce travail de longue haleine : un tiers des jeux ont été retirés de l'école et les revêtements du sol vont prochainement être changés. Certes, les parents disent avoir conscience qu'il n'est pas possible d'avoir un environnement 100% exempt de ces perturbateurs endocriniens mais tous pensent que les enfants en bas age devraient être dans des univers les plus sains possibles et que l'exclusion des perturbateurs endocriniens des écoles devrait aller de soi.

 

Alors, excès de zèle ou au contraire, démarche salutaire qui nous montre que nous pouvons faire évoluer les choses dans les écoles? Je ne sais pas ce que vous en pensez mais en ce qui me concerne, mes enfants ne sont plus en école maternelle mais pas certain que l'école d'alors m'ait réservé un bon accueil si je lui avais demandé de mener une telle enquête pour écarter tous les jouets potenitellement dangereux !

13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 08:20

Je vous parlais il y a quelques semaines du colloque que nous organisions, avec l'association E.D.A.  et le Réseau Santé Qualité du Nord Pas-de-Calais, sur les enjeux des rayons ionisants. L'objectif de cette journée était de mettre en place un débat citoyen pour s'approprier la culture de radio protection, et de comprendre les enjeux (bénéfices - dangers) du recours de plus en plus fréquent à cette technologie.

 

Au delà du succès de cette journée (plus de 180 participants!), en tant que citoyen, j'ai appris énormément de choses et voici quelques conseils à retenir .... et à partager !

 

scanner_site_1.jpg

 

Des précautions à prendre en matière de radioprotection

 

Nous sommes au quotidien exposés aux éléments radioactifs. Présents dans notre environnement, à la fois pour des raisons naturelles mais aussi suite aux nombreux essais nucléaires dans le monde, la radioactivité est présente partout. Elle l'est plus encore à proximité des installations nucléaires ! Ces doses naturelles d'irradiation sont en général faibles mais là dessus, viennent s'ajouter des doses en provenance (majoritairement) d'examens médicaux que nous faisons. Aussi, dans la mesure où toute dose, même minime, peut conduire à un effet, il faut, dans la mesure du possible, limiter nos expositions aux rayons ionisants dans le cadre d'un parcours santé !

 

L'idée n'est certainement pas de dire qu'il faut rejeter tout examen médical faisant appel aux rayons ionisants mais il faut avoir en tête qu'une radio (ou un scanner) n'est pas un acte banal et, comme pour les antibiotiques, ce n'est pas automatique ! Il ne faut jamais demander à son médecin une radio ou un scanner..."au cas où"....bien au contraire ! 

 

En effet, n'hésitez pas à demander à votre médecin si l'examen prescrit ne peut pas être fait soit avec une échographie ou encore un IRM. Gardez également toujours vos anciens examens, évitant ainsi de refaire plus ou moins les mêmes clichés et surtout, veillez à ce que la dose de rayonnement reçue lors de l'examen figure dans le compte rendu médical.

 

Ainsi, en Allemagne, les médecins et radiologues doivent noter dans un carnet le type d'examen ainsi que la dose reçue par le patient. Cette approche permet de connaitre le cumul des rayons reçus par le patient et éventuellement d'adapter les examens futurs.

 

Qui est plus sensible aux rayons ionisants et pourquoi?

 

Actuellement, des recherches sont lancées afin  de pouvoir dépister les personnes les plus sensibles aux rayons. En effet, nous ne sommes pas tous égaux face aux rayons. Par exemple, des ingénieurs qui ont travaillé dans les années 60 sur des sites des essais nucléaires ont eu des réactions complèment différentes. Certains sont morts très rapidement, d'autres ont développé des cancers, des leucémies et d'autres enfin ...... n'ont rien développé. C'est dans cette direction que s'oriente actuellement la recherche pour à la fois ... connaître la sensibilité du patient face aux rayons ionisants et ensuite, sur la précision des rayons pénétrants dans le corps. D'après les experts présents lors de ce colloque, d'ici 4 à 5 ans, on devrait être en mesure de connaître le degré de sensibilité du patient aux rayons.

 

Alors, pour vos prochains examens, ayez le réflexe de demander plus d'informations à votre médecin ou aux radiologues. Ils sont formés à toutes ces questions et il faut pouvoir engager un dialogue constructif avec eux, afin de trouver le meilleur moyen de se soigner !