
Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à
emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et
d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 39 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en
Suède.
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Voila un bel objectif à se fixer pour les mois à venir : devenir locavore.....soit, pour celles et ceux qui ne connaissent pas l'expression, consommer des fruits et légumes en provenance d'un rayon d'environ 200 km autour de votre lieu d'habitation !
Vous pensez que c'est impossible ou que vous allez être pris pour un extra terrestre? ....Pas du tout et je vous invite à lire l'excellent guide qui vient de sortir à ce sujet : "Le guide du locavore", par Anne Sophie Nove, aux éditions Eyrolles.
Vous y découvrirez aussi bien l'origine de ce mouvement, que son intégration dans un mode de vie plus général et puis ....un très grand nombre d'idées et de conseils pour vous guider dans vos démarches. J'avoue que depuis que j'ai ce livre, j'ai fait évoluer un peu plus encore mon alimentation, en essayant de la rendre de plus en plus locale ! Remplis de conseils et d'astuces, ce guide est à garder à portée de mains dans la cuisine !
Bon, il faut bien l'avouer ...en Suède, on passe l'hiver avec surtout ...des choux ! Cependant, dans le guide du locavore, vous trouverez également des recettes à base d'autres légumes "locaux" que l'on ne sait pas toujours bien préparer. De nombreux liens vous sont également proposés afin de parfaire votre connaissance et d'élargir vos idées.
Profitez donc des beaux jours, alors que les étals des primeurs se remplissent de beaux fruits et légumes, pour relocaliser votre alimentation. Et puis, comme c'est très bien expliqué dans le guide, apprenez également à lire les étiquettes concernant les produits car en Suède, depuis quelques mois, on trouve des produits de saisons....qui ont été cultivés à l'autre bout du monde (je pense aux asperges du Pérou, aux pommes de Chine....) !
Le guide du locavore pour mieux consommer local : indispensable pour cet été et puis, n'hésitez pas à l'offrir à des
amis car c'est un très joli cadeau, utile et intelligent !
Depuis quelques années, des péages urbains ont été mis en place dans de grandes villes, afin de limiter les transports en centre ville et de dégager des recettes supplémentaires, nécessaires aux équipements des villes. Cette approche relativement bien développée en Europe ne l’est pas encore en France. Pourtant, des expériences existent et méritent d’être prises en compte.
Ainsi, la ville de Göteborg (500.000 habitants), en Suède, a annoncé qu’elle mettrait également en place, d’ici le 1er janvier 2013, un système de péage urbain. Le principe est assez simple. A chaque fois que vous passez sous une sorte de portique, votre plaque est filmée et, suivant votre heure de passage, le montant de taxe correspondant vous sera facturé, avec un cumul à payer tous les mois. Au maximum, vous pourrez être amené à payer l’équivalent de 6€/jour (cela représente environ 6 passages sous les fameux portiques dans une seule et même journée).
Les rentrées estimées sont élevées, avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’Euros par an, dont 32 millions seront consacrés à l’infrastructure et la gestion du projet, soit un excédent de 68 millions d’Euros. Cette somme sera utilisée pour financer des nouveaux ponts, la construction de nouvelles voies pour bus ou encore, un nouveau tunnel pour les transports en commun.
L’approche peut paraître assez lourde mais en Suède, Stockholm fait figure d’exemple et la Norvége nous montre également que ce système fonctionne (à Oslo, Bergen et Trondheim). D’après ces expériences déjà en place, la ville de Göteborg table sur une baisse de 7% du trafic automobile dans les environs de la ville et de 20% en plein centre ville ! (Imaginez votre centre ville avec 20% de voitures en moins !!!!!)
Parallèlement à cette démarche, il faut savoir que l’offre en matière de transports en commun est déjà très développée (comme souvent dans les villes suédoises !). Tout peut se faire en bus, tramway ou bateau. Malgré tout, dans l’optique d’une augmentation de la fréquentation des transports en commun, une fois la mise en place du péage urbain, la ville va renforcer son offre. Ainsi, des nouveaux tramways seront livrés d’ici 2012 (afin d’augmenter les cadences sur les lignes déjà existantes), des nouvelles lignes de bus seront également mises en place et des « voies express » pour vélo seront mises en place !
Au niveau de la population, l’accueil est assez, voire très mitigé…….L’idée de payer des taxes supplémentaires (dans un pays qui est déjà connu pour son fort taux d’imposition) n’enchante pas grand monde mais curieusement, tout le monde semble comprendre que cette évolution est « inévitable » et qu’il va falloir composer avec.
Alors, pourquoi ce qui est possible à l’étranger ne l’est pas chez nous ?
Ce qui me parait intéressant, c’est le coté « transparent » et à moyen terme du projet (3 ans). Tout le monde est informé, peut déjà anticiper cette situation et ….pourra (si ce n’est pas déjà le cas), se déplacer en transports en commun. A noter que ces derniers vont devenir très compétitifs en terme de prix, par rapport à un déplacement en voiture.
A titre personnel, et avec 3 enfants, les déplacements en voiture étaient souvent nettement moins chers que ceux en bus mais là…..c’est très clair et la question ne se posera plus (quoi que …les jours où nous aurons des – 25° le matin, il est possible que je reprenne ma voiture car l’attente du bus dans ce froid…..hum, hum).
Mais vous, que pensez vous des péages urbains ? Cette approche vous parait elle possible dans votre ville ?
Voici un papier que j'ai écrit pour le site Ecolo Info. Je publie une fois par mois sur Ecolo Info et vous retranscrit ici, avec quelques jours de retard
(pour laisser l'exclusivité à Ecolo Info
) mes articles.
L’université de Lundt, en Suède, vient de mener une analyse approfondie sur l’impact du biogaz en matière d’environnement. L’idée a été d’étudier un centre de production en Skanie (sud de la Suède), et d’en mesurer toutes les émissions (en amont et en aval).
Tout d’abord, qu’entend-on par Biogaz ?
Il s’agit tout simplement du gaz produit par la fermentation (ou méthanisation) de matières organiques animales ou végétales, en l’absence d’oxygène.
Depuis plusieurs années, cette filière se développe dans toute l’Europe avec plus de 40 sites de production en Suède, des expériences internationales comme Bio gaz max. Ou encore des études montrant que si l’on investit dans cette filière, l’Europe pourrait produire assez de gaz à la place du gaz importé de Russie d’ici 2020!
En plus de ces débuts prometteurs, les dernières recherches de l’université de Lundt ont permis de démontrer que le biogaz émet 95% de gaz à effet de serre en moins que lors que la production d’essence. Ce chiffre est spectaculaire et pourrait même monter à 120 % si l’on mettait des bâches sur l’engrais afin de limiter les pertes d’azote, et si parallèlement à cette approche, on alimentait en énergie les sites de production avec des copeaux de bois.
Alors, qu’attend-t-on pour investir pleinement dans cette filière ?
Sachez en tout cas que la Suède est très en avance sur ce sujet et que cela devient même un sujet de communication grand public pour les entreprises, à l’image de cette vidéo d’un fournisseur d’énergie:
Des manifestants asiatiques qui brandissaient cette banderolle....nous rappelant qu'il y avait peut être un avenir à donner au protocole de Kyoto !





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