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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 39 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en Suède.

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l'écolonomiste

Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 18:23
- Publié dans : l'écolonomiste

Voici un papier que j'ai écrit pour le site Ecolo Info. Je publie une fois par mois sur Ecolo Info et vous retranscrit ici, avec quelques jours de retard (pour laisser l'exclusivité à Ecolo Info) mes articles.



L’université de Lundt, en Suède, vient de mener une analyse approfondie sur l’impact du biogaz en matière d’environnement. L’idée a été d’étudier un centre de production en Skanie (sud de la Suède), et d’en mesurer toutes les émissions (en amont et en aval).

 

 

 

Tout d’abord, qu’entend-on par Biogaz ?


Il s’agit tout simplement du gaz produit par la fermentation (ou méthanisation) de matières organiques animales ou végétales, en l’absence d’oxygène.


Depuis plusieurs années, cette filière se développe dans toute l’Europe avec plus de 40 sites de production en Suède, des expériences internationales comme Bio gaz max. Ou encore des études montrant que si l’on investit dans cette filière, l’Europe pourrait produire assez de gaz à la place du gaz importé de Russie d’ici 2020!


En plus de ces débuts prometteurs, les dernières recherches de l’université de Lundt ont permis de démontrer que le biogaz émet 95% de gaz à effet de serre en moins que lors que la production d’essence. Ce chiffre est spectaculaire et pourrait même monter à 120 % si l’on mettait des bâches sur l’engrais afin de limiter les pertes d’azote, et si parallèlement à cette approche, on alimentait en énergie les sites de production avec des copeaux de bois.


Alors, qu’attend-t-on pour investir pleinement dans cette filière ?

Sachez en tout cas que la Suède est très en avance sur ce sujet et que cela devient même un sujet de communication grand public pour les entreprises, à l’image de cette vidéo d’un fournisseur d’énergie:

 


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Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 16:46
- Publié dans : l'écolonomiste

Les résultats des élections européennes de ce week end montrent à quel point les citoyens européens sont prêts à écologiser leur quotidien.  

 

Aussi, l’idée de la société (suédoise) Plantagon de créer une serre verticale est particulièrement ingénieuse et porteuse d’espoirs.


Au-delà du coté « sympathique » à savoir que l’on plante, au niveau du sol, des graines, lesquelles « montent » grâce à une spirale tournante, pour arriver à maturité tout en haut de la serre, ce concept novateur répond à trois problématiques qui se posent à nos sociétés :


 

-         L’urbanisation croissante de nos sociétés. Actuellement, plus de la moitié de l’humanité vit dans des grandes villes et les organismes internationaux prévoient que nous serons 80% à vivre dans des grands ensembles urbains d’ici 2050. Aussi, au-delà de la conception entièrement nouvelle des villes, il faut également y faire entrer des espaces verts et/ou des poumons. Peut on envisager des kilomètres de bitume et béton sans fin ???

 

-         L’alimentation de l’humanité! Il n’est pas sain d’éloigner toujours plus les lieux de production des lieux de consommation. Pourquoi ne pas imaginer, dans le cas présent, des serres verticales dans chaque quartier, permettant d’alimenter les habitants des dits quartiers ! Imaginez un peu les économies de transport et de stockage !

 

 

-         La pression démographique est telle que nous allons devoir trouver des solutions pour préserver nos espaces cultivables. Au-delà des performances agricoles recherchées en permanence, on travaille cette fois ci sur l’espace lui-même ! Ainsi, la serre verticale repose sur 10.000m² au sol, pour une production agricole équivalente à des cultures couvrant 100.000m² !

 

 

Comme souvent, pour permettre des avancées technologiques en matière d’environnement, il faut des précurseurs ! Les chinois se disent intéressés….espérons que les européens saisiront également cette opportunité ! Actuellement, l’approche parait insolite mais dans 5 ou 10 ans, elle sera peut être très répandue …souhaitons le !

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Vendredi 19 septembre 2008 5 19 /09 /2008 09:25
- Publié dans : l'écolonomiste
Lettre ouverte au Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du territoire : Jean Louis Borloo.

 

Mon Cher Jean Louis,

 


Tu ne m’en voudras pas de te tutoyer. Même si nous ne nous connaissons pas, j’ai toujours eu une sympathie pour les ministres de l’environnement, qu’ils soient de droite ou de gauche. A chaque fois, je me dis que si vous faites du bon boulot, c’est l’environnement qui en sortira gagnant.


 

Cependant, depuis quelques jours, je vois que tu t’attaques à un dossier extrêmement sensible pour ta majorité…..le pique nique ! Connais tu le jeu « Pique Nique Douille, c’est toi l’andouille ? » J’imagine que tu l’avais oublié en te lançant dans cette nouvelle croisade : taxer les produits jetables, qui sont souvent utilisés lors de pique nique.


 

Attention, voilà un dossier explosif sur lequel les parlementaires actuels de la majorité se sont battus pour ne surtout pas mettre en place cette taxe écologique. C’était couru d’avance. En effet, quand tu fais un pique nique…..tu consommes des produits jetables donc, tu « créés » une richesse au niveau national avec un PIB qui va augmenter. Ensuite, avec un peu de « chance », les pique niqueurs peuvent oublier leurs assiettes, couverts et autres ustensiles en plastiques…permettant ainsi de polluer les sols….et à terme, nos nappes phréatiques. Là, BINGO, on fait marcher la machine économique avec des stations d’épuration. Franchement, si l’eau des nappes phréatiques est moins polluée, cela fait moins de travail pour les collectivités (et/ou entreprises privées)…ce qui n’est pas bon, dans une société du toujours plus! Tu en conviendras.

 


Et puis, plus notre environnement est malsain, plus nous tombons malade et là…..REBINGO, on va chez le médecin, on consomme des médicaments…….et ça, c’est bon, pour le PIB et notre croissance. Quant à la sécu, comme on la pousse à être déficitaire et bien, hop, on rembourse de moins en moins les médicaments et les prestations, fragilisant ainsi les plus démunis.


 

Franchement, mon cher Jean Louis, je suis quand même déçu par ta naïveté et le conservatisme de ta majorité.  Tu voulais également étendre à d’autres produits le principe du bonus-malus ! Mais enfin, tu rêves ! Si on consomme des produits de mauvaise qualité, c’est « tout bénef » pour la machine économique (cf ci-dessus).


 

Pousser les consommateurs à acheter un frigidaire qui consomme moins d’électricité ?....mais tu n’y penses pas, ça va faire baisser la consommation chez EDF et puis, il faut les rentabiliser, nos centrales !


 

Nous inciter à choisir le produit qui génère le moins de CO2 ? Mais enfin, cela pourrait nous détourner de produits en provenance du bout du monde …mais qui sont si peu chers.


 

Même pris sur le ton de l’humour, tout cela est désolant, non ? Je me demande parfois ce que tu peux penser de ta majorité si rétrograde et à la botte des lobbyes ? A jouer à « pique nique douille, c’est toi l’andouille » avec des parlementaires qui ont le regard tourné vers le 20ème siècle et non le 21ième, on est certain de perdre.


 

L’esprit du Grenelle est mort, c’est bien dommage car ….. tu devrais rappeler à tes camarades qu’il existe aussi un autre dicton : « rira bien (jaune !!) qui rira le dernier ».

 


Bon courage quand même !


 

Grégoire

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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 09:36
- Publié dans : l'écolonomiste

J'ai actuellement trop peu de temps pour bloguer mais j'avoue que la crise financière actuelle m'interpelle.



Hier, je lisais que la Banque centrale Européenne avait injecté 70 milliards d'Euros pendant que son homologue britannique en injectait environ 25 milliards et la FED, plus de 85 milliards. Ce matin, cette dernière injecte de nouveau ....180 milliards de dollars dans le circuit financier !!!!

D'où vient cet argent? Est il, là aussi, fictif, comme cela a été le cas dans les subprimes? Qui paye ou qui va payer, en final, les manquements des politiques qui nous gouvernent?

Pour vous aider peut être à comprendre un peu mieux la mécanique, je vous invite à lire cet article (en cliquant ici) et vous le verrez, son titre est peut être prémonitoire !

Toujours est il que l'ensemble de la situation me parait préoccupante, d'autant plus que les victimes de ces errements ne seront peut être pas celles qui ont engendré cette situation !

J'ai vraiment tendance à penser qu'e
n matière de finance, tout comme en matière d'écologie, on a vraiment besoin de bon sens et de logique !

Qu'en pensez vous?

 

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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /2008 09:13
- Publié dans : l'écolonomiste

Les chiffres des ventes automobiles en Suède me laissent perplexe ! Ainsi, sur les 6 premiers mois de l'année 2008, les voitures considérées comme vertes (roulant à base d'Ethanol, de biogaz ou encore hybride) ont représenté plus de 30 % des ventes de véhicules neufs ! Dans certaines grandes communes (comparable à nos départements), ce chiffre peut monter jusqu'à 43 % !




Alors qu'en France, les agrocarburants sont appelés par certains "Nécrocarburants" ("La faim, la bagnole, le blé et nous" de Fabrice Nicolino), qu'ils sont de plus en plus montrés du doigt comme étant à l'origine de la faim dans le monde, les Suédois s'engouffrent au contraire de cette direction.

Seraient ils devenus soudainement peu respectueux de la nature et des autres? Manqueraient ils d'information par rapport aux Français? Pour ce dernier point, j'en doute énormément car ici, pas un jour sans un article de fond, dans les médias, sur le réchauffement climatique, les questions énergétiques et autres sujets environnementaux.


Je crois que la différence d'approche vient, une fois de plus, du pragmatisme suédois, en opposition à la "passion" française.



 Je me demande en effet s'il ne vaut pas mieux produire de l'éthanol et/ou d'en importer un minimum, ce qui permet de peser sur le marché de l'offre (comme le fait la société suédoise dont j'ai parlé ici), plutôt que de s'opposer à une filière qui se développera, quoi qu'il arrive?


En nous fermant ou tout du moins en nous opposant à ces nouvelles sources d'approvisionnement, nous risquons également de passer à coté des agrocarburants dits de deuxième génération, en orientant ailleurs nos investissements(publics et privés) en matière de recherche et développement.


Dans un monde globalisé, peut on réellement fermer nos frontières aux agrocarburants en sachant que les Etats vont en produire de plus en plus (au regard des programmes environnementaux de Mc Cain et Obama) et que de nouvelles technologies d'exploitation vont se mettre en place? Cet isolement ne sera t'il pas une plus grande dépendance, encore, au pétrole ou au nucléaire, sans préparer l'avenir?


Plus je cherche à comprendre ces enjeux, plus je me dis qu'il faut que nous ayons une attitude très volontariste en matière d'agrocarburants: importation uniquement d'agrocarburants équitables avec des normes mondiales reconnues par tous (avec comme critère premier, la production d'agrocarburants qui n'a pas eu d'emprise sur les forets primaires), mise en place de normes drastiques au niveau des moteurs pour limiter les consommations et les émissions de CO2 (à ce sujet, un débat crucial ce déroule actuellement au Parlement Européen), orientation de notre recherche sur les agrocarburants de seconde génération et incitation fiscale plus forte en France pour ces véhicules.


Enfin, pour les questions de faim dans le monde, ne touchons nous pas un problème qui va au delà des agrocarburants
avec une répartition des richesses injustes, des systèmes de subventions qui étouffent les petits pays et une trop grande consommation de viande dans les pays occidentaux (quand on sait qu'environ 40% des récoltes sont destinés au bétail..!!!).


Alors, je ne sais pas comment vous voyez les choses mais pour moi, les agrocarburants, il faut "y aller" plutôt que de les dénoncer en permanence. Autant être acteur dans une filière (en en connaissant toutes les conséquences et en faisant en sorte de les corriger si nécessaire), plutôt que d'attendre...une éventuelle solution miracle, non?
 

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Jeudi 19 juin 2008 4 19 /06 /2008 15:33
- Publié dans : l'écolonomiste

Retenez ce nom : genepax ! Voici peut être une société qui va révolutionner le monde de l'automobile avec son invention : un véhicule qui fonctionne à l'eau.

Actuellement, la technologie développée permet, avec un litre d'eau, de rouler pendant une heure, sur 80 kilomètres. Alors, même si les performances ne paraissent pas encore exceptionnelles, moi, j'aimerais bien avoir un tel véhicule pour les déplacements de proximité. Pour les autres, je prends le train et voilà, le tour est joué.

Inutile de vous dire que des "experts" vont vite nous expliquer que ce n'est pas possible. On les comprend : l'eau de pluie n'est ni privatisable, ni commercialisable donc, c'est un vrai manque à gagner pour des entreprises.

En tous les cas, quand je vous disais il y a quelques semaines que le pétrole cher était une vraie chance pour nos sociétés, je ne m'attendais à voir des applications aussi rapidement !

Une fois de plus, merci à Sven pour l'info


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Lundi 16 juin 2008 1 16 /06 /2008 22:57
- Publié dans : l'écolonomiste

Voici un communiqué de presse  qui interpelle alors que l'on montre du doigt les agro carburants depuis plusieurs semaines. Une PME suédoise, indépendante, et productrice d'Ethanol, vient de lancer la production d'éthanol durable, permettant de rémunérer normalement les producteurs, tout en les obligeant à ne pas produire sur des terres gagnées sur les forêts primaires,  et en leur imposant une mécanisation importante de la récolte de canne à sucre.



Pour dire les choses directement, la société SEKAB répond en partie aux critiques que l'on entend depuis plusieurs mois sur l'impact désastreux des agro carburants. Personnellement, et au risque de vous choquer, j'avoue approuver la démarche de cette entreprise, qui, parallèlement à la production d'éthanol au Brésil, fait de la recherche sur la production d'éthanol à base de cellulose et quand on connait la Suède, on peut constater de visu que du bois .....il y en a à foison !

Dans le cas présent, je trouve qu'une fois de plus, la radicalité n'est pas utile et au contraire contre productive. Autant il est important que l'on nous alerte sur des modes de productions inhumains, sur des impacts négatifs de telle ou telle production, autant je pense qu'il ne faut pas rejeter les choses en bloc, ni les caricaturer.

Il y a quelques semaines, le discours ambiant était de dire que l'humanité allait mourir de faim pour cause d'agro carburants et qu'entre manger et conduire, il allait falloir choisir. J'avoue ne pas apprécier du tout ces discours extrêmes car les problèmes de récolte dans le monde ont plusieurs explications (Demande en forte croissance, orientation des récoltes pour le bétail et non pour l'homme, le réchauffement climatique et son impact sur les récoltes....). Cependant, à entendre ce que nous avons entendu, il fallait absolument rejeter les agro carburants.

Est il utile de rappeler que nous sommes dans des sociétés qui sont organisées de telle sorte que les échanges et déplacements sont un des éléments clés de leur survie ?

Car, à force d'hurler au scandale, on a le sentiment de fermer une piste de réflexion pour la sortie du pétrole, alors que les agro carburants dits de 2ème génération n'auront pas les mêmes inconvénients que les agro carburants actuels.



Et puis, quand j'ai entendu le premier ministre François Fillon nous expliquer qu'il allait lancer la construction d'un deuxième réacteur nucléaire EPR pour faire face à la crise énergétique, là, j'ai eu le sentiment de voir l'arroseur arrosé car ...si on explique que l'on ne peut rien attendre des agro carburants, vers quoi allons nous nous tourner? ...Le nucléaire, of course et même si celui ci n'a jamais fait rouler une voiture, c'est dans cette direction que les recherches vont s'orienter.



Personnellement, et même si j'essaye de limiter au maximum mes déplacements, si je devais choisir entre une voiture roulant à l'énergie nucléaire et une autre roulant à l'éthanol durable, j'avoue que mon choix serait vite fait, pas vous? 
 
 

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Dimanche 25 mai 2008 7 25 /05 /2008 18:01
- Publié dans : l'écolonomiste

Alors que nous allons terriblement souffrir, dans les années qui viennent, du prix d'un baril de pétrole très cher et de notre retard dans la recherche d'énergies alternatives, j'avais surtout envie, aujourd'hui, d'expliquer à quel point ce passage inévitable est finalement une chance, à moyen terme, pour nos sociétés.




Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser nos modes de déplacement. Aussi bien pour les marchandises que pour les citoyens. A quoi bon faire voyager un produit dans le monde avant de le consommer ? (Saumon norvégien découpé en Chine avant de revenir dans notre assiette par exemple !) Bientôt, les coûts seront tels que seuls des circuits "courts" seront supportables financièrement. Tant mieux ! Cela rapprochera le producteur du consommateur et évitera des émissions de Gaz à Effet de Serre !
Et puis, en tant que citoyen, nous allons avoir de plus en plus recours au covoiturage, vélo ou encore transports en commun. Là aussi, nous allons limiter nos émissions de Gaz à Effet de Serre.


Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser notre alimentation. Les engrais et autres pesticides sont très liés aux hydrocarbures. Ceux ci devenant de plus en plus rares (donc chers), nous allons devoir trouver des solutions alternatives. C'est le retour encore plus prononcé au bio, à une alimentation de saison et raisonnée. Fini les cerises en provenance du Chili en décembre ou les haricots du Kenya à tout moment de l'année. Nous allons consommer plus sainement, plus localement avec la redécouverte de fruits et légumes de saison et en provenance de nos terroirs. Là encore, nous allons limiter de facto nos émissions de Gaz à Effet de Serre, ce qui est bon pour notre environnement.


Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser notre habitat.
Aussi bien en terme d'urbanisme (quelle est la logique à installer des nouveaux quartiers très loin des centres villes, sans aucun raccordement aux transports en commun !), qu'en terme de chauffage. A nous les maisons passives, ou à énergie positive! A nous la géothermie, les panneaux solaires, les poêles à inertie et autres innovations indépendantes du pétrole !


Avec un pétrole cher, nous ne dépendrons plus des dictatures. Quelle serait la situation en Irak si nous n'avions pas besoin de pétrole? Serions nous aussi faible face à la Russie dans ses conflits en Tchétchénie et en Géorgie? Laisserions nous mourir des populations en Afrique alors que leurs dirigeants s'en mettent plein les poches, grâce au pétrole et avec notre accord ?


Avec un pétrole cher, nous allons devoir innover
. C'est connu qu'en France, nous n'avons pas de pétrole mais des idées mais .....30 ans après, il serait temps de traduire dans les faits ce slogan et d'investir dans la recherche, l'innovation et l'audace, tout simplement.


Alors que toutes ces actions auraient pu être entreprises au nom de l'environnement et des Droits de l'Homme, quasiment rien n'a été fait depuis 20 ans. Grâce à un pétrole cher, nous avons l'obligation d'y arriver.
 Et en plus de ces changements et innovations, nous lutterons contre le réchauffement climatique en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.


Personnellement, je trouve que c'est une bonne nouvelle à moyen terme qui nous permet d'envisager l'avenir avec beaucoup d'espoirs. Seul bémol, je me demande si les dirigeants politiques que nous avons actuellement et qui nous ont amenés dans cette impasse sont les plus qualifiés pour nous faire entrer pleinement dans le 21ème siècle. A eux de nous le prouver car les opportunités sont grandes. Cessons de passer à côté.


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