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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
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Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /Mars /2007 00:17
- Publié dans : Mes loisirs d'écolo

Isabelle Delannoy, qui vient d'écrire l'ouvrage "Environnement : les candidats au banc d'essai" Editions  La Martinière - Prix de vente : 13,50 €

Ta démarche est une démarche citoyenne. Pour quelles raisons as tu  
souhaité écrire ce livre?

Ce livre est né d'une insatisfaction citoyenne. Le débat sur la campagne présidentielle est commencé depuis longtemps. Or la question environnementale n'y était pas traitée. Ni par les journalistes politiques, ni par les candidats. J'ai utilisé le moyen que je connaissais le mieux : le livre. Depuis Nicolas Hulot a fait exister la question. Mais on le voit bien, dès qu'il n'agite pas le spectre d'un "je me présente / je ne me présente pas" ou à partir d'aujourd'hui "attention, je vais distribuer des bons et des mauvais points", l'environnement disparaît de la campagne.  Je pense que tout citoyen qui a compris la hauteur des enjeux doit contribuer à faire exister la question à sa mesure. L'alliance le fait sur Internet, j'essaie de le faire en librairie et sur mon blog. Nous devons tous nous y mettre : se rassembler lors d'évènements comme celui prévu le 1 avril, en parler à ses amis, ses voisins, bloguer, utiliser les courriers des lecteurs dans la presse... Il faut mettre la pression.


 Est ce que la rédaction de ce livre t'a permis de découvrir des  
propositions peu connues des candidats en matière d'environnement?

Oui. Interviewer selon les mêmes questions et le même protocole une dizaine de candidats de l'extrême droite à l'extrême gauche permet d'avoir un bon aperçu de la prise en compte du problème par le panel politique. Je regrette de ne pas avoir contacté José Bové. Mais la comparaison des réponses de chacun thème par thème est révélatrice : les candidates écologistes interviewées (D. Voynet et C. Lepage)  restent largement en avance sur ces questions. Elles seules ont une vision vraiment globale non seulement des problèmes mais surtout des solutions concrètes à mettre en oeuvre. Elles seules donnent la vision d'une nouvelle organisation de l'espace, d'une nouvelle révolution industrielle et d'une nouvelle approche de l'écologie au quotidien autant dans nos foyers que dans nos bureaux, nos commerces ou nos usines. Parmi les grands candidats, seule Ségolène Royal avance de réelles propositions.


Que penses tu de la façon dont les questions environnementales sont  
abordées dans cette campagne?

Je suis effarée. Ce n'est pas un terme trop fort. Car la déclinaison écologique de notre politique et de notre économie est un enjeu majeur non seulement vis à vis de la crise planétaire qui nous attend mais aussi au niveau national. Le train des nouvelles technologies environnementales est en marche dans le monde. L'Allemagne, le Danemark, l'Espagne, Chypre... l'ont pris. Déjà 19 % des technologies environnementales utilisées dans le monde proviennent d'Outre-Rhin.  
La Chine et les Etats-unis sont les premiers investisseurs dans le secteur. Ils mettent sur la table des milliards d'euros. La France doit se lancer maintenant, en profitant de l'expérience déjà avancée de ses voisins. Sinon, demain nous importerons ces technologies au lieu de les maîtriser et d'en être nous-mêmes exportateurs. Notre pays pourrait y trouver le nouveau souffle industriel qui lui fait cruellement défaut, il pourrait redonner un projet à la nation générateur de fierté, d'emploi et de lien social. En s'engageant dans cette voie, la France pourrait enfin  retrouver un rayonnement international à la mesure de son histoire. Mais ni les journalistes politiques et économiques, ceux-là mêmes qui font la campagne, ne l'ont compris. D. Voynet reste la seule candidate écologiste en lice. C'est dommage. Car l'écologie politique peut se décliner avec d'autres visions que la vision socialiste. Avec un seul candidat écologiste, le débat se ferme.

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