
Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à
emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et
d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 39 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en
Suède.
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Il y a plusieurs façons de s'alimenter.
Tout d'abord, version arnaque au Mac Do.... (je vous préviens, c'est débile mais cela m'a beaucoup fait rire...). En plus, aller manger au Mac Do, en voiture.....c'est vraiment le contre exemple
Deuxième possibilité, consommer ce que l'on trouve toute l'année dans les rayons
Haricots du Kenya en plein hiver, tomates du chili, pommes des USA, Kiwi de Nouvelles Zélandes, Saumon aux hormones de Norvège, de la viande gavée au mais transgénique brésilien, Aubergines d'Afrique du Sud, Ail de Chine, blé d'Arabie Saoudite.......
En gros, vous avez le monde entier dans votre assiette, sans aucun gout et vous avez généré énormément de Gaz à Effet de Serre
Troisième possibilité : vous vous mettez au régime sans Gaz à Effet de Serre, cela veut dire
Essentiellement des produits bio : en effet, ils dégagent 30% de GES de moins que leurs équivalents pollués
Des produits locaux : ils ont besoin de peu de transport. Vérifiez toujours l'origine des produits que vous achetez
Des produits de saison .....car, pour vous donner une idée, 1kg de tomate produit sous serre et en plein hiver, dégage autant de CO2 que si vous faisiez un trajet de 15km en voiture
Peu de viande : Saviez vous que pour produire un kilo de boeuf, il faut entre 15.000 et 20.000 litres d'eau (entre sa propre consommation et ce qu'il faut pour faire pousser son alimentation)
Des produits avec un minimum d'emballage ou alors, de l'emballage recyclable.
Alors, vous vous y mettez quand, à ce nouveau régime?
Et une petite vidéo pour illustrer cette dernière possibilité (en anglais)
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(tous les 15 jours)
Elles sont vraiment super tes vidéos :)
Salut Belette,
Merci pour ton commentaire d'alerte. Non, je ne suis pas au courant. J'essaye d'avoir plus d'infos à ce sujet et je ferai un papier si besoin. Mais si d'autres lecteurs en savent plus, qu'ils n'hésitent pas à nous alerter
Bravo pour les suggestions de manger bio avec beaucoup moins de viande. Encore faut-il une réorientation de la pac, des incitations suffisantes et une opinion publique dûment informée et éduquée. D'où les 4 propositions:
En résumé, le premier volet, santé et environnement, du triptyque pour le mieux vivre écoLOGIQUE comporte quatre propositions dont la première est la clé de toutes les autres.
1) Organiser l’information et l’éducation publiques, antidotes au conditionnement médiatique publicitaire, garantie d’une véritable démocratie et ouvrant la possibilité des décisions politiques nécessaires à notre survie.
2) Réorienter progressivement mais totalement la politique agricole en faveur des cultures biologiques.
3) Instituer une Subvention à la Valeur Biologique pour la commercialisation des produits végétariens bio, diminuant leur prix de vente et constituant une augmentation du pouvoir d’achat pour ces produits de première nécessité.
4) Inciter à la réduction de la consommation de viande afin de sauvegarder nos défenses immunitaires, abolir l’esclavage animal, diminuer les pollutions et l’effet de serre, les consommations d’eau et d’énergie et libérer des terres arables.
Les 4 propositions précédentes nécessite des explications complémentaires. En voici la première partie sous forme de dialogue.
Un jour, Emmanuel, le héraut des Contes des mille et une vies (voir jeandaix.blog.lemonde.fr), se trouva à déjeuner en face d’une personne dont il remarqua l’air triste. Il n’eut pas à la questionner longtemps pour qu’elle lui en donne la raison :
- Je viens de perdre une amie très proche, le cancer, après des mois de traitement, la chimiothérapie avec tous les effets secondaires. Qu’est-ce qu’elle a pu souffrir ! Depuis des années, j’essayais de lui faire adopter une nourriture moins riche et plus saine, bio si possible. J’avais beau lui expliquer qu’on savait que les pesticides et autres, dans l’environnement et la nourriture, augmentait de plus en plus les risques de cancer, le prétexte des produits bio plus chers lui suffisait pour persister dans ses habitudes et sa gourmandise. Dire que son mari lui aussi est mort du cancer à cause de l’amiante dans sa profession. Est-ce qu’il va falloir aussi attendre cinquante ans comme avec l’amiante, et combien de maladies et de décès, pour voir interdire tous ces produits cancérigènes ? J’ai lu que le parlement européen s’était préoccupé de la question.
- Effectivement après six ans de discussions, un compromis, la réglementation Reach, a été adoptée. Sur les 100000 produits chimiques utilisés en Europe, seulement 400 jusqu’alors on fait l’objet de tests par des laboratoires publics. Maintenant, on ne prévoit toujours aucun test pour les 2/3 dont le volume utilisé est inférieur à 1t. 30000 substances devront être testés pour être enregistrés mais pour une bonne partie avec une procédure allégée et encore d’ici à … 2018 ! Parmi ces produits, 1500 sont classés comme « extrêmement préoccupants » pour leurs effets cancérigènes, mutagènes ou perturbateurs des systèmes endocrinien et reproducteur. Le projet prévoyait leur remplacement obligatoire. Dans le compromis, ils ne le seront pas forcément si les risques sont « valablement maîtrisés » ou si les avantages économiques et sociaux compensent les risques ou encore si une analyse a montré qu’il n’existe pas de substance de substitution.
- Mais alors nous allons continuer à être empoisonnés pendant des décennies ! L’amiante, la dioxine, la vache folle, le sang contaminé n’ont pas servi de leçons. Pourtant on sait bien que ces produits sont toxiques, les agriculteurs utilisateurs en sont les malheureux témoins comme les employés des usines productrices et les utilisateurs quotidiens de ces produits. Selon les syndicats, un tiers des maladies professionnelles est dû à l’exposition aux substances chimiques dangereuses. Des études ont établi le lien entre la pollution et l’accroissement des allergies, des cancers et des maladies cardiovasculaires, d’où l’appel de Paris lancé par le professeur Belpomme. Alors au nom de quoi une telle inertie ?
- Le poids économique de l’industrie chimique pour laquelle les conséquences financières et humaines dans le domaine de la santé n’entrent pas en ligne de compte.
- Cela fait froid dans le dos et fait craindre pour notre avenir. Mais que font les politiques, à part cet accord Reach si pauvre ?
- Jusqu’à maintenant, ils ont favorisé les cultures intensives polluantes en les subventionnant largement, 350 euros l’hectare, dans le cadre de la PAC, la politique agricole commune. Conséquence, des cultures comme le maïs très gourmand en eau et polluant par l’azote. Au contraire, ils ont pénalisé l’agriculture biologique avec des subventions très faibles, 45 euros l’hectare, et en mettant à sa charge des contrôles contraignants. Résultats, la France est en queue de peloton de l’Europe pour les cultures bio. Des lois sont également votées qui visent à rendre illégale l’utilisation des produits naturels comme le purin d’ortie, les semences de plantes anciennes ou bien à exclure du remboursement de la Sécurité Sociale les préparations de phytothérapie.
Plus dangereuse encore serait la diffusion des OGM, que Le Monde renomme Opération Géniale de Marketing. L’opération OGM a en effet pour première finalité d’interdire l’utilisation des propres semences des producteurs. De plus, si les cultures OGM, malgré les risques non connus, étaient autorisées et se généralisaient, la dissémination serait totale, y compris dans les cultures qui ne les utilisent pas, les cultures biologiques notamment. Or en France, les cultures, pour être bio et être commercialisables comme telles, ne doivent pas contenir d’OGM. Elles seraient donc légalement condamnées. CQFD. D’ores et déjà la majorité des animaux d’élevage sont nourris avec des plantes OGM. Il faut savoir qu’actuellement ces subventions en faveur de l’agriculture intensive en favorisant les exportations de productions à bas prix ont un effet pervers sur l’agriculture du tiers monde.
Il est urgent pour notre santé d’inverser cette politique en dirigeant les subventions prioritairement vers l’agriculture biologique. Cette proposition figure d’ailleurs dans les programmes de plusieurs candidats à l’élection présidentielle et c’est le scénario « société évoluée » étudié par l’Agence Européenne de l’Environnement. Toute une politique est à mettre en place pour favoriser la conversion, encadrement technique, garantie des risques…
Suite explicative toujours sous forme de nouvelle dialoguée.
Il est nécessaire d’aller plus loin. Nicolas Hulot propose de subventionner la restauration collective en faveur d’une agriculture de qualité et de proximité. Il serait encore mieux de subventionner l’ensemble de la commercialisation des produits bio afin que le niveau de prix de ceux-ci soit nettement inférieur à celui des non bio. Une incitation forte n’est pas de trop pour changer les habitudes et faire le choix de cette alimentation qui est à la fois de qualité nutritive supérieure et exempte de produits toxiques. Vous êtes à même d’imaginer les répercussions très favorables sur la santé et par conséquent sur les comptes de la Sécurité Sociale. Cette baisse de prix aura un effet automatique d’accroissement du niveau de vie, particulièrement des plus défavorisés avec cette augmentation du pouvoir d’achat pour les aliments sains les plus nécessaires.
Le mécanisme à instaurer est simple puisqu’il s’agit d’une TVA inversée, positive et non plus négative. Cette SVB, Subvention à la Valeur Biologique ne nécessite pas d’autre mécanisme que celui qui existe pour la gestion de la TVA. Son financement ne représente qu’une minime partie de la reconversion de la subvention PAC de plus de 30 milliards d’euros en faveur de l’agriculture chimique,
- Vous pensez qu’une telle politique peut être adoptée malgré le poids économique de l’agroalimentaire issu de l’agriculture chimique, la principale industrie en France devant l’industrie automobile?
- Oui, c’est possible avec l’appui de l’opinion publique, ce qui suppose son information, indispensable pour contrer le conditionnement qu’elle subit par la publicité et les médias forcément complices. Le budget publicitaire de l’agroalimentaire est de deux milliards d’euros. A ce niveau, le conditionnement est assuré et les gens emballés ! C’est plus de cent fois le total alloué aux agences nationales chargées de la santé et de la sécurité alimentaire.
Vous rappelez–vous la déclaration du PDG de TF1 en 2004 ? Il déclarait textuellement « Nos émissions ont pour vocation de rendre disponible (le cerveau du téléspectateur) : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages (publicitaires). Exemple de conditionnement : si je parle de produits cosmétiques Ushuaïa, avec le logo bien connu, vous aurez certainement un préjugé favorable.
- Bien sûr pour moi, à la marque est associée l’image écologique de l’émission présentée par Nicolas Hulot.
- Et bien si vous consultez le guide Cosmetox de Greenpeace qui classe les cosmétiques en trois catégories : vert, orange et rouge vous aurez la surprise de voir les produits Ushuaïa en liste rouge en raison de composants dangereux. L’explication est que TF1 a concédé la licence de la marque à L’Oréal. Par contre elle a été refusée à Nicolas Hulot pour sa fondation. Ces informations se trouvent sur internet mais il faut être raccordé, avoir le désir, le temps et la pratique de les rechercher.
Autre cas exemplaire que vous avez certainement vu à la télé, celui de la publicité pour le désherbant Round-up basée sur sa, soi-disant, qualité de biodégradabilité. Son fabriquant, Monsanto, parmi les plus puissantes multinationales, vient d’être condamné par un tribunal français pour publicité mensongère. En fait de biodégradabilité, les analyses montrent que, au bout d’un an, 98% du principe actif reste présent !
Il est donc nécessaire de mettre en place un ensemble de moyens assurant une information complète et mieux une éducation de l’ensemble de la population mais aussi permettant débat et consultation. C’est en fait tout un faisceau de réseaux à susciter et organiser, en se basant sur ceux qui existent, ceux des partis politiques ouverts et des ONG, sur toutes les associations, les collectivités locales et leurs commissions de communication, des collectifs existants ou nouveaux, en les coordonnant dans un esprit de coopération. Internet serait largement mis à contribution mais complété par ces réseaux et aussi par l’écrit, par exemple avec un bimestriel adressé à tous les foyers, initiateur et support des discussions, de l’école aux maisons de retraite en passant par les lieux de vie et de travail, les conseils des collectivités locales ou les cafés du commerce !
Des responsables de cette communication sont à recruter et à former à tous les niveaux, spécialement au niveau local.
En réalité, serait ainsi permise et facilitée l’exercice d’une véritable démocratie, à double sens. Il s’agit d’une proposition-clé prioritaire, clé parce qu’elle ouvre tous les possibles pour l’initiation du mieux vivre, à commencer par cette instauration d’un état d’esprit coopératif en remplacement de l’affrontement permanent ou des solutions technocratiques imposées sans concertation.
Troisième (et avant-dernière) partie explicative, informative et pédagogique.
Leur conversation fut interrompue par l’arrivée du plat principal, viande et légumes, sauf pour Emmanuel où la viande avait été remplacée par des céréales. Emmanuel répondit à l’interrogation qu’il lisait sur le visage de son interlocutrice.
- Non, je ne suis pas au régime mais j’ai choisi d’être végétarien et je m’en porte très bien à tous points de vue, nul besoin de médicaments, je n’ai même pas de rhume. Je voudrais que l’institution fasse de même pour tous les résidents mais la crainte de mal faire et les préjugés sont tenaces.
- Pourtant nous sommes bien omnivores.
- C’est l’idée reçue parce que certaines peuplades ont recours à la chasse et à la cueillette faute de pouvoir ou savoir cultiver la terre. Non, l’homme n’est pas omnivore comme l’ours … ou le raton laveur. Les études anatomiques comparées avec les carnivores, les herbivores et les omnivores sont formelles, l’homme est très proche de l’herbivore et à l’opposé du carnivore, que ce soit pour la denture et l’appareil masticatoire, l’estomac et l’intestin. Notre intestin grêle est, en proportion, deux à trois fois plus long que chez les carnivores. Ce parcours est trop long pour la viande qui a le temps de libérer purines et toxines, absorbées par la muqueuse intestinale et sont très difficiles à éliminer par le foie et les reins qui se fatiguent et s’encrassent. Une fiche de l’Alliance Végétarienne redonne en détail l’étude du docteur américain en médecine Milton R. Mills qui conclue que l’appareil digestif humain est adapté à un régime strictement végétarien. C’est ce que disait déjà Cuvier. Quand au risque de carences, elles sont bien moindres chez le végétarien qui adopte généralement un régime plus varié et complet que celui du carnivore.
Pour nous, le problème principal réside dans l’accumulation pernicieuse des poisons et toxines. Rien ne va plus lorsqu’à ce cocktail chimique se rajoutent le tabac, l’alcool et surtout la viande car les défenses immunitaires sont alors monopolisés par les toxines et purines de cette dernière. De plus les quantités absorbées de viande augmentent inconsidérément sans parler des graisses animales, produits laitiers et sucre. La consommation en a été multipliée par 2,5 en trente ans. Alors qu’un indien se contente de 5kg, l’américain en consomme 123 en moyenne ! Le résultat est connu : obésité, diabète II et le cortège des maladies depuis les rhumes et grippes jusqu’aux risques cardiovasculaires et au cancer. La solution, est dans la réduction drastique de la consommation viandeuse comme l’écrit Sophie-Anne sur le site québécois environnement.branchez-vous.com. Tous les végétariens peuvent témoigner de son efficacité, le peuple Hunza et les habitants d’Okinawa en sont aussi des preuves exemplaires. Une amie de notre centre de réflexion vient de m’en parler.
Okinawa est une grande île japonaise, peuplée de 1,3 millions d’habitants. Elle est réputée par le nombre et la bonne santé de ses centenaires, trois fois plus nombreux qu’en France, cinq fois plus qu’aux Etats-Unis. Quinze pour cent des plus que centenaires de la planète y vivent. On a évidemment cherché à en connaître les raisons et une étude a été entreprise en 1978. Ses conclusions ont été reprises dans des livres et des magazines de santé, des émissions de télé s’en sont faits récemment l’écho.
Leur première pratique, une institution culturelle qui porte le nom d’« hara hachi bu », consiste à toujours rester un peu sur sa faim. Leur alimentation est très variée, une quarantaine d’aliments reviennent régulièrement parmi quelques deux cents qu’ils consomment. Ils privilégient des aliments peu caloriques et de ce fait ne consomment que 1800 calories par jour au lieu de 2300 chez nous et 2500 aux Etats-Unis.
A leur régime, fruits et légumes, surtout frais, céréales complètes, légumes secs et plats à base de soja, du poisson 3 fois par semaine souvent consommé cru, peu de viande, 18 fois moins qu’en occident, et de produits laitiers, 3 fois moins. Très peu d’alcool, de sucre, 3 fois moins que nous, et de sel mais par contre des épices, des herbes aromatiques et des algues. Ils boivent de l’eau et du thé. Entre parenthèses, on vient de montrer que la pratique britannique du nuage de lait dans le thé avait pour effet d’annuler ses vertus bénéfiques.
Pour favoriser la bonne santé et l’absence de ces maladies trop occidentales, deux autres éléments entrent en ligne de compte. L’exercice physique avec la marche, la pratique des arts martiaux, la danse et le jardinage. L’autre élément est le climat zen de convivialité, d’entraide et de bonne humeur qui ne laisse pas de place à la solitude. La famille, les fêtes et le rire omniprésent participent à ce climat. Contre exemple malheureux, les enfants commencent à être influencés par l’occident et leur taux de cholestérol monte en flèche.
D’où la responsabilité de nos gouvernants dans l’éducation du public avec le devoir corrélatif pour eux de se baser sur une information exempte de toute influence commerciale et bien sûr de la nécessité d’une honnêteté foncière, critère de choix au moment des élections.
Dernière partie. Les commentaires sur ce commentaire sont les bienvenus. A répercuter largement.
- Pour aller dans votre sens, j’ai lu récemment que la Finlande a fait passer de 25 à 60kg/an la consommation des légumes, notamment en instituant un logo réservé aux aliments pauvres en graisses saturés, sucres rapides et sel.
- Bonne initiative dont nous devrions nous inspirer. Pour en revenir à la réduction de consommation de viande, les conséquences, multiples, en sont incroyablement importantes. « L’appétit pour la viande pèse sur l’environnement » sous ce titre Science et Vie de nov.2006 reprend le rapport « perspectives agricoles pour 2006-2015 » de l’OCDE et de la FAO. Cette diminution drastique de la demande de viande permet d’éviter d’avoir recours aux élevages industriels pollués et polluants. Les conditions de souffrances qui y sont infligées aux animaux sont indignes des êtres humains. Ce boycott naturel doit permettre d’abolir cet esclavage animal.
La conséquence est également mondiale. Actuellement nous partageons les ressources planétaires avec un cheptel d’animaux trois fois plus nombreux que les humains ! Ce n’est pas raisonnable, Pour les nourrir, on monopolise 70% des terres agricoles, la moitié des ressources en eau, plus du tiers des matières premières et carburants fossiles. Pas étonnant puisque, pour produire 1kg de protéine de bœuf, il faut 15kg de protéines végétales, 15000 litres d’eau, 7 litres d’essence, 15m² de terre (d’où la déforestation comme au Brésil).
Libérer en grande partie les terres arables, c’est permettre les cultures vivrières, énergétiques et les biomatéraux. C’est aussi faciliter l’abandon des cultures intensives avec engrais, pesticides, etc. C’est diminuer les émissions de méthane, gaz 20 fois plus efficient que le CO2 pour l’effet de serre et d’hémioxyde d’azote près de 300 fois plus nocif ! Pour l’effet de serre, rappelez-vous l’équation : 1kg de bœuf équivaut à 100km en voiture !
Adopter cette proposition aurait aussi des incidences très positives sur la faim dans le tiers monde. On pourrait même admettre une population mondiale croissante, dans un monde en développement universel. Je parlais de reconversion de la PAC. Elle doit aussi être réorientée vers un plan Marshall agricole en faveur de l’Afrique, à travers de multiples microaides. C’est la seule voie possible pour résoudre le problème de l’émigration, insoluble sinon.
Utopique ? Pas plus que l’interdiction de l’amiante, celle du tabac dans les lieux publics ou la division par trois en trente ans des morts sur la route. L’opinion publique est maintenant sensibilisée à la sauvegarde de la santé et de l’environnement. Ce qui est utopique, c’est de croire qu’il est possible de continuer longtemps l’exploitation outrancière des ressources non renouvelables de la terre et son empoisonnement avec celui de tous les êtres qui y vivent.
Cette solution est nécessaire, urgente et incontournable et elle a l’avantage de pouvoir être mise en œuvre rapidement puisqu’elle dépend en premier de la décision de chacun de nous.
La France peut et doit donner l’exemple initiateur pour cette révolution non violente. En écho à celui du 18 juin, c’est un appel à la libération qui doit être lancé, la libération des hommes, des animaux, de la nature et de la terre.
- Je n’aurais jamais pensé qu’un simple changement d’habitude alimentaire pouvait avoir autant de répercussions. Cela dépend de chacun mais pensez-vous que tout le monde va vous suivre ?
- C’est possible à deux conditions, la première, j’en ai déjà parlé avec la généralisation d’une information nécessaire à la levée du conditionnement de l’opinion publique. La seconde est la mise en place d’une politique incitative qui devient facile à mettre en œuvre avec la Subvention à la Valeur Biologique qu’il suffit de ne pas appliquer à la viande et aux produits animaux mais uniquement aux produits dont on veut favoriser la consommation : fruits, légumes, céréales et légumineuses bio, ce avec un taux suffisamment incitatif. Ajoutée aux subventions de l’agriculture bio, comme je le disais, on obtient une augmentation sensible du pouvoir d’achat des produits de première nécessité, surtout pour les plus défavorisés.
Att. Jeandaix
Merci pour toutes ces remarques.
Je suis d'accord avec les grands points évoqués cependant, le dialogue...je le trouve très angoissant. Peut être très réaliste mais j'ai le sentiment que plus on est réaliste, plus les gens se ferment, en face de nous car ....cette réalité crue fait peur.
LE cancer est une maladie angoissante, qui est telle que les personnes se referment sur elle même, en général. Aussi, en en parlant ainsi, cela a le même effet alors que vous souhaitez surtout parler des pollutions.
Je sais que le lien existe entre les pollutions et la santé (j'ai fait plusieurs papiers à ce sujet) ...mais je ne suis pas certain que le message passe plus facilement en étant aussi direct (cependant, certains diront qu'il faut tout essayer ...)
Je ne sais pas ce que vous en pensez, ni les autres internautes...
plus d'emballage, chaque fenouil est emballé séparément les poireaux par deux. En clair, on ne peut pas les acheter en vrac donc on a plus de déchet que dans les cas des légumes non bio... Même au marché, on nous les vends, là en vrac, mais dans des sacs plastiques... mais bon j'avais cru entendre que la fabrication des cornets en papier généraient plus de CO2