Pour revenir sur la page d'accueil
Ici, des idées, des remarques ou des coups de gueule. Nous savons tous qu'il faut changer nos modes de consommation et de vie mais sans vraiment savoir quel chemin emprunter. L'objet de ce site est de montrer ce qui se fait en France et à l'étranger, de mettre en avant des idées et surtout, de créer un espace de dialogue.
Pour ceux que cela intéresse, j'ai 37 ans, je suis Français et j'habite en Suède, à Göteborg.
Surtout, en passant...Laissez des commentaires, abonnez vous à la Newsletter ou recommandez ce blog à vos
proches. Et puis, si vous souhaitez que nous travaillions ensemble...pourquoi pas ! Voici mon Email : ecolodujour@voila.fr






Les Freemen sont un réseau de blogs dont les auteurs sont d'accord avec ce qui suit:
Les auteurs des blogs Freemen s'engagent simplement à se linker les uns les autres. L'objectif est de donner plus de visibilité à chacun, et à l'ensemble. De donner de la voix à tous les indépendants, à toux les esprits libres. Chacun pense et écrit ce qu'il veut sur son blog; l'ensemble de ces contenus formera petit à petit une nouvelle "chaîne", un nouveau "journal", chacun parlant de ce qu'il veut, politique certes, mais aussi art, culture, coups de coeur, n'importe quoi, etc.
Pour rejoindre le réseau, il suffit de:
.Relire ci-dessus et être toujours d'accord.
.Le décider.
.Créer une liste «Freemen» et linker l’ensemble des blogs freemen.
.Vous faire connaître de l’un d’entre eux, qui transmettra.
La liste des Freemen:
S'il ne fallait retenir qu'une seule donnée pour lancer un éco quartier, je pense que l'approche participative serait
certainement celle là. On peut en effet proposer aux citoyens les plus beaux équipements du monde mais si ceux ci ne correspondent pas à leurs attentes, c'est peine perdue.
L'exemple danois de Vesterbro et son îlot pilote de Hedebygade en est la bonne illustration. La ville de Copenhague s'est assez rapidement développée à la fin du 19ème siècle
avec des constructions en dehors du quartier historique. Ces immeubles de 5 à 6 étages étaient à peu près tous identiques, avec des appartements minuscules, sans chauffage ni eau chaude et
parfois même sans toilettes. Petit à petit, la ville s'est encore étendue et le quartier de Vesterbro (d'une surface de 35 hectares), pourtant très proche du centre, a été délaissé pour devenir
insalubre dans les années 70, accueillant une grande partie du trafic de drogue et la criminalité de Copenhague.
Cour intérieure de l'îlot Hedebygade
Aussi, dans les années 80, la municipalité a souhaité réhabiliter l'ensemble du quartier et surtout, un îlot composé de 19 bâtiments, pour en faire un projet pilote. Au départ, l'approche
écologique n'allait pas de soit mais après des réunions entre des propriétaires, locataires et représentants de la ville et du ministère du logement, l'idée d'avoir une approche écologique s'est
imposée. Il fallait mettre en place une nouvelle manière de vivre, de façon soutenable et durable, avec des personnes d'horizons différents.
Ainsi, quelques personnes ont été formées pour servir d'intermédiaires entre les autorités et les habitants. Un organisme semi public, mais totalement indépendant, a été mis en place, afin de
réunir les différentes parties prenantes de la réhabilitation. Enfin, une revue trimestrielle a été éditée afin d'informer les habitants du quartier des changements à venir, des dates de réunion
à ne pas manquer et des contacts relais. La période de concertation a été longue dans le cas de Vesterbro Hedebygade puisqu'on peut dire qu'elle s'est étalée entre 1992 et
1997, année du début des travaux !
Un des aspects pilote de la réhabilitation : orienter avec un système de miroir (en haut sur la photo), la luminosité à l'intérieur des habitations
Les habitants ont pu faire valoir leur point de vue, avec ainsi la création, au coeur de l'îlot réhabilité,d'un espace commun accueillant une
salle de jeux pour enfants, une salle de réunion et un local pour lessives...lesquelles sont alimentées grâce à la récupération des eaux de pluie. De même, un grand plan d'organisation des
déplacements au sein du quartier a été mené, avec la mise en place de pistes cyclables, rue piétonnes et autres espaces de stationnement.
Maison commune au coeur de l'îlot
10 ans après le début de la réhabilitation de ce quartier, on peut dire que les actions menées ont été à la hauteur des
enjeux (comme je le développe ici sur le site d'Ecolo Info). Le quartier est maintenant très agréable et fréquentable, les
habitations sont belles et les consommations énergétiques sont très à la baisse par rapport à la moyenne danoise. De plus, des essais qui ont été entrepris ont pu être ou non développés dans
d'autres quartiers et villes.
Cependant, le succès revient également à cette approche participative, qui, même si elle n'est pas des plus simples et rapides, permet de faire adhérer les habitants d'un quartier insalubre pour
le transformer en banlieue agréable et vivable pour tous. Un vrai challenge dont on ferait bien de s'inspirer chez nous, vous ne croyez pas?
Au flux RSS
![]()
A la Newsletter
(tous les 15 jours)
Commentaires