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Vendredi 7 décembre 2007 5 07 /12 /Déc /2007 00:18
- Publié dans : Agir

Alors que nous devons faire face à des enjeux extraordinaires si nous voulons réussir à limiter les effets du réchauffement climatique, plusieurs développements très récents de l'actualité ne sont pas particulièrement encourageants.

Tout d'abord, la Conférence de Bali, dont je vous parle depuis quelques jours. Si l'humanité souhaite limiter au maximum le réchauffement climatique (avec donc l'hypothèse basse du GIEC, à savoir un réchauffement global de 2° de la planète d'ici à la fin du siècle), il faudrait que les pays riches baissent à hauteur des 4/5èmes leurs émissions de GES et que les pays émergents les diminuent de 20% d'ici 2050 également.

On se dit que c'est mission impossible sans volonté politique. D'un coté, les pays émergents n'ont pas les technologies et surtout, ils aspirent à atteindre des niveaux de développement permettant à leurs populations de vivre dignement. La Chine et l'Inde sont souvent montrés du doigt quand on parle du réchauffement climatique. Il n'empêche, par habitant, les chinois et les indiens sont très loin de dégager autant de GES que le premier américain venu. D'ailleurs, le Times of India explique que l'Inde, malgrè son développement actuel, ne pollue que 10 fois moins par habitant que l'Europe et 20 fois moins que les USA ! (même si en réel, le rapport serait de 1 pour 3 d'ici 2050, cela montre à quel point les négociations en cours vont être ardues)

D'un point de vue international, la situation semble extrêmement difficile à bouger et l'on se dit que le "moins pire" des scénarios des experts du GIEC n'est pas réalisable.

De l'autre coté, sur le plan national, le courage politique fait égalemet défaut. L'Alliance pour la Planète, qui a été un véritable moteur dans l'élaboration des conclusions du Grenelle de l'Environnement, vient de quitter la table des négociations. Là encore, la volonté politique face à des lobbys financiers ne pèse pas grand chose.

Dans les deux cas, j'avoue que parfois, j'aimerai avoir des dirigeants politiques qui se préoccupent de notre avenir et non de leur avenir au travers d'une réélection ou d'un quelconque avantage.
 
Les décisions à prendre sont radicales et doivent être prises maintenant : taxe carbone, moteurs bridés, économies d'énergie, internalisation des coûts environnementaux dans les prix, élaboration de circuits dans les modes de production et de consommation, développement des énergies "propres" et recyclables, préservation des forets primaires dans le monde.

Bref, il faut que nous mettions sur pied d'ici 20 ans une nouvelle société si nous voulons limiter les effets du réchauffement climatique.

Alors, qu'est ce qu'on attend pour agir et se bouger?

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