Jeudi 29 novembre 2007
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Publié dans : l'écolopolitique
Dès lundi prochain s'ouvre à Bali, en Indonésie, une conférence sous l'égide de l'ONU, ayant pour objet de préparer "l'aprés
Kyoto". On parlera donc des mesures à prendre pour réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) à partir de 2012.
L'enjeu est de taille.
Tout d'abord, le dérèglement climatique est déjà là et ne peut que s'amplifier. En Europe et en Amérique du Nord, on voit le printemps arriver de plus en plus tôt,
certaines chaines de montage ont un enneigement particulièrement faible, le nombre de glaciers connait une diminution drastique, la banquise et le permafrost fondent plus vite que prévu,
l'Afrique est confrontée à des sécheresses plus dures et plus fréquentes, des maladies atteignent des zones qui en étaient exemptes jusque là et la biodiversité est menacée. Et puis... à écouter
les experts du GIEC, nous n'en sommes qu'au début des problèmes !
Si l'on souhaite limiter au maximum les impacts du réchauffement climatique, il faut à tout prix réduire nos émissions de GES et mettre en place des mécanismes et
technologies incitant les Etats à se lancer dans des process plus propres et des politiques publiques fortes en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Vous le savez, le blocage de cette conférence va venir en partie des Etats Unis qui ne veulent pas entendre parler d'une approche multilatérale pour limiter les
effets du réchauffement. De même, la Chine (et même si elle vient d'annoncer un programme ambitieux de développement des éco technologies) tout comme l'Inde,
n'ont pas envie de voir leur croissance bridée pour des raisons écologiques et le discours est surtout de dire que ce sont nous, les occidentaux, qui portons une grande
responsabilité dans le dérèglement climatique actuel et qu'il nous revient donc de faire un maximum d'efforts.
Cette approche pourrait se défendre si l'on avait le temps mais là, quand on lit tous les rapports, on sait que l'on n'a plus le temps d'ergoter et qu'il faut trouver des
solutions satisfaisantes pour tout le monde.
Les premiers touchés par le réchauffement climatique seront les pays les plus pauvres et donc également le pays hôte de cette conférence ! Ainsi, l'Indonésie, qui
est le 4ème pays le plus peuplé au monde, voit ses îles disparaitre et s'attend à en perdre 2.000 (sur un total de 17.500) d'ici 2030. De même, victime d'une
déforestation scandaleuse, l'Indonésie est hélàs le "bon" endroit pour tenir une telle conférence.
A notre niveau de simple citoyen, je ne suis pas certain que l'on puisse agir sur l'enjeu de cette conférence si ce n'est d'interpeler, encore et toujours nos femmes et hommes politiques, nos
médias et également notre entourage pour que ces questions ne soient plus reléguées en fin de journal mais plutot au premier plan.
Et puis, comme nous vivons dans un monde d'image et de communication, je suis certain que si cette prochaine conférence avait pu se tenir sur une des îles amenée à disparaitre d'Indonésie,
le monde entier aurait pu saisir de manière plus concrète encore, l'enjeu des débats.
Gardons malgrè tout espoir et surtout, je vous propose de suivre dès la semaine prochaine, dans ce blog, l'avancée des négociations. A ce propos, n'étant pas en France, je ne
sais pas si les médias parlent déjà de cette conférence ou ...très (trop) peu ! D'ailleurs, ça m'interesse également d'avoir votre point de vue sur le traitement de ces enjeux (Bali,
réchauffement climatique, perte de bio diversité...) par les "grands" médias.
Mercredi 28 novembre 2007
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Publié dans : Vidéo d'écolo
Quand on entend ce terme de "générations futures", on a du mal à se sentir concerné.
Eventuellement, on pense à nos enfants alors qu'en fait, c'est bien nous, actuels terriens, qui allons être aussi "impactés" par les problèmes écologiques : Dérèglement climatique, fin des
ressources pétrolières, disparition des espèces, maladies environnementales....
Mais bon, plutôt que de parler de tout cela, je voulais vous montrer simplement cette vidéo de Greenpeace que je trouve très bien faite. En une génération, on peut déjà constater la fonte des
glaciers en Argentine.....et comme c'est maintenant que tout s'emballe, on risque nous aussi, d'en voir, des transformations en quelques années....
Mardi 27 novembre 2007
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Qui n'a jamais révé de vivre sur une ile ??? En fait, quand on se projette dans ce type de situation, on a plutot tendance à penser à une ile
des caraibes ou de l'océan indien, avec ses cocotiers, son sable blanc, sa barrière de corail...mais curieusement, on a du mal à envisager une telle situation en Europe alors que pourtant,
des solutions existent.
Disons que pour être très précis, deux projets intéressants sont menés actuellement en France et en Suède pouvant aller dans ce sens !
Tout d'abord, partons en Suède,
sur l'île de Gotland. En pleine mer baltique, c'est l'endroit le plus ensoleillé de Suède (oui, oui, croyez moi, il y a bien du soleil en Suède !) et l'île compte 58.000
habitants. Dès la fin des années 90, les habitants de l'île ont souhaité dépendre des éléments naturels pour produire leur propre énergie, avec un objectif de 100% d'énergie renouvelable
en 2015 ! Et le pari semble en passe d'être gagné ! Une centaine d'éoliennes on- et off-shore, des panneaux solaires, des centres d'informations pour sensibiliser la population ....
Résultat encourageant car à ce jour, plus de 50% de l'énergie vient du renouvelable (vent, solaire et biomasse) !
Autre exemple remarquable .... En France, cette fois ci, sur l'ile de
Kemenez, en Bretagne. L'idée du Conservatoire du Littoral a été de relancer l'exploitation agricole d'une ile désertée en ayant une approche 100% écolo !
Tout a été pensé dans cette opération de réhabilitation avec l'eau potable en provenance du puits, l'énergie fournie par l'éolienne et les panneaux photovoltaiques. Enfin,
les personnes qui exploitent maintenant l'ile, vont ouvrir dès l'été prochain des chambres d'hotes (100% écolo, of course!)
Voilà deux exemples complémentaires prouvant que si l'on arrive à maitriser intelligemment les éléments naturels, on peut vivre d'amour et d'eau fraiche...même sur nos iles
! Comme quoi, tous les espoirs sont permis, non?
Lundi 26 novembre 2007
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Publié dans : Le coup de gueule écolo
- Il y a très exactement 7 ans....19 jours après la fin des élections américaines, George W Bush était officiellement proclamé vainqueur en Floride,
avec 537 voix d'avance sur Al Gore. Il devenait ainsi Président des Etats Unis..... Quand on voit ce qu'aura fait cette administration (guerre en Afghanistan, en Irak,
négation du réchauffement climatique, moyen orient....), on se demande vraiment ce que faisaient ces 538 électeurs démocrates qui auraient pu faire la différence ! Espérons qu'en 2008,
ils se bougeront et iront voter ...parce que l'Amérique de Bush, je ne suis pas certain que de nombreux habitants de cette planète en redemandent !
- Samedi 24 novembre était organisée en France la journée sans achat. J'avoue ne pas être convaincu par ce type de manifestations. Même si Seb en parle très bien, je ne suis pas certain que l'objectif visé soit réellement atteint. Pour moi, c'est au contraire un moyen
d'enfermer les opposants à cette consommation à tout crin dans des roles d'agitateurs ....ce qui, au final, rassure les citoyens lambda, lesquels n'entendront plus le discours de
fond.... Mais vous, comment voyez vous les choses?
- Enfin, comme notre Président Sarkozy est en Chine et qu'il doit faire un discours important en matière d'environnement à l'université de Qinghua, à
Pékin......je suis impatient de le lire car il se targue d'avoir signé pour 20 Milliards d'Euros de contrats commerciaux mais .....quand on vend des avions et des centrales nucléaires, je
ne sais pas si l'on est ensuite le mieux placé pour parler d'environnement...... Qu'en pensez vous?
Dimanche 25 novembre 2007
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Publié dans : Agir
Ou, en bon français : Pas dans mon frigo !
Tout comme il existe l'association Slow food, qui a pour objet de "s'opposer aux effets dégradants de la culture de la fast-food qui standardisent les gouts, et qui promeut les effets bénéfiques de la consommation délibérée d'une
alimentation locale", je vous propose de lancer dans la même veine l'association "Not in my fridge".
Bon, tout d'abord, si l'on veut voir grand, il faut avoir un nom qui soit tout de suite exportable et compris dans le monde entier !
Ensuite, le principe de l'association est simple : il faut expliquer aux gens que l'on ne remplit plus son frigidaire avec tous les produits à la con dont on n'a pas besoin mais
uniquement ceux de qualité qui nous sont réellement utiles. Ajoutez à cela quelques règles de base :
1. N'avoir dans son frigidaire que des produits bio : lait, beurre, oeufs, légumes... (OK, parfois, ça coute cher mais bon, au moins 50 %)
2. N'avoir que des légumes de saison, ce qui a pour effet de réduire votre empreinte écologique et les émissions de gaz à effet de serre. Est ce utile de rappeler que si vous
achetez en ce moment, des fraises en provenance du Chili, et bien, vous polluez inutilement pour une simple barquette de fraise
3. Toujours faire en sorte de manger ce qu'il y a dans le frigo et ne rien jeter.....
4. Préférer la version "fait maison" à un produit industriel : votre crème caramel, vos yaourts ou autres....home made ! (Je ne sais pas pourquoi mais je me dis que ce n'est
pas Danone qui pourrait être sponsor de notre mouvement !!!!)
En plus de ces principes, il faudrait que l'on apprenne aux adhérents (et à moi en particulier) comment cuire certains légumes de saison (chou rouge, chou blanc, rutabaga, crones, panais...) en
leur donnant des astuces et des idées de recettes sympas (parce que bon, en ce qui concerne le chou....C'est pas toujours follichon :-) )
Le slogan est tout trouvé : "Not in my fridge" et sa version positive "Yes, in my fridge"
On pourrait coller des autocollants "Not in my fridge" dans les grandes surfaces sur les présentoirs des barquettes de framboises que l'on nous propose en ce moment, ou encore,
sur les tomates de Hollande en plein mois de décembre. Et puis, au contraire, quand ce sont des fruits et légumes de saisons, hop, on colle le petit autocollant "Yes, in my fridge", histoire
d'informer au maximum les consommateurs !
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi, ça m'amuserait de créer un tel mouvement car .....nous sommes de plus en plus nombreux à faire attention à ce que nous achetons, en essayant
d'acheter des produits de saison et de qualité donc...regroupons nous !
Je compte sur vous !
Vendredi 23 novembre 2007
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Publié dans : l'écolonomiste
J'avoue avoir souvent du mal à imaginer ma vie dans 20 ans ou tout du moins, celle de mes enfants. On se dit toujours que l'on aimerait leur donner un maximum de
chances pour réussir dans la vie mais ....comment sera t'elle, cette vie?
Identique à la notre ?....Je ne le crois pas un seul instant. Alors que nos parents pouvaient imaginer un avenir meilleur pour eux et leurs enfants, notre
génération (j'ai 37 ans) voit un avenir qui semble s'assombrir entre réchauffement climatique, explosion démographique mondiale, pénurie attendue d'énergie, creusement des inégalités (à l
'intérieur même de nos pays mais aussi Nord Sud) .... Même s'il faut réinventer complètement nos sociétés, les réorienter sur des modes de production plus propres, vers des énergies alternatives,
vers des modes de transports plus économes, je n'ai pas le sentiment que nous prenions actuellement cette direction. Au contraire, nos sociétés occidentales semblent vouloir colmater de toute
part un système qui a fait son temps, sans oser envisager un avenir différent qui prendrait tout simplement en compte les enjeux écologiques qui nous font face.
Notre salut et celui de nos enfants passe t'il par internet et l'informatique? Là encore, j'ai du mal à y croire. Autant l'outil internet est un formidable espace d'échanges, de partage de
savoir, autant il ne reste encore accessible qu'à la moitié de la population (pour la France, tout du moins). Et puis, l'univers informatique reste très virtuel et deconnecté de la réalité.
Ainsi, il y a un an, tout le monde parlait du monde parallèle de "Second Life" mais ...c'est maintenant quasi fini. Actuellement, la mode, c'est face book mais là aussi, je fais le pari que dans
6 mois, ce sera fini. Tout cela donne le sentiment que ce décrochage entre le monde virtuel et nos besoins réels ne peut que créer des épi phénomènes qui ne déboucheront sur rien....
Alors, qu'envisager pour notre avenir et celui de nos enfants?
...Vous allez dire que c'est mon coté "petite maison dans la prairie", mais je me demande parfois s'il ne faudrait pas, tout simplement, "retourner à la terre" pour cultiver nos fruits et légumes
(bio, of course :-), vivre dans des villages où tous nos besoins de base pourraient être satisfaits (santé, éducation, logement, alimentation), où l'économie aurait été relocalisée, où l'être
aurait repris le dessus sur le paraître...
Je ne sais pas ce que vous en pensez ni comment vous voyez les choses mais ....votre avis m'intéresse grandement !
Jeudi 22 novembre 2007
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Publié dans : l'écolopolitique
Je ne sais pas si vous avez lu le livre de Jared Diamond, Effondrement, mais toujours est il que je vous le recommande. En effet, son contenu porte sur la
capacité des sociétés à décider de leur disparition ou de leur survie avec des exemples très détaillés de sociétés disparues (îles de Pâques, etntre autres) et de sociétés qui ont réussi à
s'adapter et enrayer leur effondrement (la Nouvelle Guinée ou le Japon de l'ère Tokugawa, par exemple)
En fait, lorsque vous lisez ce livre, vous vous dites qu'à l'heure actuelle, avec le nombre d'informations en notre possession, des destructions comme celles enregistrées sur l'île de Paques, ne
pourraient plus arriver à notre époque......
Mais hélàs, c'est pourtant bien ce qui se passe, en ce moment, sous nos yeux.
Ainsi, au Niger, un des pays déjà les plus pauvres de la planète, la déforestation est en train de faire des ravages, entrainant une avancée du sahara, et favorisant la
pauvreté et le réchauffement climatique.
Pour pouvoir se nourrir, les populations ont besoin de chauffer leurs aliments et pour cela....comme le pétrole et le gaz sont inabordables, il y a le bois. ....ce qui engendre une
déforestation de plus en plus massive du pays. L'association Mongabay estime qu'entre 1990 et 2005, le pays a perdu 35% de
ses espaces forestiers et perd encore tous les ans, 1% de ses forets.
Ces pertes ont plusieurs conséquences :
1. le sol nu réfléchit davantage de soleil
2. plus rien n'arrête le vent ni le sable
3. L'air est de moins en moins humide
Aussi, ces facteurs encouragent la désertification, laquelle joue un rôle de plus en plus fort sur les crises alimentaires qu'enregistre régulièrement ce pays.
Ce qui au final, est dramatique pour le Niger, c'est bien que pour VIVRE, il faut s'approvisioner en bois ...lequel, quand il disparait, conduit à la perte du pays en l'affaiblissant un peu plus
encore. Et dans ce cas, l'avenir pour les populations sur place, c'est bien de devenir bucheron...ou d'émigrer pour pouvoir s'en sortir.
A l'heure où l'on parle chez nous de "quotas", il faudrait peut être regarder le monde avec un minimum d'humanité et mettre en place des actions d'aide en faveur des pays qui souffrent de plus en
plus car il en va aussi de notre avenir.
Mercredi 21 novembre 2007
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Publié dans : Mes loisirs d'écolo
C'est ce que je viens de me dire suite à une discussion avec un collègue allemand. Je vous retranscris notre échange :
....
Lui : Tu sais que maintenant, en Allemagne, je paye le litre de diesel à 1,37 €. Ca a tellement augmenté cette année et j'ai lu que le baril allait peut être encore augmenter...
Moi : Oui et tu sais, pour le pétrole, le baril ne peut qu'augmenter car il n'y a pas assez de ressources pour assurer le développement de tous les pays et plus on va puiser dans les réserves,
plus cela coute cher et pollue....ce qui a pour effet d'enclecher un cercle de plus en plus vicieux entre la course au pétrole, les tensions sur les marchés et entre les pays et le réchauffement
climatique. Il faut donc ralentir cette course et réorienter nos économies.
Lui : ....Dis moi, tu ne serais pas écolo, toi?
Moi : ....Disons que je regarde les choses avec lucidité et que je pense qu'il nous faut changer complètement de paradigme pour une véritable éco-économie, et des sociétés, à l'image de la Suède,
qui anticipent l'après pétrole
Lui : ....Tu sais, si les écolos avaient raison, ils seraient au pouvoir depuis longtemps. Ils racontent toujours la même chose mais ce sont de véritables intégristes.
Moi : .....Peut être en Allemagne, mais là, ce que je viens de te dire, est ce que ca fait de moi un intégriste?
Lui: ....Ben, non, sauf que ce que tu racontes est impossible
Moi: .....Non, justement, il faut s'engouffrer dans cette voie, et appuyer tout notre développement sur l'écologie ce qui réduira toute sorte de pollution, ralentira le réchauffement climatique
et va permettre de relocaliser nos industries. Il faut repenser nos sociétés, aller au plus court, consommer le plus "propre" possible, se poser la question de l'utilité réelle des produits, nous
déplacer avec des modes de transports dits alternatifs
Lui : .....tu sais, à bien y réfléchir....tu as peut être raison mais je pense que c'est trop tard !
Et bien, y'a des jours, il faut avoir le moral. Mais peut être a t'il raison car à encore espérer pouvoir changer les choses, seuls les martiens y croient ! ...
Malgrè tout, j'espère que vous aussi, vous restez des martiennes et martiens parce que sinon, si nous aussi on baisse les bras, on est mal barré !!!!!!
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