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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en Suède.

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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 22:40
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

 

Des petits jardins qui aboutissement dans les jardins communaux., des maisons en verres, un jardin sauvage, de l'eau, un étang, des ponts..... ce cadre idyllique ne se situe qu’à 5 minutes à pied de la gare de Culemborg, aux Pays Bas.

 

 



L'éco quartier du nom d' Eva Lanxmeer est né de la volonté d’une femme, Marleen Kaptein. Convaincue qu’il fallait que nous changions nos modes de vie « ensemble » et que pour cela, les changements devaient venir de la base, Marleen Kaptein s’est battue depuis le début des années 90 pour imposer son idée d’éco quartier.

 

A force de rencontres, réunions et débats, cette femme a réussi à convaincre une commune (Culemborg) de lui céder un emplacement …très particulier puisque l’éco quartier est construit au dessus de la nappe phréatique alimentant tous les habitants en eau potable ! Habituellement zones non constructibles,les champs captants au dessus des nappes approvisionant les villes sont des zones très sensibles en matière d'urbanisme. Cependant, les autorités locales ont malgré tout adhéré au projet dans la mesure où elles étaient également associées aux décisions et démarches et que l'objectif de cet éco quartier était d'avoir une empreinte écologique minimale.

 

Au-delà des matériaux utilisés (non polluants, recyclables et de proximité), l’objet de Culemborg est aussi de mixer aussi bien des logements en location qu’à la vente, des jeunes et des moins jeunes, et également, entre les habitations, d’y construire des bureaux.

 

Compte tenu de son emplacement, un soin tout particulier a été porté à la gestion de l’eau. D’un coté, les eaux de pluie sont canalisées pour être acheminées dans des petites tranchées, permettant ainsi l’infiltration de l’eau dans la nappe et donc, à terme, de recharger la nappe phréatique.


De l’autre, les eaux usées sont captées pour être dépolluées grace aux plantes (roseaux) puis, une fois cette phytoépuration menée, cette eau est déversée dans des petits plans d’eau que l’on retrouve sur le site.

 

Passé de l’utopie à la réalité, ce projet est une vraie réussite…aussi bien environnementale que sociale et économique. Sa clé réside dans la participation et l’implication constante des citoyens mais aussi des intervenants (ville, architectes, paysagistes, urbanistes…..). D’ailleurs, les habitants entretiennent eux-mêmes les espaces communs, ce qui les incite plus encore à « protéger » leur cadre de vie immédiat.

 
A l'heure où l'urbanisation rampante met en danger parfois les champs captants, cet exemple devrait être suivi dans de nombreuses communes assez ouvertes pour accepter que le projet vienne de la "base" et non du sommet. C'est tout même envisageable, non?

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /Mai /2008 09:38
- Publié dans : Santé / Environnement

Le 18 avril 2008, le ministre de la santé canadien, ainsi que son homologue de l'environnement, ont décidé de prendre des mesures  pour protéger la santé des canadiens, en effectuant des études très poussées, avant éventuellement interdiction, du Bisphénol A.

D'un coté, une évaluation de ce produit, avec les milieux industriels va être menée, et de l'autre, une consultation publique de 60 jours est ouverte pour sensibiliser les citoyens et les amener à réagir.

Où retrouve t'on le Bisphénol A ?: dans tous les plastiques durs transparents.....dont par exemple des biberons ou des bouteilles d'eau.

En plus de doutes sur la santé immédiate, les autorités canadiennes ont remarqué que le Bisphénol A se retrouvait ensuite dans la nature et avait un effet nocif sur les poissons.

Aussi, plutôt que d'interdire immédiatement ou d'attendre sans décider, le gouvernement canadien a adopté, je trouve, une démarche très intelligente et constructive, qui consiste à voir, avec les industriels, comment ils pourraient se passer de cette molécule ou faire en sorte qu'elle soit moins présente dans les produits. Et de l'autre, en alertant les citoyens, le gouvernement canadien créé de facto un "contre pouvoir" citoyen face aux lobbys qui vont venir se dresser en disant que bien évidemment, ce produit n'est pas nocif.

C'est certainement dans cette confrontation des informations, indépendantes idéalement, que la vérité pourra voir le jour.

Alors....si c'est potentiellement dangereux au Canada, vous pensez qu'en France, ça ne l'est pas? Pour le savoir, il faudrait que l'Etat saisisse l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (l'AFSSA) sur les risques sanitaires de l'utilisation du bisphénol A et prenne les mesures nécessaires à la protection efficace des consommateurs.

Aussi, je vous invite à laisser le message suivant sur le site du ministère français de l'environnement :

Monsieur le Ministre,

Suite à la position adoptée par le gouvernement canadien concernant le Bisphénol A, il me semblait important que l'Etat français saisisse également de son coté l'Afssa, afin de s'assurer que notre santé et notre environnement ne sont pas victimes de cette molécule dont les conséquences restent trop peu connues à ce jour.
En vous remerciant par avance de votre démarche, veuillez agréer, Monsieur le ministre, mes salutations respectueuses.

Pour cela, vous copiez/collez ce message et ensuite, vous vous rendez sur le site du ministère en cliquant sur ce
lien

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Samedi 3 mai 2008 6 03 /05 /Mai /2008 13:50
- Publié dans : Santé / Environnement

Voici le titre d'un article du Monde que je vous recommande vivement. Il concerne les personnes qui se disent malades des champs électromagnétiques.....et cette "maladie" est reconnue en Suède.

L'article est vraiment étonnant et franchement, tout le monde devrait le lire...aussi bien les personnes qui souffrent des mêmes maux en France et dans le monde, que les autorités françaises car en Suède...quand il y a un problème, plutot que de le nier, on cherche à le comprendre.

Bonne lecture ! Cliquez sur le lien ci après, c'est là que ca se passe :
enquête au pays des électrosensibles

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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /Mai /2008 11:03
- Publié dans : Vidéo d'écolo

Un petit film très parlant concernant le réchauffement climatique. La conclusion du film est assez juste : "Le réchauffement climatique, un problème comme aucun autre !)

Bon premier mai à toutes et à tous :-)

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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 23:21
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

L’Ecovillage de Cleveland est un projet lancé dans l’Ohio, permettant de prouver que la vie en centre-ville peut aussi se conjuguer avec une approche durable du social et de l'écologie.

 


Avec une population de près d’un million d’habitants en 1950 et d’environ 500.000 à la fin des années 1990, Cleveland est une des villes américaines à avoir perdu le plus d’habitants intra muros, au profit de banlieues sans fin.

 

 

Aussi, en 1995, en réponse à un étalement urbain de plus en plus préoccupant, des résidents, accompagnés d’une association écologiste, ont souhaité réfléchir à ce problème, afin d’y apporter une réponse concrète.

Plutôt que de construire quelque chose de nouveau, ils se sont penchés sur l’idée de réhabiliter un quartier en le transformant petit à petit en éco village. Tous les quartiers de la ville ont été consultés et il leur a été demandé s’ils souhaitaient faire partie du programme.

Après de nombreuses réunions et débats publics, le choix du site s’est porté sur un quartier bordé par une voie de chemin de fer. Est venue ensuite la consultation d’urbanistes, de paysagistes, de spécialistes du déplacement urbain et d'architectes. En décembre 1997, une réunion de lancement de l’écovillage et de ses transformations s’est tenue afin de présenter les 250 habitations à construire, la réhabilitation du centre commercial ainsi que les emplacements prévus pour les jardins collectifs. Un appel d’offre a alors été lancé, aboutissant enfin, au début de 2001, à la construction des premières habitations éco conçues, lesquelles sont devenues d’excellentes vitrines pour la suite du projet.




Les maisons consomment en effet 50% d’énergie en moins que les consommations moyennes américaines, les matériaux de construction sont sains, l’approche bioclimatique a été pensée en amont, tout comme la qualité de l’air intérieur. Les bois utilisés sont d’origine FSC et des panneaux solaires permettent d’apporter aux habitations l’équivalent de 4 kw par heure. Fait marquant pour les Etats-Unis…ces maisons sont à 5 minutes à pied de la gare, que l’on peut rejoindre par des pistes cyclables et parcours pédestres.

 

 

Parallèlement à ces maisons, les espaces verts ont été repensés, tout comme la création de jardins collectifs. La zone commerçante a été réaménagée afin de permettre de s’y déplacer à pied et en vélo, et de mixer un peu plus des habitations avec des bureaux et des magasins.

 

Un des points forts de ce projet réside dans la proximité voulue entre les concepteurs et l’université de Cleveland. Ainsi, les professeurs ont pu communiquer avec les architectes et habitants, les aidant tous à mieux appréhender ce concept d’éco village. Car, si vous n’associez pas les citoyens à vos projets, difficile de les faire adhérer. Dans le cas présent, les nombreuses réunions publiques ont toujours trouvé une large audience avec des citoyens satisfaits de voir les pistes cyclables se développer, de constater le calme dans le quartier ainsi que les espaces verts plus présents.


Avec maintenant plus de 3000 habitants vivants directement dans ce quartier, on peut dire que l’EcoVillage de Cleveland est une réussite, d’autant plus que nous sommes dans le pays de l’automobile.
Et puis cette approche nous prouve que, même aux Etats-Unis, on peut repenser des quartiers de centre ville en combinant l’écologie, l’économie et le social !


On pourrait conseiller à George Bush d'aller plus souvent à Cleveland, vous ne croyez pas?

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