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Bienvenue sur Ecolo du jour !

Ici, des idées, des remarques ou des coups de gueule. Nous savons tous qu'il faut changer nos modes de consommation et de vie mais sans vraiment savoir quel chemin emprunter. L'objet de ce site est de montrer ce qui se fait en France et à l'étranger, de mettre en avant des idées et surtout, de créer un espace de dialogue.

Pour ceux que cela intéresse, j'ai 37 ans, je suis Français et j'habite en Suède, à Göteborg.

Surtout, en passant...Laissez des commentaires, abonnez vous à la Newsletter ou recommandez ce blog à vos proches. Et puis, si vous souhaitez que nous travaillions ensemble...pourquoi pas ! Voici mon Email : ecolodujour@voila.fr 

 
   

Ma musique écolo du moment   (que vous pouvez écouter en cliquant sur ces albums mais après, revenez sur Ecolodujour !)

Le dernier album de Frida Hyvönen : Silence is wild ! Une très belle voix, des paroles touchantes...une vraie réussite



Pour bien commencer la journée et faire le plein d'énergie : The spinto band et son album moonwink.





Je vous avais déjà parlé de leurs précédents albums. Ils viennent de sortir le dernier : une vraie perle. C'est Okkervil River, bien sûr, avec Stand ins



Le dernier album de Zita Swoon : Big blueville. Très mélodique et entraînant : une valeur sure !



Un album qui "déménage" : The age of the understatement" du groupe The Last Shadow Puppets


L'album Fleet Foxes du groupe éponyme





 
 

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Texte libre

 

Les Freemen sont un réseau de blogs dont les auteurs sont d'accord avec ce qui suit:

  • Le changement climatique est un problème majeur, pas seulement écologique mais aussi politique et économique;
  • S'attaquer sérieusement à ce problème (et à d'autres, -guerres, pauvreté, etc.) implique une remise en cause profonde de nos modèles économiques et particulièrement la notion de "croissance".

 

Les auteurs des blogs Freemen s'engagent simplement à se linker les uns les autres. L'objectif est de donner plus de visibilité à chacun, et à l'ensemble. De donner de la voix à tous les indépendants, à toux les esprits libres. Chacun pense et écrit ce qu'il veut sur son blog; l'ensemble de ces contenus formera petit à petit une nouvelle "chaîne", un nouveau "journal", chacun parlant de ce qu'il veut, politique certes, mais aussi art, culture, coups de coeur, n'importe quoi, etc.

Pour rejoindre le réseau, il suffit de:
.Relire ci-dessus et être toujours d'accord.
.Le décider.
.Créer une liste «Freemen» et linker l’ensemble des blogs freemen.
.Vous faire connaître de l’un d’entre eux, qui transmettra.

La liste des Freemen: 

Mardi 11 novembre 2008
- Publié dans : Qu'en pensez vous?

Désolé d'être aussi peu actif en ce moment sur mon blog.

En prenant ce recul nécessaire pour me "désintoxiquer" de l'ordinateur, et prendre du temps pour ma famille, j'en arrive à plusieurs conclusions.




Tout d'abord, la lutte contre le réchauffement climatique : on connait (aussi bien les entreprises que les particuliers) les solutions. Tout le monde est maintenant très bien sensibilisé mais ...difficile d'avancer. D'un coté, les entreprises ne veulent pas spécialement changer leurs (mauvaises) habitudes (pour cela, il suffit d'entendre les constructeurs automobiles se plaindre d'éventuelles limitations d'ici 2012 des émissions de CO2....) et quant à nous, particuliers, nous avons parfois du mal à franchir le cap : soit par manque de moyen financier, soit par omission ou tout simplement...parce que le réchauffement, ce n'est pas pour nous mais pour les générations "futures" (alors que les générations futures, ....ce sont nos enfants !)!

Dans l'impact de l'environnement sur notre santé : Certes, le programme Reach a été lancé mais il a bien été vidé par les gouvernements de l'époque (Blair + Chirac + Schröder) et à chaque nouvelle étude épidémiologique pointant le lien entre l'environnement et la santé...hop, on nous balance toujours des avis contraires. Cela me fait penser à la remarque d'Al Gore, dans son film "Une vérité qui dérange". Il expliquait qu'en 2006, environ 98% des études scientifiques avaient constaté un réchauffement climatique alors que dans la presse, les articles abondant en ce sens ne représentaient qu'environ 50% des papiers ! Pour la santé, c'est pareil.....Désolant, comme constat, non? Est ce que les journalistes font vraiment leur boulot en cherchant toujours à pondérer leurs articles ou reportages alors que l'enjeu environnemental n'est plus au compromis !

Tout cela pour dire que je m'interroge sur notre meilleure façon de faire avancer les choses et de provoquer le changement. Je ne crois plus trop à la sensibilisation.... ON SAIT ou alors, ON PEUT FACILEMENT AVOIR ACCES A L'INFO. Bref, il faut maintenant montrer que l'on peut continuer à vivre "normalement" tout en étant encore plus respectueux de l'environnement.

Lancez vous dans une "Climate Party"

Un mouvement s'est lancé en mai de cette année, en Suède. Il s'agit de réunions entre et chez des amis qui parlent et débattent du réchauffement climatique. Ils font une "climate party". Cette démarche plébicitée en Suède me parait prometteuse. En effet, n'avez vous pas constaté que vous pouviez, assez simplement, faire évoluer les mentalités dans votre entourage. L'objectif n'est pas de "gonfler" vos amis des enjeux environnementaux mais, par petites touches, de leur montrer que l'on peut changer telle ou telle habitude laquelle n'est peut être pas la meilleure pour l'environnement.....Bref, on est à la fois dans la phase de sensibilisation tout en parlant automatiquement d'actions concrêtes à entreprendre !


Mais vous, que pensez vous de tout cela. Qu'il faut encore et toujours de la sensibilisation ou qu'au contraire, il faut passer à une autre étape, à savoir l'action...quitte à passer pour un "extrêmiste"?

A vous de parler....

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Vendredi 3 octobre 2008
- Publié dans : Le coup de gueule écolo

Difficile, en ce moment, de comptabiliser les milliards d'Euros injectés dans les circuits financiers pour "minimiser" la catastrophe financière que l'on nous laisse entendre. En ce qui me concerne, ma calculette n'a pas assez de zéro pour savoir si ce sont 3.000 milliards d'Euros ou plus qui viennent à la rescousse d'un système devenu fou mais que l'on doit sauver à tout prix pour ne pas sombrer dans une vraie crise.....


Cependant, plusieurs remarques. Ne faut il pas au contraire laisser la crise s'installer pour que l'on tire réellement tous les enseignements de ce système aberrant de financiarisation de notre économie? Certes, il y aura des personnes touchées mais n'est ce pas dans ces situations qu'il faut faire appel à la solidarité et justement mettre en place une nouvelle approche de notre économie?


Et puis, au delà de cette panique financière, je trouve que l'on donne le sentiment que pour régler une crise, on injecte de l'argent et "hop", on s'en sort. Cependant l'urgence écologique qui est face à nous ne POURRA PAS se régler avec des milliards d'Euros au dernier moment. C'est MAINTENANT qu'il faut réagir. En effet, l'activité humaine, si elle arrive à fortement limiter et même baisser ses émissions de gaz à Effet de serre, n'impactera le climatqu'à partir de 2050. Hélas, il est toujours difficile, pour nos sociétés qui vivent uniquement dans l'extrême court terme, de s'engager dans des voies plus raisonnables alors que les effets de nos actions seront réellement visibles (sur le climat) dans 30 ou 40 ans!.


Cependant, transposons un instant la crise financière actuelle en crise écologique due au réchauffement climatique. Imaginez qu'un été, nous ayons une terrible canicule sur l'ensemble de l'hémisphère nord de la planète. Là, deux centrales nucléaires "explosent" dans la mesure où les systèmes de refroidissement n'arrivaient plus à fonctionner. En cascade, on trouve une catastrophe sanitaire mais aussi alimentaire car toutes les récoltes, dans deux endroits de la planète, seraient contaminées. Imaginez alors les discours des politiques qui nous gouverneront : "Nous sommes allés dans des voies de développement qui dépassent l'entendement. Le nucléaire, sous prétexte d'émissions faibles en CO2, n'en reste pas moins extrêmement dangereux sur le long terme...et bla bla bla..."


Mais là...on ferra comment? On va injecter des milliards d'Euros pour "sauver" le système? Hélas, il sera trop tard. Des terres contaminées pour des milliers d'années, un climat de plus en plus rude pour les terriens et un emballement climatique, accompagné d'une perte de biodiversité, qui seront irréversibles.


Pour moi, la crise financière actuelle .....ce n'est pas grand chose, juste un mécano absurde mis en place par l'homme alors que le réchauffement climatique, les pollutions diverses et la perte de la biodiversité sont certes une conséquence de l'action humaine mais il faudrait des années avant de pouvoir retrouver une forme d'équilibre.


Ne nous laissons pas abuser par la crise actuelle et les discours de panique distillés continuellement dans les médias. On a tendance à taxer les écologistes de "catastrophistes de l'apocalypse" mais là, ce sont les financiers qui nous jouent cette partition.....pour sauver leurs propres intérêts alors que la planète, nous dépendons tous d'elle, de ses ressources et capacités à nous faire vivre.


Cet épi-phénomène financier ne doit pas cacher une crise beaucoup plus profonde, qu'en pensez vous?

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Vendredi 19 septembre 2008
- Publié dans : l'écolonomiste
Lettre ouverte au Ministre d'Etat, Ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement Durable et de l'Aménagement du territoire : Jean Louis Borloo.

 

Mon Cher Jean Louis,

 


Tu ne m’en voudras pas de te tutoyer. Même si nous ne nous connaissons pas, j’ai toujours eu une sympathie pour les ministres de l’environnement, qu’ils soient de droite ou de gauche. A chaque fois, je me dis que si vous faites du bon boulot, c’est l’environnement qui en sortira gagnant.


 

Cependant, depuis quelques jours, je vois que tu t’attaques à un dossier extrêmement sensible pour ta majorité…..le pique nique ! Connais tu le jeu « Pique Nique Douille, c’est toi l’andouille ? » J’imagine que tu l’avais oublié en te lançant dans cette nouvelle croisade : taxer les produits jetables, qui sont souvent utilisés lors de pique nique.


 

Attention, voilà un dossier explosif sur lequel les parlementaires actuels de la majorité se sont battus pour ne surtout pas mettre en place cette taxe écologique. C’était couru d’avance. En effet, quand tu fais un pique nique…..tu consommes des produits jetables donc, tu « créés » une richesse au niveau national avec un PIB qui va augmenter. Ensuite, avec un peu de « chance », les pique niqueurs peuvent oublier leurs assiettes, couverts et autres ustensiles en plastiques…permettant ainsi de polluer les sols….et à terme, nos nappes phréatiques. Là, BINGO, on fait marcher la machine économique avec des stations d’épuration. Franchement, si l’eau des nappes phréatiques est moins polluée, cela fait moins de travail pour les collectivités (et/ou entreprises privées)…ce qui n’est pas bon, dans une société du toujours plus! Tu en conviendras.

 


Et puis, plus notre environnement est malsain, plus nous tombons malade et là…..REBINGO, on va chez le médecin, on consomme des médicaments…….et ça, c’est bon, pour le PIB et notre croissance. Quant à la sécu, comme on la pousse à être déficitaire et bien, hop, on rembourse de moins en moins les médicaments et les prestations, fragilisant ainsi les plus démunis.


 

Franchement, mon cher Jean Louis, je suis quand même déçu par ta naïveté et le conservatisme de ta majorité.  Tu voulais également étendre à d’autres produits le principe du bonus-malus ! Mais enfin, tu rêves ! Si on consomme des produits de mauvaise qualité, c’est « tout bénef » pour la machine économique (cf ci-dessus).


 

Pousser les consommateurs à acheter un frigidaire qui consomme moins d’électricité ?....mais tu n’y penses pas, ça va faire baisser la consommation chez EDF et puis, il faut les rentabiliser, nos centrales !


 

Nous inciter à choisir le produit qui génère le moins de CO2 ? Mais enfin, cela pourrait nous détourner de produits en provenance du bout du monde …mais qui sont si peu chers.


 

Même pris sur le ton de l’humour, tout cela est désolant, non ? Je me demande parfois ce que tu peux penser de ta majorité si rétrograde et à la botte des lobbyes ? A jouer à « pique nique douille, c’est toi l’andouille » avec des parlementaires qui ont le regard tourné vers le 20ème siècle et non le 21ième, on est certain de perdre.


 

L’esprit du Grenelle est mort, c’est bien dommage car ….. tu devrais rappeler à tes camarades qu’il existe aussi un autre dicton : « rira bien (jaune !!) qui rira le dernier ».

 


Bon courage quand même !


 

Grégoire

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Jeudi 18 septembre 2008
- Publié dans : l'écolonomiste

J'ai actuellement trop peu de temps pour bloguer mais j'avoue que la crise financière actuelle m'interpelle.



Hier, je lisais que la Banque centrale Européenne avait injecté 70 milliards d'Euros pendant que son homologue britannique en injectait environ 25 milliards et la FED, plus de 85 milliards. Ce matin, cette dernière injecte de nouveau ....180 milliards de dollars dans le circuit financier !!!!

D'où vient cet argent? Est il, là aussi, fictif, comme cela a été le cas dans les subprimes? Qui paye ou qui va payer, en final, les manquements des politiques qui nous gouvernent?

Pour vous aider peut être à comprendre un peu mieux la mécanique, je vous invite à lire cet article (en cliquant ici) et vous le verrez, son titre est peut être prémonitoire !

Toujours est il que l'ensemble de la situation me parait préoccupante, d'autant plus que les victimes de ces errements ne seront peut être pas celles qui ont engendré cette situation !

J'ai vraiment tendance à penser qu'e
n matière de finance, tout comme en matière d'écologie, on a vraiment besoin de bon sens et de logique !

Qu'en pensez vous?

 

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Vendredi 5 septembre 2008
- Publié dans : l'écolonomiste

Les chiffres des ventes automobiles en Suède me laissent perplexe ! Ainsi, sur les 6 premiers mois de l'année 2008, les voitures considérées comme vertes (roulant à base d'Ethanol, de biogaz ou encore hybride) ont représenté plus de 30 % des ventes de véhicules neufs ! Dans certaines grandes communes (comparable à nos départements), ce chiffre peut monter jusqu'à 43 % !




Alors qu'en France, les agrocarburants sont appelés par certains "Nécrocarburants" ("La faim, la bagnole, le blé et nous" de Fabrice Nicolino), qu'ils sont de plus en plus montrés du doigt comme étant à l'origine de la faim dans le monde, les Suédois s'engouffrent au contraire de cette direction.

Seraient ils devenus soudainement peu respectueux de la nature et des autres? Manqueraient ils d'information par rapport aux Français? Pour ce dernier point, j'en doute énormément car ici, pas un jour sans un article de fond, dans les médias, sur le réchauffement climatique, les questions énergétiques et autres sujets environnementaux.


Je crois que la différence d'approche vient, une fois de plus, du pragmatisme suédois, en opposition à la "passion" française.



 Je me demande en effet s'il ne vaut pas mieux produire de l'éthanol et/ou d'en importer un minimum, ce qui permet de peser sur le marché de l'offre (comme le fait la société suédoise dont j'ai parlé ici), plutôt que de s'opposer à une filière qui se développera, quoi qu'il arrive?


En nous fermant ou tout du moins en nous opposant à ces nouvelles sources d'approvisionnement, nous risquons également de passer à coté des agrocarburants dits de deuxième génération, en orientant ailleurs nos investissements(publics et privés) en matière de recherche et développement.


Dans un monde globalisé, peut on réellement fermer nos frontières aux agrocarburants en sachant que les Etats vont en produire de plus en plus (au regard des programmes environnementaux de Mc Cain et Obama) et que de nouvelles technologies d'exploitation vont se mettre en place? Cet isolement ne sera t'il pas une plus grande dépendance, encore, au pétrole ou au nucléaire, sans préparer l'avenir?


Plus je cherche à comprendre ces enjeux, plus je me dis qu'il faut que nous ayons une attitude très volontariste en matière d'agrocarburants: importation uniquement d'agrocarburants équitables avec des normes mondiales reconnues par tous (avec comme critère premier, la production d'agrocarburants qui n'a pas eu d'emprise sur les forets primaires), mise en place de normes drastiques au niveau des moteurs pour limiter les consommations et les émissions de CO2 (à ce sujet, un débat crucial ce déroule actuellement au Parlement Européen), orientation de notre recherche sur les agrocarburants de seconde génération et incitation fiscale plus forte en France pour ces véhicules.


Enfin, pour les questions de faim dans le monde, ne touchons nous pas un problème qui va au delà des agrocarburants
avec une répartition des richesses injustes, des systèmes de subventions qui étouffent les petits pays et une trop grande consommation de viande dans les pays occidentaux (quand on sait qu'environ 40% des récoltes sont destinés au bétail..!!!).


Alors, je ne sais pas comment vous voyez les choses mais pour moi, les agrocarburants, il faut "y aller" plutôt que de les dénoncer en permanence. Autant être acteur dans une filière (en en connaissant toutes les conséquences et en faisant en sorte de les corriger si nécessaire), plutôt que d'attendre...une éventuelle solution miracle, non?
 

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Dimanche 31 août 2008
- Publié dans : ecolodujour

Même si mes vacances sont finies depuis assez longtemps, je n'avais pas vraiment repris mon activité de blogueur, mais voilà......je me décide finalement à continuer tout de même ce blog mais un peu différemment.


Pas simple, en effet, de toujours trouver de la motivation pour vous faire part de découvertes ou d'idées qui me tiennent à coeur. Je pourrais, en bon écologiste, recycler des anciens papiers (un peu comme nous le fait la presse en général) mais bon, cela ne fait pas avancer le schmilblick !


Bloguer signifie parfois passer entre 3 et 4 heures pour écrire un papier......vous imaginez le temps que cela nécessite, d'autant plus que ma vie est bien remplie à coté du blog !


Je pourrais reprendre des communiqués de presse que je reçois régulièrement mais là, je ne serais que dans une démarche de greenwashing et également, de remplissage de blog.....ce que je constate parfois dans la blogosphère. Je pourrais également écrire des articles rémunérés pour valoriser telle ou telle démarche d'entreprises (ce qui se fait de plus en plus de manière déguisée) mais ce n'est pas dans cette optique que je souhaite m'inscrire.


J'ai tout simplement envie de continuer à partager avec vous des idées simples, des coups de coeur mais aussi de vous présenter des solutions déjà mises en place en Suède et dans les pays scandinaves. L'environnement ne doit pas être considéré comme une contrainte mais au contraire comme une formidable chance pour notre génération, de repenser notre mode de vie, nos échanges Nord Sud, notre rapport au temps, à la terre et la nature et finalement, notre rapport aux autres.
Des solutions existent, à nous d'oser les appliquer.


Le rythme de mes papiers sera certainement moins régulier qu'auparavant mais le contenu devrait être plus fouillé et réfléchi (enfin.... je l'espère :-)  et je compte sur vos remarques pour me "recadrer" si besoin !). La Newsletter vous parviendra une fois par mois. Bref, un nouveau rythme pour une rentrée que je vous souhaite excellente.


A très bientôt sur Ecolodujour !




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Vendredi 22 août 2008
- Publié dans : Agir

La semaine mondiale de l'Eau de Stockholm, qui est l’une des principales instances mondiales à réunir chaque année des spécialistes du monde des affaires, des gouvernements, d'ONG, des secteurs scientifiques et de la gestion des ressources en eau, vient de se terminer. Comme tous les ans, des idées et des solutions se sont échangées entre tous les participants. A la fois porteur d'espoir, ce projet ne doit pas non plus passer à coté d'éléments inhérents au secteur de l'eau.

La Suède bénéficie d'une grande expertise quant à la gestion de l'eau. Ainsi, vous verrez des personnes se baigner en plein coeur de stockholm, ou même des pêcheurs positionnés sur les différents ponts de la ville ! Imaginez le même tableau à Paris, Londres ou Berlin???? La Suéde a pris en considération de longue date l'importance de cette ressource, en dépolluant les lacs intérieurs (en particulier, le lac Mälaren à l'ouest de Stockholm) et a entrepris des recherches et études sur l'impact industriel et humain sur la Baltique.



Ainsi, il n'est pas étonant de constater que la récente étude faisant état de 269 zones mortes dans les mers et publiée dans le magazine Science, ait été en partie réalisée par l'Université de Göteborg. Avec 10 spots de "mer désertique" dans la Baltique, les Suédois sont en première ligne des questions d'impacts humains sur les ressources en Eau (d'ailleurs, Fredrik Reinfeldt, le Premier Ministre suédois, prochain président en excercice de l'Union Européenne en 2009, a décidé d'inscrire dans ses priorités la question de la pollution de la Baltique).

Cependant, au delà des échanges d'expertise et d'informations, il faudrait aussi se pencher sur les questions de corruption. Le récent rapport de l'ONG Transparency International sur l'eau est accablant. Partant du constat que plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, ce qui est une des premières causes de décés chez les enfants de moins de 5 ans, l'ONG a cherché à comprendre pourquoi il était parfois aussi difficile de trouver des solutions adaptées aux besoins des populations......avec en ligne de mire, la corruption qui gangrène tous les circuits !

"La corruption dans la gestion de l’eau contribue au rétrécissement des ressources et favorise la distribution inégale de l’eau, ce qui peut provoquer des conflits politiques et accélérer la dégradation d’écosystèmes vitaux. Par exemple, en Chine, la corruption a affaibli la mise en œuvre des réglementations censées protéger l’environnement, entraînant la pollution des nappes phréatiques dans 90% des villes et rendant plus de 75% des fleuves urbains impropres à la consommation ou à la pêche"



Si Transparency International dénonce au travers de nombreux exemples ces pratiques, l'ONG propose également des solutions :

-
Etablir la transparence et la participation comme principes directeurs dans toutes les facettes de la gouvernance de l’eau

- Renforcer le contrôle du respect de la réglementation

- Garantir une concurrence juste et une mise en œuvre responsable des projets hydrauliques

En tant que citoyen, je vous incite à vous renseigner sur la qualité de l'eau dans votre région auprès de votre agence de l'eau. De même, n'hésitez pas à aller participer aux rencontres et débats que ces agences organisent. Il faut en effet que les citoyens soient plus présents dans ces espaces. Et puis, si vous souhaitez aller encore plus loin dans votre engagement, rejoignez le réseau du Water Integrity Network (WIN) , fondé en 2006 par Transparency International, en collaboration avec le Centre international de l'eau et de l'assainissement, le Swedish Water House et le Water and Sanitation Program-Africa. Aujourd'hui,  WIN est un réseau florissant d’organisations et d’individus engagés dans le combat contre la corruption dans tous les domaines du secteur de l’eau et tiendra son prochain congrès annuel, en Septembre, à Montpellier.

Alors....vive les solutions techniques mais ne misons pas tout non plus sur "le progrès", n'oublions pas que l'éthique et la probité doivent être les vertus portant tous les projets de développement humain.

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Mardi 19 août 2008
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Je vous avais déjà parlé il y a quelques semaines de l'île de Gotland, en Suède.


Cette île suédoise, située en pleine mer Baltique, s'est donnée pour ambition de ne plus dépendre des énergies fossiles et nucléaires d'ici 2020 et donc de tout miser sur le "renouvelable". Afin d'atteindre cet objectif, de nombreuses actions ont été mises en place aussi bien au niveau des collectivités locales que des particuliers (développement d'un parc éolien assurant à ce jour 22% de l'électricité, développement du micro éolien, de la géothermie et du solaire...).


Ainsi, la bibliothèque de Visby ("capitale" de Gotland et comptant environ 40.000 habitants l'hiver et environ le triple l'été) est une des actions à mettre au crédit de ce programme et constitue très belle réussite architecturale et environnementale.




D'un point de vue architectural, le bâtiment est en plein centre de la vieille ville et s'intègre parfaitement dans cet univers médiéval si caractéristique de Visby. Ensuite, les concepteurs ont cherché à mettre en place des solutions innovantes, avec comme objectif, une consommation maximum de 100 kWh/m²/an (pour mémoire, en France, nous avons une moyenne d'environ 150 kWh/m²/an). Cet objectif est d'autant plus ambitieux que le bâtiment est élevé et compte plusieurs niveaux. Or, plus les bâtiments sont en hauteur, plus l'apport en énergie doit être important compte tenu des "fluides" à faire monter et circuler dans l'ensemble de la structure.

L'idée des concepteurs a été de faire appel aux ressources locales.



-Grace à une pompe à eau en pleine mer, on peut bénéficier de la fraicheur de la mer en été pour rafraichir le batiment. La température de l''eau pompée est comprise entre 6 et  8°

- Mais en plein hiver, cette pompe à eau permet également de chauffer le bâtiment. En effet, l'eau est chauffée grâce à une pompe à chaleur fonctionnant au propane.

- Des panneaux solaires judicieusement intégrés permettent d'alimenter en électricité les systèmes de chauffage et de rafraichissement. Si la production d'électricité est supérieure aux besoins, le surplus est basculé dans les bâtiments municipaux situés à proximité.

- deux puits canadiens situés sur le toit favorisent l'utilisation de la lumière naturelle dans la bibliothèque, limitant ainsi le recours à un éclairage électrique

- des triples vitrages assurent une excellente isolation du bâtiment

- En plein hiver, les grandes surfaces vitrées permettent à la lumière de pénétrer naturellement dans les salles de lecture alors qu'en plein été, les arbres environnants  et les surplombs des toits permettent de faire de l'ombre et de limiter l'impact du soleil sur ces surfaces vitrées.

Cet exemple d'architecture durable, datant de 2005 et sur une surface de 5.400 m², montre à quel point il est important de prendre le plus rapidement possible le virage écologique. L'énergie fossile est de plus en plus chère. A nous d'en tirer rapidement les conclusions et d'innover, comme à Gotland !



Un des puits de lumière situé sur le toit

 




Au premier plan ,des panneaux solaires, fournissant de l'électricité au bâtiment.

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