
Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à
emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et
d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 39 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en
Suède.
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Depuis quelques semaines, on a le sentiment de "voir" que le dérèglement climatique est bien en oeuvre. Ainsi, en Europe, la ville de Barcelone
qui se fait acheminer de l'eau par la mer depuis la France pour faire face à la situation dramatique de ses nappes phréatiques, la météo actuellement en France avec ses orages soudains et
violents, et une période de grande chaleur actuellement en Suède (plus de 30° depuis plusieurs jours et cela devrait durer !)
Bref, une fois de plus, on peut dire que "y'a plus de saisons" mais avec cette perte de repère, il est important d'anticiper sur nos modes de vie des effets du réchauffement climatique. Il y a
quelques jours, je vous parlais de la ville de Göteborg qui préparait les changements nécessaires pour 2050. L'Etat suédois,
lui, a mis en place une commission d'enquête gouvernementale sur les effets des changements climatiques. Les conclusions de cette commission ont été remis début octobre et laissent apparaître que
la Suède pourrait faire partie des "gagnants".
D'un coté, un afflux de touristes compte tenu des températures plus "agréables", de l'autre, des surfaces cultivables plus importantes. Malgrè un réchauffement climatique global et des
températures à Stockholm comparables à celles de Paris actuellement, la Suède devrait également enregistrer plus de précipitations ..... ce qui signifie une énergie hydraulique encore plus
compétitive ! (Ainsi, la commission a estimé que les pertes économiques dues au réchauffement climatique seraient comprises entre 120 et 200 millions d'Euros, compensées par des gains compris
entre 130 et 187 millions d'Euros ! Au final, si la Suède arrive à bien anticiper les changements, ce devrait être pour elle une "vraie chance")
Cependant, je trouve que nos pays ont tendance à oublier que ces dérèglements climatiques riment également avec des migrations importantes de réfugiés climatiques, des souffrances et des drames.
Les objectifs fixés par les pays pour lutter contre le réchauffement climatique tiennent rarement compte de cette donnée et souvent, je me demande si, sous prétexte de lutter contre
le réchauffement climatique (qui est certes une priorité), nous n'utilisions plus que des termes deshumanisés (CO2, Gaz à Effet de Serre, dérèglement climatique, ozone, méthane...) pour masquer
l'enjeu ou la gravité de la situation. Car, 300 millions de réfugiés climatiques à nos portes dans 90 ans, c'est un effondrement complet de nos modes de vie actuels.
Alors, comment fait on et pourquoi ne parle t'on que de l'aspect "technique" du réchauffement?
Certainement parce que la réalité nous fait peur, et pourtant, il va bien falloir l'affronter un jour. Qu'en pensez vous?
Ce matin, branle bas de combat ! Double naissance dans le jardin.
Mes enfants viennent me réveiller a à peine 6 heures pour m'annoncer que nous avons deux nouveaux chevrillards dans le jardin ! (alors que nous en avions déjà eu il y a quelques jours)
Regardez comme ils sont mignons. Ils viennent à peine de naître et la maman les a bien léché afin de les réchauffer, d'activer leur circulation et de les débarrasser du mucus gluant qui les
recouvrait à la naissance (comme expliqué dans la Hulotte n°66 sur les Chevreuils)
Je vous présente donc Polo et Polette (noms donnés par mes enfants!!), nés le 31 mai à Öjersjö, en Suède !
Et puis, sinon, deux petits films montrant bien à quel point les premiers pas ne sont pas encore bien assurés !
Hier, je vous parlais des efforts de la ville de Göteborg pour ne plus dépendre des énergies fossiles et justement, une campagne assez bien faite est
actuellement visible sur tous les bus et tramways de la région, incitant les citadins à emprunter les transports en commun !
La signature pour l'ensemble de cette campagne est "Déplace toi avec nous et réduits les effets du réchauffement climatique"
Voici quelques publicités (pour les spécialistes du suédois, n'hésitez pas à me corriger s'il y a des erreurs dans les traductions :-) )
Tu réfléchis à une plus grande voiture?
Pourquoi ne pas investir pour une fois dans le bus?
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Un petit pas à bord. Un grand bond pour l'environnement
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Ici, tu peux dormir, travailler, lire le journal.
ou simplement sauver le monde !
Plutôt assez drôle comme campagne, non?
Alors que nous entrons dans une période de raréfaction des ressources naturelles à bas prix, il me semblait intéressant de montrer l'exemple de
la ville de Göteborg, en Suède, qui a souhaité se projeter en 2050 afin d'étudier les impacts, changements et adaptations que cela signifiait pour devenir une ville durable, entièrement
indépendante des ressources fossiles.
Quelles seront nos sources d'énergie en 2050? , comment allons nous gérer nos déchets? comment pourrons nous nous déplacer en ville en limitant au maximum nos émissions de CO2 ou encore quelle
alimentation durable apporterons nous aux citoyens de la région?
C'est à ces différentes questions que la ville de Göteborg, ses universités, son école d'ingénieurs Chalmers ainsi que des opérateurs privés (Rénova, Göteborg Energie et Energie Plus) ont décidé
de répondre. Pour cela, ils ont mis en place la méthologie suivante :
- Etat des lieux de la situation actuelle
- application de critères environnementaux et durables
- Mise en place de scénarios, grace à des débats publics, pour arriver à intégrer petit à petit des critères soutenables et faire de la ville de Göteborg en 2050 une ville
100% durable et soutenable.
Dans tous les domaines qui ont été étudiés (alimentation, déplacement, urbanisation, déchets et énergie), l'approche énergétique est certainement la plus novatrice et intéressante à
étudier.
Actuellement, la ville de Göteborg et sa région ont besoin de 45 Twh/an (Terrawattheure), ayant pour origine :
les énergies fossiles (24 Twh), l'hydraulique (9 Twh), le nucléaire (7 Twh) et la biomasse (5 Twh) (biomasse = ensemble de la matière organique : plantes, arbres, déchets...qui vont être
valorisés pour se transformer en source d'énergie)
Le scénario retenu pour l'année 2050 répertorie les sources d'énergie suivantes
énergies fossiles (0 Twh), l'hydraulique (3 Twh), le nucléaire (0 Twh), la biomasse (15 Twh), l'énergie éolienne et marine (7 Twh), l'énergie solaire (5 Twh) soit un total de 30 Twh/an.
Plusieurs constats : Au delà d'une augmentation prévue de la population (passant de 850.000 habitants à 1.200.000 d'ici 2050), la ville de Göteborg mise sur un programme
important d'économies d'énergies. Ensuite, les énergies fossiles et nucléaires disparaissent complètement du paysage. D'un coté, pour les énergies fossiles, cela correspond à une
raréfaction des ressources et à un taux de pollution trop important, tandis que pour le nucléaire, les Suédois ayant voté, par référendum au début des années 80, une sortie du nucléaire, il
fallait donc respecter cette orientation.
Enfin, ces données donnent un cadre très précis des directions à suivre pour les collectivités locales, entreprises, universités et centres de recherche. Quand on connait l'incroyable
aptitude des Suédois à travailler ensemble, on sait très bien que ces scénarios seront suivis et très certainement atteints d'ici 2050.
Pour preuve, le programme Göteborg 2050 a été mené en 2003 et 2004 et, 4 ans plus tard,
on voit déjà des changements dans la ville avec, les opérateurs d'énergie qui nous incitent à diminuer nos consommations, un recyclage encore plus important des matières organiques pour
accroître la part de la biomasse dans le bouquet énergétique et des programmes de recherches et d'études qui sont focalisés sur le recyclage des matériaux.
Toute la ville et sa région sont en mouvement pour ne plus dépendre des énergies du 20ème siècle mais bien plutôt, de celles du 21ème siècle ! Je ne sais pas ce qu'il en est dans votre
ville mais, cette vision partagée du futur est très rassurante et pleine d'espoirs pour les habitants de Göteborg et de sa région.
Alors que nous allons terriblement souffrir, dans les années qui viennent, du prix d'un baril de pétrole très cher et de notre retard dans la
recherche d'énergies alternatives, j'avais surtout envie, aujourd'hui, d'expliquer à quel point ce passage inévitable est finalement une chance, à moyen terme, pour nos
sociétés.
Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser nos modes de déplacement. Aussi bien pour les marchandises que pour les citoyens. A quoi bon faire voyager un produit dans le
monde avant de le consommer ? (Saumon norvégien découpé en Chine avant de revenir dans notre assiette par exemple !) Bientôt, les coûts seront tels que seuls des circuits "courts" seront
supportables financièrement. Tant mieux ! Cela rapprochera le producteur du consommateur et évitera des émissions de Gaz à Effet de Serre !
Et puis, en tant que citoyen, nous allons avoir de plus en plus recours au covoiturage, vélo ou encore transports en commun. Là aussi, nous allons limiter nos émissions de Gaz à Effet
de Serre.
Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser notre alimentation. Les engrais et autres pesticides sont très liés aux hydrocarbures. Ceux ci devenant de plus en
plus rares (donc chers), nous allons devoir trouver des solutions alternatives. C'est le retour encore plus prononcé au bio, à une alimentation de saison et raisonnée. Fini les cerises en
provenance du Chili en décembre ou les haricots du Kenya à tout moment de l'année. Nous allons consommer plus sainement, plus localement avec la redécouverte de fruits et légumes de saison et en
provenance de nos terroirs. Là encore, nous allons limiter de facto nos émissions de Gaz à Effet de Serre, ce qui est bon pour notre environnement.
Avec un pétrole cher, nous allons devoir repenser notre habitat. Aussi bien en terme d'urbanisme (quelle est la logique à installer des nouveaux quartiers très loin des centres villes,
sans aucun raccordement aux transports en commun !), qu'en terme de chauffage. A nous les maisons passives, ou à énergie positive! A nous la géothermie, les panneaux solaires, les poêles à
inertie et autres innovations indépendantes du pétrole !
Avec un pétrole cher, nous ne dépendrons plus des dictatures. Quelle serait la situation en Irak si nous n'avions pas besoin de pétrole? Serions nous aussi faible face à la
Russie dans ses conflits en Tchétchénie et en Géorgie? Laisserions nous mourir des populations en Afrique alors que leurs dirigeants s'en mettent plein les poches, grâce au pétrole et avec
notre accord ?
Avec un pétrole cher, nous allons devoir innover. C'est connu qu'en France, nous n'avons pas de pétrole mais des idées mais .....30 ans après, il serait temps de traduire dans les faits ce slogan et d'investir dans la recherche, l'innovation et l'audace, tout simplement.
Alors que toutes ces actions auraient pu être entreprises au nom de l'environnement et des Droits de l'Homme, quasiment rien n'a été fait depuis 20 ans. Grâce à un pétrole cher, nous avons
l'obligation d'y arriver. Et en plus de ces changements et innovations, nous lutterons contre le réchauffement climatique en réduisant nos émissions de gaz à effet de serre.
Personnellement, je trouve que c'est une bonne nouvelle à moyen terme qui nous permet d'envisager l'avenir avec beaucoup d'espoirs. Seul bémol, je me demande si les dirigeants politiques
que nous avons actuellement et qui nous ont amenés dans cette impasse sont les plus qualifiés pour nous faire entrer pleinement dans le 21ème siècle. A eux de nous le prouver car les opportunités
sont grandes. Cessons de passer à côté.
A lire.....avant d'aller faire vos courses, le guide édité par Greenpeace avec les produits contenant ou non des OGM ! C'est ici et croyez moi, il y a des surprises !
A voir : Le ministère de l'environnement britannique a eu la bonne idée de s'associer avec Google et l'institut de météorologie britannique afin de sensibiliser le grand public
des effets du réchauffement climatique (Opération Climate Change in our world). Résultat sur Google Earth, et en téléchargeant ce petit logiciel : vous visualisez comment sera la Grande Bretagne dans quelques années, selon les scénarios
développés par le GIEC. Bravo et moi qui me demandais il y a quelques jours comment faire pour sensibiliser un peu plus encore
le grand public, je trouve que cette action va vraiment dans le bon sens
A méditer : Le baril de pétrole explose...tout le monde râle et pourtant, d'après Jean Philippe, à prix constant, on peut
polluer deux fois plus de nos jours (comparativement à Mai 68) grace à notre pouvoir d'achat ! .... Ca fait réfléchir ! A lire ici.
Et maintenant, à vous de nous conseiller des lectures ou autres activités pour ce week end. Laissez des commentaires :-)
BON WEEK END
Alors que nous célébrons aujourd'hui, le 22 mai, la biodiversité dans le monde, il me semblait intéressant
de rappeler l'apport incroyable et essentielle de cette biodiversité à notre vie et surtout, de pointer du doigt le danger que nous fait prendre le gouvernement français en restant inactif sur ce sujet.
Tout d'abord, il faut savoir que la biodiversité est indispensable
- à l'équilibre de l'atmosphère et donc, à l'air que nous respions
- à l'eau que nous buvons au travers des bacturies qui permettent une épuration naturelle des eaux
- à notre nourriture !
- pour nos vêtements : coton, laine, cuir, soir...
- pour nos maisons : bois, chanvre, calcaire, ardoise...
- pour notre santé : des milliers de plantes et d'animaux sont utilisés en médecine
D'ailleurs, saviez vous que 10 des 25 médicaments les plus vendus aux Etats Unis sont dérivés de sources naturelles et qu' environ la moitié des médicaments de synthèse ont une origine naturelle
?
Alors, si on détruit notre patrimoine commun, où allons nous chercher les remèdes pour faire face aux maladies futures?
Et puis, quand on sait, comme l'explique très bien ici mon amie
Soann, que la perte de biodiversité coûte à nos sociétés 2.000 milliards d'Euros par an, on se dit qu'il serait
peut être temps de prendre les choses au sérieux, non?
Et justement, un cas d'école se déroule actuellement sous nos yeux.
Alors que les abeilles font partie des insectes déterminants pour l'entretien de la biodiversité, on se rend compte depuis plusieurs années qu'elles disparaissent en grand nombre. Diverses
hypothèses ont été soulevées (pesticides? bornes wifi? téléphones portables? antennes relais?...) et des recherches sont menées pour en comprendre les causes.
Aussi, en Allemagne, le ministre de l'environnement, sur recommandation de l'office fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité
alimentaire, vient d'interdire l'utilisation de certains insecticides (gamme Cruiser de la société syngeta) dans la
mesure où de très très gros doutes pesaient sur cet agent. Curieusement, et une fois de plus, la frontière entre
l'Allemagne et la France est très hermétique car, après avoir arrêté le nuage de Tchernobyl, voici qu'elle arrête également les effets nocifs de ces produits.
Michel Barnier a dit n'avoir encore rien constaté en France......Personnellement, j'en doute et je trouve qu'en cette journée mondiale de la biodiversité, le gouvernement français serait
bien inspiré de suivre l'exemple allemand car les populations d'abeilles déclinent très fortement en France et tant qu'on ne connaitra pas la raison exacte, mieux vaut prendre le maximum de
précaution.
Difficile, aux Pays Bas, de construire de nouvelles habitations
sans augmenter son empreinte écologique. Avec déjà la plus forte densité d’habitants au km² en Europe, l'enjeu est souvent d'optimiser l'espace, de diminuer l'empreinte écologique tout
en permettant à des particuliers de se loger !
Pour résoudre cette équation complexe, la ville d’Amersfoort a décidé, au milieu des années 90, de se lancer dans un programme ambitieux de quartier
« solaire ».
L’idée a été d’avoir un terrain d’expérimentation et d’essais pour pouvoir ensuite développer pleinement la filière de l’énergie solaire aux Pays Bas. Et c’est bien là que réside la force de ce projet (tout comme dans ceux qui sont menés depuis de nombreuses années dans les pays nordiques) : le risque pris par les pouvoirs publics afin d'avancer pour trouver de nouvelles solutions.
Les travaux dans le nouveau quartier de Nieuwland ont débuté en 1995 pour se terminer en 2002. Sur une surface de plus de 70 hectares, 5.000 habitations ont été construites, ainsi que des équipements collectifs (écoles et centres sportifs par exemple).
Afin de bien piloter ce projet et de ne pas s’écarter des objectifs
initiaux fixés, les autorités locales ont eu recours à la méthode
DCBA qui permet de suivre à tout moment le niveau d’exigence environnementale du projet, en sachant que le D est considéré comme la base et le « A » est
synonyme d’excellence.
5 approches différentes de gestion de l’énergie solaire ont été testées à Amersfoort – Nieuwland :
- trois écoles primaires à faible consommation énergétique. En plus de matériaux isolants, l’une d’entre elle accueille 192 panneaux solaires ! Ce qui est également intéressant, c’est l’implication et la sensibilisation qui est faite auprès des enfants dans la mesure où des points infos retranscrivent quotidiennement les performances des panneaux
- Un projet photovoltaïque avec comme objectif, la production d’1MWp. Ce qui signifie que 500 habitations ont été équipées chacune de panneaux solaires sur une surface moyenne de 20m². (Au final, l’ensemble de la production est de 1,3 MWp !)
- 50 logements sociaux ont été équipés de capteurs solaires et panneaux photovoltaiques
- 19 habitations destinées à la vente équipées de panneaux solaires pour leur propre consommation
- Et enfin, deux bâtiments « à énergie équilibrée » faisant appel aussi bien aux énergies solaires qu’à des éléments présents dans les maisons passives (triple vitrage, par exemple)
Ce projet, mené à grande échelle, a permis de valider de nombreux aspects dans les constructions de nouveaux quartiers. Ainsi, la présence de panneaux solaires ne défigure pas l’ensemble. Ensuite, l’organisme social a appris à gérer des logements intégrant des panneaux solaires et enfin des nouvelles techniques ont pu être développées, afin de capter au mieux l’énergie solaire.
Contrat rempli, donc, pour ce quartier et on ne peut qu’inciter des municipalités ou promoteurs immobiliers, à se lancer dans des projets ayant une telle envergure car cela fait avancer à grand pas la technologie et la perception des énergies alternatives dans nos sociétés.
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