Mercredi 16 janvier 2008
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/2008 11:46
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Depuis plusieurs années, on voit apparaitre dans certaines villes une gestion différenciée des espaces verts.
Au delà de l'approche esthétique, on utilise les espaces vers pour restaurer les équilibres naturels et permettre à la biodiversité de trouver une plus grande place dans la
ville.
Dans la mesure où la ville de Bamberg, en Allemagne, vient de se voir remettre un prix pour sa gestion différenciée des espaces, je voulais justement vous présenter sa démarche. Située en
Bavière, Bamberg compte plus de 70.000 habitants et a décidé, en 1999, de ne plus entretenir de manière "classique" ses espaces verts (c'est à dire avec beaucoup d'insecticides et de pesticides)
mais au contraire, de les laisser "respirer" afin de réintroduire dans la ville des espèces végétales.
Résultat concluant après 8 années de pratique, comme le montre cette photo.
Alors qu'auparavant, sur les espaces verts aux abords des routes, on ne comptait que 10 espèces végétales, on en compte maintenant
plus de 400 dont des espèces assez rares.
De même, fini la tonte permanente pour avoir une pelouse verte digne de ce nom, maintenant, la ville a décidé de ne passer qu'une ou deux fois par an avec ses tondeuses.
Au final, tout le monde gagne car la ville réalise des économies substantielles sur la gestion de ces espaces verts (fini les pesticides, herbicides et tonte à tout va), la
nature retrouve petit à petit ses droits et les citoyens bénéficient d'espaces verts plus esthétiques.
Alors, dans le cadre des municipales, n'hésitez pas à interroger les différents candidats pour savoir s'ils sont aussi prêts à se lancer dans une gestion différenciée des
espaces verts.
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Dimanche 13 janvier 2008
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Voilà
une initiative que je trouve intéressante et constructive. 3 grandes villes allemandes, dont sa capitale, Berlin, viennent de mettre en place des "zones
environnementales" (Umweltzonen). L'objectif est bien évidemment de lutter contre les différentes pollutions engendrées par les véhicules et surtout, de diminuer les particules fines
présentes en surnombre dans les centres villes. On estime d'ailleurs en Allemagne à 75.000 le nombre de décés prématurés tous les ans, à cause de ces particules.
Le principe de ces Umweltzonen est le suivant.
Les véhicules des résidents tout comme ceux des personnes qui se rendent dans ces zones, doivent avoir une vignette correspondant au niveau de pollution de leur automobile.
Vignette verte : pour les véhicules les plus propres
Vignette jaune : pour les véhicules moyennes polluants
Vignette rouge : pour les véhicules les plus polluants
....et pas de vignette du tout pour les véhicules trop anciens, qui polluent beaucoup trop !
Cela se traduit de la façon suivante :
Voiture Diesel :
- avant 1997 : pas de vignette
- de 97 à 00 : Vignette rouge
- de 01 à 05 : Vignette jaune
depuis 2006 : Vignette verte
Voiture Essence
- avant 93 : pas de vignette
- depuis 94 : vignette verte
L'association environnementale "Deutsche Umwelthilfe" a pu constater
depuis le début de l'année, que les automobilistes jouaient le jeu et avaient bien apposé sur leurs pare brises les macarons correspondants au niveau de pollution de leurs véhicules. Pour
Berlin, plus de 80% des automobilistes controlés, avaient déjà mis leur vignette le 1er janvier 2008.
Si votre véhicule a une vignette verte, vous pourrez circuler sans problème dans la "zone environnementale". (Pour information, la zone de Berlin concernée par cette politique est de
88km² - en sachant que Paris a une superficie de 105 km², vous voyez à quel point le projet est ambitieux). Par contre, si vous avez une vignette jaune ou rouge, vous ne pourrez pas,
certains jours, circuler dans le centre ville(suivant les niveaux d'alerte à la pollution). Cependant, même si vous avez une vignette jaune ou rouge, il est souhaitable à terme de changer de
véhicule ou tout simplement, de passer au vélo et aux transports en commun car, dès 2010, les véhicules portant ces macarons seront interdits en permanence dans ces
Umweltzonen.
Etonnant de voir que dans ce pays, fabricant d'automobiles et surtout, ayant un des automobile club les plus puissants d'Europe (l'ADAC), la mesure ait réussi à
passer....Peut être tout simplement parce que la situation devient intenable et que les municipalités se rendent compte que l'on ne peut plus attendre. Et même si l'ADAC va chercher par tous les moyens à montrer que la pollution par les particules fines ne peut pas être attribuée uniquement aux véhicules...
17 autres grandes villes allemandes ont annoncé leur intention de mettre en place un tel système dans les mois prochains.
La question que l'on pourrait se poser est .....Si ça se pratique en Allemagne, est ce parce que les centres villes sont plus pollués que chez nous? Pour avoir une réponse
à cette question, comparons la qualité de l'air entre Berlin et Paris...mais aussi d'autres villes européennes . C'est ici que ça se passe ..... et vous pourrez constater que les niveaux de pollution sont quasi identiques donc, alors que l'on hésite à parler de
péage urbain sur Paris, pourquoi ne pas mettre en place un tel système?
Personnellement, je trouve l'approche intelligente et constructive. Alors.....quelle est la mairie qui osera mettre en place un tel système en France? Et puis, vous ne pensez pas que les
campagnes municipales actuelles pourraient être l'occasion de débattre de tels projets dans nos villes ? .....car, qu'on le veuille ou non, nous allons aussi en arriver à de telles solutions en
France, donc, autant les appliquer le plus rapidement possible. C'est une question de santé publique.
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Mercredi 19 décembre 2007
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Et oui, je vous propose de retourner aujourd'hui à Malmö, dans le sud de la Suède. Car cette ville est particulièrement remarquable dans ses différents engagements.
Je vous avais déjà parlé de ses quartiers verts (ici et là) mais cette fois ci, je voulais
vous présenter sa politique en faveur des produits issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable.
A la fin de l'année 2002, la ville de Malmö a mis en place un programme quinquennal de promotion des produits biologiques et équitables, avec comme objectif en 2008 d'avoir une offre dans
l'ensemble de la ville, d'au moins 10% de produits biologiques et/ou équitables. Je ne sais pas si vous imaginez ce que cela peut représenter mais ....10% de produits biologiques et/ou
équitables dans l'offre globale de produits alimentaires....c'est énorme, à l'échelle d'une ville.
Rien que dans votre supermarché "traditionnel", combien de produits bio et équitable? 10% de l'offre?....j'en doute.
Si d'un coté on a une offre, il faut également agir et stimuler la demande. Ainsi, la ville a mis en place des opérations de sensibilisation dans les écoles et auprès
du grand public avec des projections cinématographiques sur les produits bio et équitables.
Par ailleurs, comme ces produits sont souvent plus chers que les produits "pollués", la ville de Malmö explique à ses concitoyens comment mieux gérer son budget: en
achetant des produits en vrac ou de grande contenance, en cuisinant ses plats, en privilégiant les légumineuses, en ne cuisinant que ce dont on a besoin (en moyenne, les
suédois jettent 25% de ce qu'ils ont préparé)....et puis, si votre budget ne vous permet pas d'acheter en biologique ou équitable tout ce que vous souhaitez, la ville vous recommande
d'acheter...... des produits d'occasion !
Enfin, au niveau de ses propres achats, Malmö s'est fixé comme objectif d'avoir 20% des produits consommables issus de l'agriculture biologique et/ou équitable en 2008 ...avec,
en ligne de mire, un programme ambitieux de 100% de bio et d'équitable dans les cantines en 2012.
Ce que je trouve de remarquable dans cette initiative, c'est qu'une collectivité locale s'engage et associe pleinement ses concitoyens. C'est grace à ces actions que la ville a été la première en Suède a être
labellisée par l'organisme "Fairtrade" (plus connu sous le nomde Max Havelaar en France)
Tout le monde peut et doit agir sur l'offre, et quand les villes peuvent amplifier le mouvement, c'est encore mieux, non?
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Mercredi 12 décembre 2007
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/2007 01:38
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Cette semaine, je vous invite à découvrir deux exemples particulièrement intéressants.
Le premier se trouve en Belgique, à Maldegem. Il s'agit de la maison de retraite "Warmhof" qui vient juste d'ouvrir et qui a pour particularité de compter sur son toit....pas
moins de 600 panneaux solaires .....lesquels permettent d'alimenter à plus de 50% la consommation d'électricité du centre ! Ainsi, les 120 résidants bénéficient d'un grand
confort grace au soleil (et, notez au passage que c'est en Belgique, qui n'est pas l'Etat européen le plus ensoleillé!)
(non, non, ce n'est pas le pentagone, en photo mais bien la maison Warmhof de Maldegem!)
Autre destination pour couler des jours heureux en maison de retraite tout en préservant la planète......c'est à Cussac, en Haute Vienne, que cela se passe.
Cette commune de 1500 habitants a mis en place une installation"tout bois de chauffage".
Le projet comporte une chaufferie constituée de deux chaudières bois, qui alimentent un réseau de chaleur de 1,3 km ! Plusieurs batiments bénéficient de ce réseau dont la
mairie, les écoles et ...la maison de retraite de 80 lits.
Alors, le jour où vous devez ou souhaitez aller en maison de retraite......vérifiez si l'écologie est également prise en compte dans l'établissement. Là aussi, il y a des
pistes de travail intéressantes à explorer et en effet, il n'y a pas d'age pour être écolo. C'est plutot rassurant de se dire que l'on peut être écolo tout au long de sa vie, non?
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Lundi 10 décembre 2007
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/2007 22:15
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Publié dans : Des réussites écolos en Europe
Alors que pour certains, l'avenir passe par ce type de cheminées
(vous remarquerez au passage que j'ai essayé de vous trouver une belle image de centrale nucléaire by night)
pour d'autres, c'est au contraire un peu comme sur ces photos qu'il se dessine
C'est ainsi que l'on pourrait résumer de manière schématique les options que prennent la France et la Grande Bretagne pour leur avenir énergétique. D'un coté, la France fait le pari de
quasiment tout miser sur le nucléaire. De l'autre, la Grande Bretagne qui vient d'annoncer, par
l'intermédiaire de John Hutton, Secrétaire d'Etat aux Entreprises et à l'énergie, que son pays se lançait dans un projet d'envergure destiné à constuire un parc éolien tel qu'il permettra
d'ici 2020 de fournir en électricité tous les foyers britanniques.
L'idée est d'installer les 7000 éoliennes prévues, le long des cotes anglaises, avec deux turbines par miles dans des eaux de maximum 60 mètres de profondeur. Bien évidemment, ce
projet sera soumis à une enquête environnementale mais, personnellement, je le trouve enthousiasmant.
Tout d'abord, en optant pour le renouvelable et l'éolien, le Royaume-Uni va littéralement booster ses entreprises, son approche éco-économique et la
demande de main d'oeuvre dans ce secteur. Ensuite, l'éolien est une technologie facilement exportable contrairement au nucléaire, qui demande, entre autres, un minimum de
stabilité politique, ainsi qu'une maintenance irréprochable. Ensuite, le jour où l'on trouve une nouvelle forme d'énergie, on démonte les éoliennes (alors que pour la centrale ....et bien....on
ne la démonte pas, c'est trop compliqué, on garde notre uranium, c'est dangereux et cher !) Enfin, le gouvernement britannique semble avoir pris la mesure des enjeux du réchauffement climatique dont on débat en ce moment
à Bali avec un tel projet.
J'aime beaucoup l'image qu'a utilisé John Hutton il y a quelques jours lors d'une réunion interministérielle européenne : "Les énergies renouvelables seront au coeur de notre future économie faible en carbone, tout comme ont pu l'être, pendant la révolution industrielle, les cheminées, la construction de
routes et la production d'automobiles à la chaîne"
Et bien moi, en tant que Français, j'ai le sentiment que je ne vais pas en voir beaucoup d'eoliennes et que je suis mal parti pour vivre dans une économie faible en carbone ! Un peu désespérant,
non?
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