Pour ce faire, la société qui gère les logements sociaux de la ville a crée une entité spéciale, entière dédiée à la gestion locative de ce quartier : Gardstenbostäder. Les locaux de cette structure ont été implantés au cœur des bâtiments existants.

Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à
emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et
d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41
42ans, trois enfants et après 6 années en Suède, je vis de nouveau en France, à Lille, depuis 2011.
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Si vous souhaitez me contacter par mail : suede.gj arobase gmail.com
Au début des années 80, en
Suisse, face à des prix immobiliers élevés (déjà!), des personnes ont décidé de se regrouper en créant des Wogeno (Wohngenossenschaft), à savoir des coopératives
d'habitants. Avec plus d'une vingtaine de coopératives en Suisse, puis en Autriche et en Allemagne, la France compte dorénavant sur Lyon sa première coopérative.
Quel en est le principe?
La coopérative regroupe des personnes souhaitant un autre type d'habitat, une autre qualité de vie et un autre rapport au logement. C'est par la mise en commun de ressources
financières et par la participation active des habitants que la coopérative réalise ses projets.
L'autogestion des immeubles permet aux habitants de définir un cadre de vie plus proche de leurs aspirations, modulables au gré de leurs besoins.
Le but de la coopérative est de :
- sortir des immeubles du marché immobilier
- de les remettre en gestion aux habitants sous forme de bail associatif
- garantir aux habitants un loyer correspondant aux coûts réels de l'immeuble
Les aspects sociaux et écologiques se retrouvent dans les démarches des coopératives d'habitant. Ainsi, à Munich, en Allemagne, un immeuble
entièrement éco conçu a été construit en 2001(cf photos). De même, la dernière acquisition de la Wogeno de Munchc concerne un immeuble pouvant loger 400 personnes. Dans ce cas, des rénovations
ont également été faites dans l'optique de diminuer au maximum l'impact environnemental.
De nombreux exemples nous viennent donc de l'étranger et nous prouvent que les coopératives d'habitants sont possibles. Actuellement, à Lyon, un groupe s'est créé et ...sachez
qu'une réunion d'information se tiendra le 19 mars.
Pour celles et ceux qui habitent dans la région, c'est l'occasion de découvrir cette démarche originale. Pour les autres qui seraient intéressés, je suis certain que cette association,
Habicoop pourra vous renseigner et aider dans vos démarches.
Aujourd'hui, je vous propose de partir en Allemagne, dans la ville de Leinefelde plus précisément. Petite bourgade de 20.000 habitants, Leinefelde est située sur l'ancien territoire de l'Allemagne de l'Est et, jusqu'en 1989, n'était pas un exemple de réussite en matière architecturale, comme le prouve cette photo
Heureusement, les autorités locales se sont vite rendues compte, une fois le mur tombé, que la ville n'avait plus grand chose d'attractif, entre ses entreprises qui fermaient et son environnement
immédiat qui n'était pas particulièrement agréable. C'est alors qu'est né au début des années 90, un projet de développement soutenable de la ville, en s'appuyant sur les trois piliers
que sont l'écologie, l'économie et le social.
L'objectif a été d'impliquer au maximum les habitants dans toutes les démarches. Des réunions d'informations, des rencontres individuelles et des projections ont accompagné tous ces changements.
Ainsi, il a été décidé de démolir 50% des logements existants et de remettre à neuf, suivant des standards environnementaux exigeants, les 50% autres. D'un coté, il a fallu
reloger certaines personnes et de l'autre, profiter des périodes de vacances dans les logements, pour pouvoir les remettre petit à petit à neuf.
Approche environnementale
Lors des démolitions des immeubles, les entreprises ont fait en sorte de récupérer au maximum des matériaux, pour pouvoir les réutiliser dans d'autres chantiers. En procédant
ainsi, des nouvelles techniques ont été développées et ont fait de ce chantier, un véritable laboratoire.
Coté réhabilitation, un effort particulier a porté sur l'isolation des bâtiments et des panneaux solaires ont été installés. Le système de drainage des eaux de pluie mis en place a permis de gérer le flux d'eau, récurant "naturellement" les égouts.
Ensuite, la place dégagée par la démolition de certains
immeubles a servi à créer des espaces verts, des pistes cyclables et par conséquent, de favoriser la biodiversité. Avec une réduction de la densité urbaine et une végétalisation des espaces, les
habitants se sont appropriés les nouveaux espaces....ce qui a entraîné une attitude protectrice de leur part.
Approche sociale
Face à une ville qui pouvait paraître inhumaine, l'objectif a été de réintroduire les services publics dans tous ces espaces. En récréant un lien entre l'Etat et les citadins, la
ville a commencé à faire évoluer les mentalités. Toutes les écoles ont été rénovées et ont reçues des équipements très modernes (aires de jeux, ordinateurs, bibliothèques...). Des activités
sportives ont également vues le jour.
Un journal local a été créé, tout comme des expositions et
des rencontres, pour accompagner l'ensemble du projet. De plus, des rencontres régulières ont été instituées entre les locataires et les propriétaires des appartements, afin d'améliorer le
dialogue et la compréhension entre tous.
Approche économique
En revitalisant la ville, des emplois se sont créés et actuellement, le taux de chomage dans la ville est de 14% ....à comparer au 16,7% de taux de chômage pour l'ensemble du
Land. A ce jour, on compte plus de 2.500 entreprises dans la ville, ce qui en fait maintenant une véritable force d'attraction pour de nouveaux habitants. D'ailleurs, en 2006, la
population augmentait de nouveau et cette fuite des citadins était enfin enrayée.
Ainsi, cette expérience qui sert de véritable laboratoire pour le Land de Thuringe mais aussi, pour l'Allemagne, a mis en avant les enseignements suivants :
- qu'il est possible de faire évoluer les choses même dans un environnement à priori réfractaire, pour peu que le projet soit lancé rapidement et de manière cohérente
- que les actions isolées n'ont pas de sens mais bien au contraire, une approche globale sur les trois piliers que sont l'économie, l'écologie et le social
- que la qualité est un véritable gage de durabilité et que d'un point de vue architectural, il est important d'impliquer un maximum d'architectes pour créer l'émulation entre
eux
- Le suivi d'un tel projet doit se faire par des équipes stables et solides
- Enfin, la transparence et l'information délivrées au public permettent de créer la confiance, nécessaire à des projets de cette envergure.
En 15 ans, environ 130 millions d'Euros ont été investis pour littéralement transformer une ville, dans une logique de développement durable. Un projet exportable chez nous, vous ne
croyez pas?
Au départ de cette initiative, les Bachpatenschaften. Ce sont en fait des regroupements de personnes que l’on pourrait traduire par des « comités
de parrainage de ruisseaux ». L’idée est de proposer à des citoyens sensibles à l’environnement, à des enfants ou des écoles, de se regrouper dans un tel comité, afin d’engager des
actions de protection et de suivi des ruisseaux.
Aussi, lorsque le Land de Hambourg a souhaité réaménager ses différents ruisseaux, afin d’y voir renaitre une grande biodiversité, avec comme objectif en 2010, d’y retrouver entre
autres, des truites (d’où le nom du projet), il a facilement trouvé de nombreux relais sur le terrain.
Tout d’abord, plantons le décor. Munich est la troisième ville d’Allemagne, capitale du Land de Bavière et compte 1,3 millions d’habitants intra muros et le double avec son agglomération.
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