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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu personnel d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
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Des réussites écolos en Europe

Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /Mai /2008 22:25
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Partons à la découverte de l’éco village le plus insolite actuellement en développement en Europe : Sieben Linden, situé dans l’ex Allemagne de l’est.

 


 

 

A l’origine de ce projet, une association (freundeskreis Ökodorf) dont le but était de promouvoir et de valoriser les expériences entre écovillages et autres initiatives respectueuses de l’environnement. Petit à petit est venue l’idée de bâtir, grandeur nature, un éco village qui reprendrait justement les principes développés et soutenus par l’association.

 

C’est ainsi qu’en 1997 le site de Sieben Linden a vu le jour (entre Hambourg et Magdebourg, dans l’est de l’Allemagne), avec ses premiers habitants. Fondé sur les principes d’auto suffisance, et d’impact écologique minimum, tout a été pensé à Sieben Linden pour vivre en parfaite harmonie avec la nature et ses envies. La surface totale occupée est de 42 hectares, se composant de 25 hectares de forêt, 6 de logement et 11 hectares pour les jardins et espaces communs. Actuellement, plus de 80 adultes et 30 enfants habitent sur le site mais l’objectif est à terme d’atteindre 300 personnes.


 

 

Le chauffage des habitations et de l’eau se fait grâce au bois trouvé sur place ou par l’intermédiaire des panneaux solaires. L'eau vient du site lui même et, afin de ne pas polluer l'environnement, les eaux usées sont dépollées grâce aux plantes avant d'être rejetées dans la nature. Les jardins potagers sont encouragés (et arrosés grace aux eaux dépolluées) et les habitations ont été construites en paille, bois et argile. D’ailleurs, cette approche a permis de reconnaître, pour la première fois en Allemagne, qu’il était possible d’avoir des habitats collectifs en paille.


 


La vie communautaire développée à Sieben Linden est très élaborée. D’un coté, l’ensemble de Sieben Linden et à l’intérieur, des petits groupes de personnes qui souhaitent vivre selon leurs envies respectives. Ainsi, le groupe radical « Club 99 » a pour objet de partager l’ensemble des biens et de consommer quasi exclusivement les produits cultivés sur place grâce à des moyens manuels uniquement. Les autres communautés prennent des formes plus traditionnelles.

 

 

A ce jour, ce projet peut nous paraître déplacé ou « fou » mais il n’empêche, nous avons peut être là des pionniers qui nous montrent comment vivre en prise directe avec son environnement, tout en le respectant. De plus, cette initiative a permis de valider les constructions d’habitats collectifs en paille, certainement un des matériaux les plus respectueux de l’environnement. Sieben Linden sera-t-il perçu, dans quelques années, comme le mode de développement à suivre ? Difficile à dire car l’expérience est à une petite échelle mais elle mérite d’être suivie, pour que nous bénéficions également de ces avancées.

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Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /Mai /2008 22:40
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

 

Des petits jardins qui aboutissement dans les jardins communaux., des maisons en verres, un jardin sauvage, de l'eau, un étang, des ponts..... ce cadre idyllique ne se situe qu’à 5 minutes à pied de la gare de Culemborg, aux Pays Bas.

 

 



L'éco quartier du nom d' Eva Lanxmeer est né de la volonté d’une femme, Marleen Kaptein. Convaincue qu’il fallait que nous changions nos modes de vie « ensemble » et que pour cela, les changements devaient venir de la base, Marleen Kaptein s’est battue depuis le début des années 90 pour imposer son idée d’éco quartier.

 

A force de rencontres, réunions et débats, cette femme a réussi à convaincre une commune (Culemborg) de lui céder un emplacement …très particulier puisque l’éco quartier est construit au dessus de la nappe phréatique alimentant tous les habitants en eau potable ! Habituellement zones non constructibles,les champs captants au dessus des nappes approvisionant les villes sont des zones très sensibles en matière d'urbanisme. Cependant, les autorités locales ont malgré tout adhéré au projet dans la mesure où elles étaient également associées aux décisions et démarches et que l'objectif de cet éco quartier était d'avoir une empreinte écologique minimale.

 

Au-delà des matériaux utilisés (non polluants, recyclables et de proximité), l’objet de Culemborg est aussi de mixer aussi bien des logements en location qu’à la vente, des jeunes et des moins jeunes, et également, entre les habitations, d’y construire des bureaux.

 

Compte tenu de son emplacement, un soin tout particulier a été porté à la gestion de l’eau. D’un coté, les eaux de pluie sont canalisées pour être acheminées dans des petites tranchées, permettant ainsi l’infiltration de l’eau dans la nappe et donc, à terme, de recharger la nappe phréatique.


De l’autre, les eaux usées sont captées pour être dépolluées grace aux plantes (roseaux) puis, une fois cette phytoépuration menée, cette eau est déversée dans des petits plans d’eau que l’on retrouve sur le site.

 

Passé de l’utopie à la réalité, ce projet est une vraie réussite…aussi bien environnementale que sociale et économique. Sa clé réside dans la participation et l’implication constante des citoyens mais aussi des intervenants (ville, architectes, paysagistes, urbanistes…..). D’ailleurs, les habitants entretiennent eux-mêmes les espaces communs, ce qui les incite plus encore à « protéger » leur cadre de vie immédiat.

 
A l'heure où l'urbanisation rampante met en danger parfois les champs captants, cet exemple devrait être suivi dans de nombreuses communes assez ouvertes pour accepter que le projet vienne de la "base" et non du sommet. C'est tout même envisageable, non?

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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /Avr /2008 23:21
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

L’Ecovillage de Cleveland est un projet lancé dans l’Ohio, permettant de prouver que la vie en centre-ville peut aussi se conjuguer avec une approche durable du social et de l'écologie.

 


Avec une population de près d’un million d’habitants en 1950 et d’environ 500.000 à la fin des années 1990, Cleveland est une des villes américaines à avoir perdu le plus d’habitants intra muros, au profit de banlieues sans fin.

 

 

Aussi, en 1995, en réponse à un étalement urbain de plus en plus préoccupant, des résidents, accompagnés d’une association écologiste, ont souhaité réfléchir à ce problème, afin d’y apporter une réponse concrète.

Plutôt que de construire quelque chose de nouveau, ils se sont penchés sur l’idée de réhabiliter un quartier en le transformant petit à petit en éco village. Tous les quartiers de la ville ont été consultés et il leur a été demandé s’ils souhaitaient faire partie du programme.

Après de nombreuses réunions et débats publics, le choix du site s’est porté sur un quartier bordé par une voie de chemin de fer. Est venue ensuite la consultation d’urbanistes, de paysagistes, de spécialistes du déplacement urbain et d'architectes. En décembre 1997, une réunion de lancement de l’écovillage et de ses transformations s’est tenue afin de présenter les 250 habitations à construire, la réhabilitation du centre commercial ainsi que les emplacements prévus pour les jardins collectifs. Un appel d’offre a alors été lancé, aboutissant enfin, au début de 2001, à la construction des premières habitations éco conçues, lesquelles sont devenues d’excellentes vitrines pour la suite du projet.




Les maisons consomment en effet 50% d’énergie en moins que les consommations moyennes américaines, les matériaux de construction sont sains, l’approche bioclimatique a été pensée en amont, tout comme la qualité de l’air intérieur. Les bois utilisés sont d’origine FSC et des panneaux solaires permettent d’apporter aux habitations l’équivalent de 4 kw par heure. Fait marquant pour les Etats-Unis…ces maisons sont à 5 minutes à pied de la gare, que l’on peut rejoindre par des pistes cyclables et parcours pédestres.

 

 

Parallèlement à ces maisons, les espaces verts ont été repensés, tout comme la création de jardins collectifs. La zone commerçante a été réaménagée afin de permettre de s’y déplacer à pied et en vélo, et de mixer un peu plus des habitations avec des bureaux et des magasins.

 

Un des points forts de ce projet réside dans la proximité voulue entre les concepteurs et l’université de Cleveland. Ainsi, les professeurs ont pu communiquer avec les architectes et habitants, les aidant tous à mieux appréhender ce concept d’éco village. Car, si vous n’associez pas les citoyens à vos projets, difficile de les faire adhérer. Dans le cas présent, les nombreuses réunions publiques ont toujours trouvé une large audience avec des citoyens satisfaits de voir les pistes cyclables se développer, de constater le calme dans le quartier ainsi que les espaces verts plus présents.


Avec maintenant plus de 3000 habitants vivants directement dans ce quartier, on peut dire que l’EcoVillage de Cleveland est une réussite, d’autant plus que nous sommes dans le pays de l’automobile.
Et puis cette approche nous prouve que, même aux Etats-Unis, on peut repenser des quartiers de centre ville en combinant l’écologie, l’économie et le social !


On pourrait conseiller à George Bush d'aller plus souvent à Cleveland, vous ne croyez pas?

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Mardi 8 avril 2008 2 08 /04 /Avr /2008 22:49
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Aujourd'hui, je vous emmène au Danemark, dans le village de Munksoegaard. Situé à une vingtaine de kilomètres de Copenhague, cet éco village a été construit en 2000 et fait partie des exemples les plus réussis de ce qui peut se faire en matière de co-habitat.





Qu'entend-on par co-habitat?

D'origine scandinave (et plus exactement danoise !), ce concept a pour principe une formule d'habitat groupé permettant aux propriétaires des logements de jouir d'une autonomie et d'une indépendance dans un environnement qui invite à une certaine vie sociale et communautaire. Souvent, ce terme est employé pour désigner des ensembles de maisons individuelles groupées autour d'un immeuble et d'installations communautaires.

 

 

 

Dans le cas de Munksoegaard, cette photo est particulièrement parlante :


 En plein coeur du village, on trouve une ancienne ferme qui a été restaurée. Autour, cinq grands "ensembles", composés chacun de 20 habitations.  On retrouve, dans chaque ensemble, des personnes aux profils différents :des familles, des séniors et des jeunes. Enfin, chaque entité possède sa maison commune, pour partager éventuellement les repas, les loisirs, les fêtes, les réunions...

Munksoegaard reprend bien le concept de départ du co-habitat et qui a trouvé son inspiration dans un article de Bodil Graae's, en 1967, et qui écrivait alors : "Chaque enfant devrait avoir 100 parents".

 

Et même si 1,5% de la population danoise vit maintenant selon ces principes, le village de Munksoegaard est plus remarquable encore, compte tenu de son éco-conception.


En effet, les maisons communes de chaque ensemble sont auto construites en paille ! Chaque habitation est en bois, avec une peinture extérieure respectueuse de l'environnement, les vitrages permettent de limiter au maximum les pertes d'énergie, des panneaux solaires alimentent en partie certaines habitations, une petite centrale fonctionnant au bois permet de chauffer les habitations, les routes sont en graviers (et non en bitume), l'eau de pluie est récupérée pour l'ensemble des maisons communes, l'agriculture biologique est encouragée, les déchets sont limités à leur maximum et triés pour être recyclés....

Enfin, sachez que le village est à proximité de la gare, que des solutions de Car Sharing ont été mises en place et que l'utilisation fréquente du vélo est la "norme".

Une fois de plus, les scandinaves nous montrent que des pistes alternatives existent pour vivre ensemble avec des approches plus partagées et respectueuses de l'environnement. En France, le développement d'éco village ou de solutions de co-habitat est très récent mais au moins...il a la chance de pouvoir s'appuyer sur cette forte expérience nordique et de nous montrer que ....ça fonctione.

Alors....tous partants pour du co-habitat en éco village?

 

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Mardi 1 avril 2008 2 01 /04 /Avr /2008 23:50
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Quitter nos réflexes automobiles n’est pas toujours des plus simples. Ainsi, lorsque l’on habite à la campagne, il faut reconnaître qu’il est difficile de faire sans voiture. Par contre, dans les grandes villes, on pourrait souvent s’en passer mais (et là, je fais part de mon expérience personnelle), on trouve toujours des « bonnes raisons » pour ne pas franchir le cap !....même si on utilise très peu notre voiture. On se dit ….. « Le jour où je dois aller aux urgences pour mes enfants, la fois où nous souhaitons partir en week end….. »

 

Aussi, les « villes » devraient nous aider à franchir le cap, en s'organisant pour être vivables sans voiture. Des associations sont également très actives sur ce sujet et je trouve que le mouvement Carfree né à l’étranger (Allemagne, USA et Angleterre principalement) dans les années 90 est une approche intéressante.

 


 

 

L’objectif de cette initiative est de montrer que l’on peut vivre sans voiture, et que la ville est plus agréable sans cette dépendance. En Allemagne, les associations sont très actives, avec des antennes dans les plus grandes villes. Leur travail est de sensibiliser les citoyens, de repérer les espaces constructibles et d’influencer les promoteurs pour qu’ils se lancent dans des « quartiers sans voiture».

 

A ce jour, plus d’une dizaine de quartiers a vu le jour et la ville de Munich, s’est fixée comme objectif d’ici 2015, d’avoir 10.000 logements « sans voiture ».

 

Le principe est de construire des habitations à proximité des transports en commun existants, et des commerces de proximité. Les règles de vie dans le quartier interdisent complètement le recours à la voiture, tout comme la construction de parking en périphérie du quartier. Bref, en habitant dans un tel quartier, vous allez au bout de la logique d’abandon de la voiture.



 

 

Cependant, même si cette dernière est nuisible (pollution atmosphérique et sonore, accidents…) , elle n’en reste pas moins utile et nécessaire dans certaines situations, d’où des solutions d'auto partage mises en place dans ces quartiers.

 

Le dernier exemple allemand nous vient de Cologne, avec un quartier « sans voiture » sur 4 hectares  et ayant pour promoteur, une société privée. Les premiers occupants de ce quartier (dès janvier 2007) sont satisfaits de leur nouvelle vie à hauteur de 95% !

 

En France, le mouvement Carfree est présent sur la toile depuis le début de l’année et cherche à sensibiliser un maximum de citoyens. Vous pouvez les retrouver en cliquant ici.

 

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais ….si l’on me propose des environnements clairement adaptés à une vie sans voiture, avec des solutions alternatives de déplacement ……je franchis le cap et j’abandonne définitivement mon automobile. Pas vous ?

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