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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41 ans, trois enfants et vis depuis quelques années en Suède.

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Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 22:52
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

undefined Au début des années 80, en Suisse, face à des prix immobiliers élevés (déjà!), des personnes ont décidé de se regrouper en créant des Wogeno (Wohngenossenschaft), à savoir des coopératives d'habitants. Avec plus d'une vingtaine de coopératives en Suisse, puis en Autriche et en Allemagne, la France compte dorénavant sur Lyon sa première coopérative.



Quel en est le principe?



La coopérative regroupe des personnes souhaitant un autre type d'habitat, une autre qualité de vie et un autre rapport au logement. C'est par la mise en commun de ressources financières et par la participation active des habitants que la coopérative réalise ses projets.




L'autogestion des immeubles permet aux habitants de définir un cadre de vie plus proche de leurs aspirations, modulables au gré de leurs besoins.


Le but de la coopérative est de :

- sortir des immeubles du marché immobilier
- de les remettre en gestion aux habitants sous forme de bail associatif
- garantir aux habitants un loyer correspondant aux coûts réels de l'immeuble


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Les aspects sociaux et écologiques se retrouvent dans les démarches des coopératives d'habitant. Ainsi, à Munich, en Allemagne, un immeuble entièrement éco conçu a été construit en 2001(cf photos). De même, la dernière acquisition de la Wogeno de Munchc concerne un immeuble pouvant loger 400 personnes. Dans ce cas, des rénovations ont également été faites dans l'optique de diminuer au maximum l'impact environnemental.




De nombreux exemples nous viennent donc de l'étranger et nous prouvent que les coopératives d'habitants sont possibles. Actuellement, à Lyon, un groupe s'est créé et ...sachez qu'une réunion d'information se tiendra le 19 mars.
 
Pour celles et ceux qui habitent dans la région, c'est l'occasion de découvrir cette démarche originale. Pour les autres qui seraient intéressés, je suis certain que cette association, Habicoop pourra vous renseigner et aider dans vos démarches.

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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 22:07
- Publié dans : Agir
Tout d'abord, une rapide définition sur le "profil" du lanceur d'alerte


"Simple citoyen ou scientifique travaillant dans le domaine publique ou privé, le lanceur d’alerte se trouve à un moment donné, confronté à un fait pouvant constituer un danger potentiel pour l’homme ou son environnement, et décide dès lors de porter ce fait au regard de la société civile et des pouvoirs publics. Malheureusement, le temps que le risque soit publiquement reconnu et s’il est effectivement pris en compte, il est souvent trop tard. Les conséquences pour le lanceur d’alerte, qui agit à titre individuel parce qu’il n’existe pas à l’heure actuelle en France de dispositif de traitement des alertes, peuvent être graves : du licenciement jusqu’à la « mise au placard », il se retrouve directement exposé aux représailles dans un système hiérarchique qui ne le soutient pas car souvent subordonné à des intérêts financiers ou politiques"


3 exemples de lanceurs d'alerte qui doivent faire face à des actions en justice.


Tout d'abord, Véronique Lapides qui s'est battue pour faire apparaitre la vérité à Vincennes, sur l'ancien site de l'usine Kodak et où l'école maternelle voyait des enfants souffrir curieusement de maladies rarissimes. Sachez que les résultats de son proces sont attendus le 14 mars mais, en ce qui me concerne, j'espère que toute la lumière sera faite sur ce site car...j'y ai travaillé pendant 2 ans, sans savoir, à l'époque, l'impact que cela pouvait avoir sur ma santé ! Pour en savoir plus et soutenir Véronique Lapides, c'est
ici


Ensuite, un autre lanceur d'alerte : Pierre Meneton, qui a mis en avant l'impact sanitaire de la présence de sels dans nos aliments. (pour en savoir plus, cliquez ) Pour ce lanceur d'alerte, le verdict de son procès interviendra le 13 mars.


et enfin, Christian Vélot, qui a pointé du doigt l'impact des OGM dans nos sociétés. Regardez cette interview de Christian Vélot et vous comprendrez qu'être un "lanceur d'alerte" nécessite beaucoup de courage (vous pouvez d'ailleurs le soutenir en signant la pétition ici)
 

 




Au delà des sanctions prises à l'encontre de ces lanceurs d'alerte, je trouve extrêmement choquant que la communauté scientifique refuse les débats en son sein et surtout, que nous, simples citoyens, soyons souvent tenus à l'écart des débats de sociétés car.....les OGM, à bien regarder les sondages, les Européens N'EN VEULENT PAS, les nanotechnologies soulèvent beaucoup d'interrogations, les antennes relais aussi ...mais où sont les citoyens dans ces débats ? Seulement du coté des victimes potentielles...à priori, oui, c'est là que veulent nous laisser certains lobbies.


Et justement, en parlant de lobby et d'OGM, je vous invite également à suivre avec beaucoup d'attention l'enquête menée par Marie Monique ROBIN sur la firme Monsanto. Son enquête sera diffusée mardi 11 mars, à 21 heures, sur ARTE.

Pour toutes ces situations, la meilleure des réponses que nous pouvons apporter, en tant que citoyen, c'est de diffuser l'information, soutenir ces lanceurs d'alerte et regarder massivement le reportage de mardi soir, sur Arte.
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 11:48
- Publié dans : Vidéo d'écolo

C'est évident, nous devons renforcer nos réseaux de transports collectifs. Que ce soit le train, les réseaux de bus, tram et métro...il nous faut un maillage performant des villes pour limiter au maximum les pollutions générées par les véhicules individuels.

Cependant, voici une vidéo qui pose aussi la question de savoir si ....ce sont les transports collectifs qui doivent s'adapter à la ville ...ou l'inverse car dans ce cas, on comprend bien que c'est la "ville" qui est venue se placer dans des endroits pour le moins insolites....

Qu'en pensez vous?
 

 

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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 12:42
- Publié dans : Réchauffement climatique

Le magazine scientifique La Recherche vient de publier les résultats d'une enquête de 3 chercheurs français (Hervé le Trent, Bernard Laponche et Benjamin Dessus) sur l'impact du méthane dans le réchauffement climatique et sa "sous" prise en compte dans les enjeux, dans la mesure où ils ont été transformés, trop rapidement  "en tonne équivalent CO2".

Bon, je m'explique ! 

undefined Tout  d'abord, quelle est la provenance du méthane : les zones humides, l'extraction du charbon, l'industrie gazière et pétrolière, les flatulences des ruminants et la décomposition des déchets organiques dans les décharges à ciel ouvert.

Pour essayer d'avoir des données compréhensibles, les experts du GIEC (Groupe International des Experts en Climatologie) ont transcris les émissions des différents Gaz à Effet de Serre (ceux qui sont responsables du dérèglement climatique) en tonne équivalent CO2. Cependant, le CO2 dégagé dans l'air n'a pas le même impact dans le temps que le méthane.  A court terme, le méthane est plus nocif que le CO2 mais hélàs, les correspondances entre méthane et CO2 ne portent que sur 100 ans et non sur 10, 15 voire 50 ans. Et c'est bien là que se situe le problème .....on doit réduire de manière drastique nos émissions de CO2 à l'horizon 2050 donc, autant mesurer les émissions de méthane d'ici 2050 et non à 100 ans !

Pas simple à comprendre mais j'espère que mes propos vous auront permis d'y voir un peu plus clair.

Sachez qu'en tant que citoyen, il y a plusieurs façons d'agir, dès maintenant. Tout d'abord, dans votre collectivité, savoir si les décharges à ciel ouvert, éventuellement proches de chez vous, récupèrent le méthane. Si ce n'est pas le cas, il fautdrait les inciter à le faire extrêmement rapidement car cette opération est relativement simple à mettre en oeuvre et permettra déjà de diminuer les émissions de GES. (Gaz à Effet de Serre)

undefined Et puis, dans votre alimentation ...comme les flatulences des ruminants contribuent à 4% des émissions de GES et bien.....diminuez vos consommations de viande et de lait. Personnellement, je le fais depuis environ un an et croyez moi, je me porte très bien.




Pour résumer : 

il ne faut pas réduire le réchauffement climatique uniquement aux émissions de CO2

On peut agir en interpellant les collectivités qui ont des décharges à ciel ouvert, pour qu'elles récupèrent et éliminent le méthane

et enfin ...réduisez fortement votre consommation de viande et de laitage



Je ne sais pas pourquoi mais ...avec ce dernier point, je me dis que je ne vais pas me faire des amis auprès des lobbys de viande bovine ou de laitage !
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 23:58
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Aujourd'hui, je vous propose de partir en Allemagne, dans la ville de Leinefelde plus précisément. Petite bourgade de 20.000 habitants, Leinefelde est située sur l'ancien territoire de l'Allemagne de l'Est et, jusqu'en 1989, n'était pas un exemple de réussite en matière architecturale, comme le prouve cette photo

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Heureusement, les autorités locales se sont vite rendues compte, une fois le mur tombé, que la ville n'avait plus grand chose d'attractif, entre ses entreprises qui fermaient et son environnement immédiat qui n'était pas particulièrement agréable. C'est alors qu'est né au début des années 90, un projet de développement soutenable de la ville, en s'appuyant sur les trois piliers que sont l'écologie, l'économie et le social.


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L'objectif a été d'impliquer au maximum les habitants dans toutes les démarches. Des réunions d'informations, des rencontres individuelles et des projections ont accompagné tous ces changements. Ainsi, il a été décidé de démolir 50% des logements existants et de remettre à neuf, suivant des standards environnementaux exigeants, les 50% autres. D'un coté, il a fallu reloger certaines personnes et de l'autre, profiter des périodes de vacances dans les logements, pour pouvoir les remettre petit à petit à neuf.


Approche environnementale

Lors des démolitions des immeubles, les entreprises ont fait en sorte de récupérer au maximum des matériaux, pour pouvoir les réutiliser dans d'autres chantiers. En procédant ainsi, des nouvelles techniques ont été développées et ont fait de ce chantier, un véritable laboratoire.

Coté réhabilitation, un effort particulier a porté sur l'isolation des bâtiments et des panneaux solaires ont été installés. Le système de drainage des eaux de pluie mis en place a permis de gérer le flux d'eau, récurant "naturellement" les égouts.

undefined Ensuite, la place dégagée par la démolition de certains immeubles a servi à créer des espaces verts, des pistes cyclables et par conséquent, de favoriser la biodiversité. Avec une réduction de la densité urbaine et une végétalisation des espaces, les habitants se sont appropriés les nouveaux espaces....ce qui a entraîné une attitude protectrice de leur part.




Approche sociale

Face à une ville qui pouvait paraître inhumaine, l'objectif a été de réintroduire les services publics dans tous ces espaces. En récréant un lien entre l'Etat et les citadins, la ville a commencé à faire évoluer les mentalités. Toutes les écoles ont été rénovées et ont reçues des équipements très modernes (aires de jeux, ordinateurs, bibliothèques...). Des activités sportives ont également vues le jour. 

undefined Un journal local a été créé, tout comme des expositions et des rencontres, pour accompagner l'ensemble du projet. De plus, des rencontres régulières ont été instituées entre les locataires et les propriétaires des appartements, afin d'améliorer le dialogue et la compréhension entre tous.




Approche économique 

En revitalisant la ville, des emplois se sont créés et actuellement, le taux de chomage dans la ville est de 14% ....à comparer au 16,7% de taux de chômage pour l'ensemble du Land. A ce jour, on compte plus de 2.500 entreprises dans la ville, ce qui en fait maintenant une véritable force d'attraction pour de nouveaux habitants. D'ailleurs, en 2006, la population augmentait de nouveau et cette fuite des citadins était enfin enrayée.


Ainsi, cette expérience qui sert de véritable laboratoire pour le Land de Thuringe mais aussi, pour l'Allemagne, a mis en avant les enseignements suivants : 

- qu'il est possible de faire évoluer les choses même dans un environnement à priori réfractaire, pour peu que le projet soit lancé rapidement et de manière cohérente

- que les actions isolées n'ont pas de sens mais bien au contraire, une approche globale sur les trois piliers que sont l'économie, l'écologie et le social

- que la qualité est un véritable gage de durabilité et que d'un point de vue architectural, il est important d'impliquer un maximum d'architectes pour créer l'émulation entre eux

-  Le suivi d'un tel projet doit se faire par des équipes stables et solides

- Enfin, la transparence et l'information délivrées au public permettent de créer la confiance, nécessaire à des projets de cette envergure.

En 15 ans, environ 130 millions d'Euros ont été investis pour littéralement transformer une ville, dans une logique de développement durable. Un projet exportable chez nous, vous ne croyez pas?

 

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