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Le blog Ecolo du Jour a été lancé en 2006 afin de réfléchir, ensemble, aux meilleurs chemins à emprunter pour lutter contre le réchauffement climatique et rendre notre quotidien plus écologique. Il se veut un lieu personnel d'échanges, de réflexions mais aussi et surtout, créateur d'idées et d'espoirs !
En ce qui me concerne, j'ai 36 37 38 39 40 41  42   43ans, trois enfants et après 6 années en Suède, je vis de nouveau en France, à Lille, depuis 2011.

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Des réussites écolos en Europe

Mardi 18 septembre 2012 2 18 /09 /Sep /2012 08:13
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Alors que les "grands" industriels tablent sur le retour de la pauvreté en Europe, avec des plus petits conditionnements pour leurs produits (imaginez l'explosion d'emballage pour ces mini doses et l'impact environnemental que cela aura!), voilà une initivative POSITIVE et tellement intéressante dans le domaine de l'alimentation qu'elle devrait inspirer des groupes locaux et pourquoi pas, des communes entières.

 

 

incroyables-comestibles.jpg

 

Comment le collectif fait bouger les choses !

 

Tout a commencé il y a maintenant 4 ans, dans une petite ville de 14.000 habitants au nord de Manchester (Royaume Unis), à savoir ....Todmorden. A cette époque, la ville se mourrait, voyait ses emplois s'envoler et ses habitants avaient le moral en berne !

 

C'est face à cette situation qu'un petit groupe d'activistes a provoqué une réunion pour voir quelles pistes seraient possibles pour changer cela avec en tête, l'idée de lancer un projet de sensibilisation à l'environnement et pour une alimentation locale. Avec une très forte adhésion dès la première réunion, le petit groupe s'est vite organisé pour développer et mettre en pratique cette idée !

 

S'appuyant sur trois piliers, à savoir la collectivité, l'éducation et l'économie, cette approche produit des petits miracles depuis maintenant 4 ans. Ainsi, la population locale s'identifie et s'engage dans ces projets, avec la volonté de faire bouger les choses. Les écoles de la ville et donc les élèves, ont planté des potagers et des arbres fruitiers dans leurs enceintes mais aussi sur certains terrains qui étaient à l'abandon. L'hôpital a mis en place des bacs de plantation pour fruits et légumes ainsi que la police, les organismes régionaux......

 

Un vrai retour de la solidarité et de l'échange

 

L'idée est de produire localement pour consommer localement tout en partageant dans la mesure ou de nombreux espaces verts sont ouverts à la cueillette..... Il vous manque du persil...hop, allez en chercher dans le petit jardin d'herbes aromatiques qui poussent le long d'un chemin. Une tomate.....la police en a peut être dans ses potagers?

 

Je vous parle ici des fruits et légumes mais il y a aussi des démarches communes entamées au niveau des ruches, des poules et des vaches (pour les omnivores :-)).

 

Ainsi, en 4 ans, cette démarche a changé localement les mentalités et a permis à une ville d'avancer dans un projet commun, enthousiasmant et particulièrement d'actualité car ....si les grands industriels nous parlent de retour de la pauvreté, ne devrions nous par leur dire (ainsi qu'à nos politiques)  qu'il faut qu'il y ait un retour de la solidarité et du partage?

 

Pour découvrir cette initiative en vidéo, regardez ce reportage.....J'adore l'idée du jeu avec la pince à linge !

Ou sinon, sur internet, en les contactant ici

 

 

 

 

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Mardi 31 janvier 2012 2 31 /01 /Jan /2012 09:19
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Voila une approche qui se développe très bien en Suède et je suis prêt à prendre les paris que nous verrons prochainement en France de telles initiatives. Pour le nom, à savoir, vétothèque, je ne sais pas si la traduction est la bonne (en suédois, cela s´appelle lånegarderoben) mais vous allez vite comprendre pourquoi j´ai choisi ce terme!

 

lanegarderoben.jpg

(photo : Petter Cohen)

 

De quoi s agit il?

 

A l´image des livres que vous empruntez dans une bibliothèque, les initiateurs de cette vétothèque ont souhaité proposer des habits à la disposition de leurs membres avec comme souhait initial, de réduire la consommation et les budgets consacrés aux vêtements.

 

Comment cela fonctionne?

 

Dans un premier temps, vous payez un abonnement d´environ 55 €, valable pour une durée de 6 mois. Ensuite, pendant toute cette période, vous pouvez emprunter les habits que vous le souhaitez, à hauteur de 3 maximum pendant une durée totale de 3 semaines. Bien évidemment, lorsque vous empruntez ces habits, on vous remet également les indications pour leur nettoyage et si vous ne les rendez pas propres ou si vous les retournez abîmés, vous devez tout simplement les remplacer.

 

Quels sont les habits que l´on trouve?

 

C´est ici que le concept est particulièrement intéressant, dans la mesure où les habits proposés sont bien évidemment dans différentes tailles mais ce sont surtout essentiellement des habits de créateurs suédois. Ainsi, vous portez de beaux habits, originaux et très souvent à base de produits respectueux de l´environnement.....et tout cela, à un coût très réduit.

 

Au final, on peut dire que grâce à cette vétothèque, on peut s´habiller de manière plus originale, en parfait respect de nos convictions (diminution de notre consommation de vêtements...et de notre garde-robe) et à moindre coût ! Alors, qui se lance en France pour un tel concept? Et seriez vous partant(e)s pour un tel concept en France ?

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Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 18:34
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

(pour information, cet article a également été publié sur Ecolo Info ! )

 

 

Un appartement de 150 m2 dans un immeuble qui consomme moins de 40 Kwh/m2/an en plein coeur de Berlin, ca vous tente ? Et bien dans ce cas, foncez sur le site www.wohnportal-berlin.de et découvrez les opportunités qui s’ouvrent à vous: de nombreux projets d’habitat communautaire recherchent encore des membres pour lancer les travaux.

Habitat communautaire

Habitat communautaire… c’est à dire ?

Dans les années 1970, un mouvement de fond s’est emparé de l’Allemagne avec la constitution de groupes souhaitant vivre ensemble, avec des règles qui leur étaient spécifiques et dans des immeubles à l’image  de leur communauté.

Petit à petit, cette approche est passée d’un état de marginalité à une reconnaissance de certaines villes, et tout particulièrement de Freibourg. Cette dernière, afin de réhabiliter les anciens terrains d’une caserne militaire francaise, a voulu lancer le premier éco-quartier d’Europe en laissant une large place aux habitats communautaires et groupes d´auto-promotion.

Comment ca marche ?

Vous vous regroupez entre amis et établissez un cahier des charges de votre immeuble en devenir. La phase de concertation et de mise en place des règles dans la future communauté est souvent la plus longue. Il s’agit d’anticiper toutes les questions et éventuels problèmes, de déterminer l’aspect extérieur et intérieur de votre immeuble ainsi que les matériaux utilisés et enfin, d’établir les règles de décisions (en général, il faut recueillir trois quart des votes pour faire adopter un changement).

Ainsi, en 20 ans, cette approche d’auto-promotion pour des habitats communautaires a permis à plus de 800 groupes de se constituer et de construire leur habitat. Alors que le mouvement était initialement fort à Freibourg puis à Tübingen (deux villes pionnières en matière d’éco-quartiers), ce sont bien maintenant toutes les villes d’Allemagne qui cherchent à encourager un tel mouvement.

Habitat Communautaire Allemagne

Avantages des habitats communautaires

Certaines villes comme Hambourg et Berlin réservent jusqu’à 20% de leurs terrains constructibles à des groupes d’auto-promotion ! Les avantages pour les villes sont évidents. En effet, on se rend compte que ces communautés constituées ont très souvent des exigences environnementales très élevées et que ces citoyens sont fortement engagés dans la vie locale et s´y impliquent pleinement. Tout cela crée une vraie dynamique tout comme un socle de stabilisation dans certains quartiers.

Par ailleurs, certaines villes, tout en réservant des terrains constructibles pour ces groupes d’auto-promotion, intègrent des critères sociaux à respecter dans la communauté: par exemple, la fait qu’un tiers des futurs habitants doivent avoir plus de 60 ans, l’intégration de personnes handicapées ou encore des bénéficiaires de revenus minimum sociaux.

Habitat Communautaire Allemagne

Si d’un côté, la ville y gagne, il en est de même pour les habitants. D’un point de vue strictement financier tout d’abord : 30% moins cher que si l’on construit seul son logement ou si l’on achète dans programmes neufs. Ensuite, on constate dans ces groupes une très forte solidarité et entraide, des attitudes sociales élevées et une valorisation du voisinage.

Attention cependant à ne pas croire que ces groupes d’auto promotion acceptent tous les terrains… alors que certaines villes voulaient les installer dans des quartiers difficiles, elles n’ont trouvé aucun preneur !

Si cette approche vous séduit, tentez votre chance auprès de votre mairie. Et si elle ne connait pas ce concept, donnez-lui cet article à lire car n’en doutons pas, dans un monde plus en plus urbanisé, cette approche d’auto-promotion d’habitats communautaires est certainement une des solutions d’avenir si l’on souhaite garder de la mixité sociale et de la vie de quartier dans nos villes.

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 18:29
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

 

Depuis quelques années, des péages urbains ont été mis en place dans de grandes villes, afin de limiter les transports en centre ville et de dégager des recettes supplémentaires, nécessaires aux équipements des villes. Cette approche relativement bien développée en Europe ne l’est pas encore en France. Pourtant, des expériences existent et méritent d’être prises en compte.

 

Ainsi, la ville de Göteborg (500.000 habitants), en Suède, a annoncé qu’elle mettrait également en place, d’ici le 1er janvier 2013, un système de péage urbain. Le principe est assez simple. A chaque fois que vous passez sous une sorte de portique, votre plaque est filmée et, suivant votre heure de passage, le montant de taxe correspondant vous sera facturé, avec un cumul à payer tous les mois. Au maximum, vous pourrez être amené à payer l’équivalent de 6€/jour (cela représente environ 6 passages sous les fameux portiques dans une seule et même journée).

 

 Betalstation

 

Les rentrées estimées sont élevées, avec un chiffre d’affaires de 100 millions d’Euros par an, dont 32 millions seront consacrés à l’infrastructure et la gestion du projet, soit un excédent de 68 millions d’Euros. Cette somme sera utilisée pour financer des nouveaux ponts, la construction de nouvelles voies pour bus ou encore, un nouveau tunnel pour les transports en commun.

 

L’approche peut paraître assez lourde mais en Suède, Stockholm fait figure d’exemple et la Norvége nous montre également que ce système fonctionne (à Oslo, Bergen et Trondheim). D’après ces expériences déjà en place, la ville de Göteborg table sur une baisse de 7% du trafic automobile dans les environs de la ville et de 20% en plein centre ville ! (Imaginez votre centre ville avec 20% de voitures en moins !!!!!)

 

Parallèlement à cette démarche, il faut savoir que l’offre en matière de transports en commun est déjà très développée (comme souvent dans les villes suédoises !). Tout peut se faire en bus, tramway ou bateau. Malgré tout, dans l’optique d’une augmentation de la fréquentation des transports en commun, une fois la mise en place du péage urbain, la ville va renforcer son offre. Ainsi, des nouveaux tramways seront livrés d’ici 2012 (afin d’augmenter les cadences sur les lignes déjà existantes), des nouvelles lignes de bus seront également mises en place et des « voies express » pour vélo seront mises en place !

 

Au niveau de la population, l’accueil est assez, voire très mitigé…….L’idée de payer des taxes supplémentaires (dans un pays qui est déjà connu pour son fort taux d’imposition) n’enchante pas grand monde mais curieusement, tout le monde semble comprendre que cette évolution est « inévitable » et qu’il va falloir composer avec.

 

Alors, pourquoi ce qui est possible à l’étranger ne l’est pas chez nous ?

 

Ce qui me parait intéressant, c’est le coté « transparent » et à moyen terme du projet (3 ans). Tout le monde est informé, peut déjà anticiper cette situation et ….pourra (si ce n’est pas déjà le cas), se déplacer en transports en commun. A noter que ces derniers vont devenir très compétitifs en terme de prix, par rapport à un déplacement en voiture.

 

A titre personnel, et avec 3 enfants, les déplacements en voiture étaient souvent nettement moins chers que ceux en bus mais là…..c’est très clair et la question ne se posera plus (quoi que …les jours où nous aurons des – 25° le matin, il est possible que je reprenne ma voiture car l’attente du bus dans ce froid…..hum, hum).

 

Mais vous, que pensez vous des péages urbains ? Cette approche vous parait elle possible dans votre ville ?

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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 10:51
- Publié dans : Des réussites écolos en Europe

Alors que je vous parlais de l’initiative Biogasmax il y a quelques jours, voici une autre piste intéressante de production de gaz. Cette fois ci, le procédé consiste à transformer du bois en gaz, ouvrant ainsi une nouvelle possibilité dans le domaine des énergies renouvelables.

 

Ainsi, le gaz produit peut être directement introduit dans le réseau de gaz de ville, servir à produire du chauffage urbain, ou être directement utilisé par des véhicules fonctionnant au gaz.

 

Le premier centre de transformation du bois en gaz vient d’être inauguré en Autriche, à Güssing. Il permet de produit 100m3 de bio gaz par jour, ce qui permet par exemple de chauffer 150 foyers pendant une froide journée d’hiver.



 

Développé en 3 ans, ce projet fait figure de pionnier et va permettre de développer d’autres installations du même type mais à plus grande échelle. Ainsi, la ville de Göteborg planche sur une centrale de ce type 25 fois plus importante !

 

Quand on connaît les réserves en bois de la Suède, on se dit que là aussi, la piste de production de gaz est très prometteuse. Une fois de plus, on cherche à s’affranchir des énergies fossiles et c’est dans la diversité du bouquet énergétique que nous trouverons des solutions pour notre avenir.

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